17 avril 2014

Après une nuit en saccadé, réveillées par le froid toutes les heures et luttant pour réchauffer l'intérieur de notre duvet, nous nous réveillons sous un grand soleil : il était temps. Pas de vent, pas de pluie, nous sommes gâtées, puisqu'aujour'hui, aucun concert au programme, donc c'est quartier libre pour les visites et balades. Nous nous hâtons donc à manger notre pain beurre confiture nutella (pas en même temps hein) avant de filer en direction du chemin de la corniche : deux heures aller-retour sur la côte méditerranéenne. Le but c'est de revenir à la voiture et, si on a le temps et le courage, faire le chemin des crêtes sur les hauteurs d'Ajaccio. Arrivons donc au parking du bout de la route et entamons ce joli sentier pas trop bondé de monde, avec une vue sur les îles sanguinaires et une mer turquoise sous un soleil radieux. C'est sûr, c'est pas la même couleur que la Manche. Et là, j'ai toujours cette phrase de mon frère en tête qui s'y prête à merveille : « J'ai jamais vu autant d'eau d'un coup ». C'est vrai que ça fait beaucoup quand même.



Arrivées sur une immense plage de sable fin, nous nous installons pour manger un petit sandwich au Tartare avec un jus d'orange (grande gastronomie, je vous dis). Et là, sorti de nul part, un gros chien arrive et se pose près de nous. Pas de problème. Il nous demande pas notre avis, rien. Il commence par sentir ce qu'on mange, forcément, et quand il comprend qu'on lui donnera rien, il s'assoit à côté de Camille qui rechigne à le caresser mais cède quand même à la douceur du pépère qui était vraiment gentil comme tout. Il reste là une bonne heure, sans avoir l'air de chercher son maître. 





Camille s'endort sur le sable chaud et le chien s'allonge à l'ombre de mes jambes, rampant en cherchant l'ombre (et accessoirement en m'envoyant des pattes de sable dans la figure). Trop mignon ce petit. Il finit par s'en aller voir d'autres gens, sans avoir manqué de réveiller Camille en posant sa truffe sur son visage, qui n'aime particulièrement pas être réveillée de sa sieste, et encore moins par une truffe humide. En milieu d'après-midi, nous revoilà sur le chemin de la corniche avec une vue magnifique sur la côte rocheuses, les îles sanguinaires et l'étendue d'eau, toujours et encore, d'une immensité immense. En revanche j'ai très peur d'avoir pris un coup de soleil au front. Peur d'un coup de soleil, oui, parce que je me souviens de ma tronche de bélouga à Névache l'an dernier, non merci. 


Nous rentrons au camping en début de soirée sans faire le chemin des crêtes (flemme et pas le temsp) et passons deux heures dans la tente à discuter sans rien faire avant de se mettre à faire à manger, une fois la nuit tombée, évidemment (organisation du tonnerre). Nous avons acheté des bières corses, que Camille fait tomber deux fois de suite, et nous régalons avec du riz aux champignons (on a pas mangé que ça hein), champignons renversés dans la terre par mes soins. Le tout dans le noir. On se décide après à aller aux sanitaires, où les lumières s'éteignent à 22 heures, heure où nous nous trouvons précisément sous la douche. Un point positif quand même dans cette soirée : niveau maladie, ma toux est toujours là (je vais pas le dire tous les jours parce que ça va être répétitif étant donné qu'aujourd'hui 25 avril, elle est encore et toujours là) mais je n'ai plus mal aux bronches, c'est déjà ça.

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