16 septembre 2008

Nous retournons voir le lac sous un ciel bien gris avant de nous engager sur la Route allemande des Alpes, que nous décidons de suivre sans faire les détours conseillés par le guide michelin, par manque de temps.
Programme de la journée : Paradies, Hohenschwangau, Hindelhang, le château de Neuschwanstein... On traverse la région de l'Allgaü, magnique, où s'étendent des montagnes jusqu'aux alpes suisses.


Nous passons notre temps sur la 309 et la Jochstrasse. On passe maintenant à la vallée du Grütensee. Chaque village marque son entrée par un immense panneau tout en bois, indiquant le nom et l'altitude du dit-village (ceci dit si chaque village indiquait le nom et l'altitude de son village voisin ça serait vite compliqué). Nous passons divers endroits tous aussi jolis les uns que les autres, et qui parlent d'eux-mêmes. Par exemple le château de Neuschwanstein, celui qui a inspiré les contes paraît-il. Peu étonnant, quand on voit la bête : un immense château tout droit sorti d'un conte, planté au milieu des montagnes, seul, avec une immense plaine devant lui. C'est vraiment impressionnant, et les nuages très fins lui donnent un certain mystère et un côté très féérique justement.


Nous longeons le lac du Sylvenstein en traversant la vallée de l'Isar. Ce coin est tout simplement magnifique (je ne le dirai jamais assez). Les vallées qui se dessinent entre les monts, petits fossés creusés on ne sait comment. Les gens qui font du ski sur la route, et puis nous voyons ce lieu étrange, en contre bas, interpellant, calme, si spécial, qui ressemblait à un désert de galets, avec un ruisseau se faufilant en son cœur, comme piégé par les montagnes qui encerclaient cette vallée. "Je veux y aller !" Bien sur, on veut y aller. On se prépare alors un "café nomade" comme on pourrait l'appeler, dans une petite casserole, autour du feu, et un morceau de pain. On se raconte des conneries. Puis on reprend la route, bien décidés à descendre dans cette vallée "blanche", étrangement très lumineuse. On passe sur un pont, au dessus de la rivière, puis nous la perdons de vue. Et, quelques centaines de mètres plus loin, on aperçoit un petit chemin, à peine visible, qui descend en sa direction. Nous l'empruntons pour remarquer qu'il y a une barrière interdisant l'accès aux voitures. Donc on y va quand même. Et quelle vue ! Là, autour de nous, des masses rocheuses abruptes, comme déchirées, tantôt boisées, tantôt enneigées, avec de minuscules ruisseaux descendant le long de la roche. Il se fait tard, les couleurs du soleil tombant sont magnifiques. Tout est si calme, si calme ... Un seul son ressort, c'est celui de la rivière, si peu profonde, mais assez large pour refléter la luminosité du ciel, d'où la clarté et la blancheur du lieu. Nous nous frayons un chemin au travers des arbustes : peu de personnes viennent ici, pas ou sûrement peu de sentiers, pas une trace d'humanité tellement visible en tous cas. Nous restons silencieux, perdus ici, puis on s'enfonce dans un petit chemin de cailloux blanc, longeant la rivière menant au lac Sylvenstein. On prend du recul, on respire, on vit, tout simplement.



Nous rejoignons la B307 pour arriver au fameux Sylvenstein See, qui lui aussi, en met plutôt plein la vue!



On trouve un camping sur la route pour passer la nuit. L'avantage c'est qu'il y avait des campings si souvent qu'on avait pas besoin de se renseigner ou trouver des points de chute : il y en avait toujours un sur notre route quand on en avait besoin. Donc à ce point de vue, pas de soucis à se faire quand on est véhiculé !
Le problème, c'est que le camping de ce soir là, celui de Schliersee, c'est un camping-décharge. C'est que y a pas vraiment de terrain de camping, y a pas vraiment de réception. Y a un couple de vieux qui entendent rien et comprennent rien, qui disent "ok ok" quand on demande le prix de la nuit, et qui a l'air de faire tourner le bordel. Y a des sanitaires douteux et un terrain pour tente. Mais dans le terrain pour tente, on s'enfonce. On va voir les vieux pour leur demander "euh ... tent ?" Et ils disent que le mieux ils pensent que c'est de dormir dans la voiture, parce que c'est un peu boueux. Ah oui ?

Je pense que « nuit dans une voiture deux places » devrait être une épreuve de Pekin Express. Il fait froid, on a pas de siège arrière, et trop de bordel dans le coffre pour en loger un. Le frangin a les jambes dans le volant, moi je tournicote dans tous les sens, on se réveille toutes les demies heures. On finit par dormir l'un sur l'autre, " en X " (on croise nos jambes), gelés. Tellement gelés que dans la nuit on tente de faire tourner le moteur pour avoir du chauffage. Fail pour nous et pour les pauvres gens qui ont du être réveillés par les ânes bâtés que nous sommes.


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