29 octobre 2015


Après une nuit de pluie incessante, nous nous réveillons sous un ciel bien clair et bleu. Une fois le pique nique préparé et les sacs à dos remplis, nous partons pour une heure de Thérèse (c’est ma voiture) jusqu’aux mille étangs, un endroit où y a 1000 étangs (SI, ILS ONT COMPTÉ, NA.)
Nous cherchons d’abord un sentier qui s’immisce dans les étangs, où je m’attends à un truc genre ça :


et en fait, on trouve ça :


… on est d’accord que selon la carte, on est censées voir un peu d’eau non ?


Je comprends pas, pourtant je suis sûre qu’on s’est pas trompées de route… Ah, à moins que… un étang ??



Bon. J’enchaine hein.
On fait demi tour, longeons plusieurs mignons petits étangs, et nous arrêtons auprès de l’un d’entre eux pour pique-niquer. C’est désert, joli, extrêmement paisible… Je la ressens à nouveau, cette jolie sensation de liberté.





S’en suit une balade de 7-8 km dans la forêt, longeant les étangs de temps à autres, des tourbières (j’aime bien les marécages je sais pas pourquoi, j’adore ça), et passant devant des maisons pour le moins… désertes, voire abandonnées. Y a une odeur de sapin super agréable, et chaque fois que je croise une maison dans les bois je dis que « j’aimerais bien habiter là avec un bouvier suisse et des chats et des moutons » (oui, je sais, c’est lassant à la fin, mais c'est mon rêve mon droit d'y croire - seules 3 personnes vont comprendre cette blague, svp laissez un com)







On tombe même sur des obstacles mortellement dangereux, sympa :







Je précise que c’est censé être le câble qui va à la maison vue précédemment, abandonnée, donc.

On finit par revenir sur nos pas sous un soleil couchant, après plus de 2 heures de balade, et reprenons la route après une superbe vue sur un joli étang et… j’aimerais bien habiter là ! :)



De retour dans la voiture, je me rends compte que Thérèse fait de plus en plus de buée et je dois anticiper quand ça commence sinon on se retrouve très vite à ne rien voir du tout. Maman pense que c’est Paul qui embête Thérèse, alors je le gronde, mais ça ne change rien.

[Alerte info spéciale : Veuillez excuser le discours décousu et abscons de l’auteur qui a une fâcheuse tendance à l’anthropomorphisme excessif, allant de tous les animaux aux objets les plus insolites qui l’entourent. Ainsi, sa clio s’appelle Thérèse et son GPS s’appelle Paul. Il lui arrive régulièrement de parler à Thérèse et Paul, même quand elle est seule en voiture. Pas d’inquiétude, ce n’est aucunement le signe d’une quelconque démence mentale. Moi, journal de bord, je vous prie d’excuser l’auteur et de ne pas tenir compte de ces absurdités.]

Bon il a fini de me critiquer lui ?
Merci bien. Je reprends, donc.

Moins fatiguées ce soir, nous rentrons vers 17h30 et achetons sur la route un petit gouter bien mérité (quoi « haha genre » ? Mais si, c’est bien mérité, non mais.)
Miamiamiam.



Ce soir, c’est soirée lecture de Mike Horn « Vouloir toucher les étoiles » , que je conseille… Un type hallucinant qui a dévalé l'Amazone sans aucun matos, ni bouffe, ni eau, il a fait le tour du cercle polaire arctique pendant la nuit polaire... Bref, le mec c'est pas Bear Grills hein. Et en 2010 il a décidé de grimper 4 montagnes de plus de 8000m, et il raconte ça dans son bouquin. Ça refroidit dans tous les sens du terme : moi qui voulais me mettre à l’alpinisme un jour, je sais que je passerai jamais les 7500 mètres, la "zone de mort" !! Brr, ça fait froid dans le dos, je pensais pas que les hauteurs étaient aussi morbides, bien que terriblement attrayantes et magnifiques… C’est marrant comme les lois de la physique nous attirent vers le centre de la Terre, et que les lois du coeur, chez certains, nous attirent vers les points les plus éloignés… Bizarrement je me retrouve dans ces gens fascinés par les hauteurs et qui veulent toujours grimper plus haut, plus haut. Les alpinistes himalayiens grimpent au péril de leur vie, en toute connaissance de cause. Plus je lis ce livre, plus je me retrouve confrontée à un paradoxe sentimental : je les trouve à la fois complètement tarés et idiots, et d'un autre côté, je les envie un peu, secrètement. Pas pour la performance, pas parce qu'ils peuvent dire "moi j'ai monté le K2", mais simplement parce que "l'appel de la montagne", comme il l'explique, ça existe véritablement, et il peut être visiblement beaucoup plus fort que l'appel de la sagesse, jusqu'à la mort.
Bref. Je l'ai pas fini du tout, loin de là, mais déjà je sais que je le conseille fortement aux amoureux de la montagne et autres friands d'aventure.

MATE LA PENTE, SERIOUSLY.


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