23 avril 2016


Ski : jour 1

Lever 8h.
9h30 nous voilà dans la cave en train de chercher les skis et chaussures qui nous iront.



10h, nous voilà au pied du télécabine du Fréjus. Les pistes vertes qui descendent au pied des pistes sont fermées (plus de neige), on achète nos forfaits (32€ la journée, pas cher le ski en avril !) puis allons à la voiture nous chausser et nous attifer en mode ski. Seulement voilà, on a oublié les bââââtonnnnns. Donc aller-retour express à Monêtier, et nous revoilà 20 min plus tard dans le télécabine qui nous amène au pied du téléski des barres qui lui nous amène à la piste verte (les barres) pour que je puisse débuter. Déjà avant ça, Camille passe 20 min à m’entrainer à faire du chasse-neige sur une petite pente avant le téléski. Bon, le truc c’est qu’avec mon genu varum (coucou genu varum), je galère à mettre mes pieds vers l’intérieur, et surtout ça me fait bien mal… Donc c’est quand même pas très probant. Je tombe, je glisse, bref, j'y arrive pas.

Ainsi soit-il, on verra en piste (c’est le cas de le dire, héhé). Le téléski des crêtes est pas forcément le meilleur à prendre quand on a jamais pris de téléski (d'ailleurs il est "déconseillé aux enfants et aux débutants"), le bonhomme à l’entrée me dit bravo d’être arrivée jusque là, apparemment ça faisait un quart d’heure qu’ils me regardaient avec ses collègues me débattre avec mes skis et me péter la gueule. Riez, riez, on verra bien qui rira le dernier (eux, sûrement).

Bref, je file mes batons à Camille et m’enfourche sur le téléski. Tout va bien, j’aime bien ça, même, c'est rigolo ! Mais arrivée presque en haut, un petit virage me fait chavirer et je me taule monumentalement la tronche. Camille fait de même pour pas me laisser seule. Comme il reste une bonne pente jusqu’en haut, on va pas pouvoir tout monter à ski (surtout moi), donc on prend un petit chemin pour rejoindre une piste bleue, celle des sellettes. OUI, PISTE BLEUE. Je n'ai jamais skié. Je ne sais pas faire de chasse neige.

Prête ?????
 
Nini prête.


Kaykay prête ????
"Dans le temps c’était plus facile de se relever !"
 (Camille, après 6 ans sans ski).

Je fonce dans mon acolyte, j’arrive pas à reculer, ni à me relever, je lui fais mal mais j'arrive pas à extirper mes skis des siens... C’est la cata. Elle descend le petit chemin jusqu’à la piste bleue et me voilà me vautrant à nouveau tous les 2 mètres pour la rejoindre. Bon. Après 5 ou 6 chutes, j’arrive quand même en bas.

Ma première descente.


Descente de la piste bleue (qui quand même est pas la plus facile des pistes bleues).
Comme je sais pas faire de chasse neige, j’apprends directement à skier en parallèle sauf que JE NE SAIS PAS TOURNEEEER. Donc je tombe à chaque virage. Dès que je prends de la vitesse, je me mets en arrière et évidemment tombe. Je mets toujours une plombe à me relever en plus, je sais pas pourquoi. Heureusement, en cette toute toute fin de saison, les pistes sont désertes.

(Je vous conseille de mettre en plein écran pour les vidéos.)


Extrait d'une de mes très, très, très, très, très nombreuses chutes...



La fin de la piste... Ouf...


Je tiens à signaler qu'avant cet épisode laborieux j’ai fait 3 beaux virages successifs avant de me casser la figure !! Mais ça, Camille, elle a pas filmé. Elle a filmé que les fois où je tombais et que je mettais  3 ans à me relever : COINCIDENCE ? JE NE CROIS PAS.

Bon, nous voilà au pied du télésiège du Clot Gauthier. Il va falloir faire un bout de piste bleue avant de pouvoir rejoindre le haut du téléski des crêtes dont je suis tombée pour ENFIN faire une piste verte.



Les sellettes, mon baptême de ski.

Une fois là-haut, on discute quelques minutes avec le bonhomme du télésiège et une vue magnifique dans une neige pure nous accueille.




Avant de rejoindre la piste des barres (verte), il faut donc faire un bout de la piste du goulet (bleue)... Fiou, quand je vois la pente, franchement, je me décourage. Je suis crevée, j'en ai marre de tomber. Je m'énerve. Camille comprend pas trop, elle doit penser que je me décourage quand je répète sans cesse que je vais encore me casser la figure. Mais je suis simplement réaliste : j'en peux plus, j'ai mal partout, c'est démoralisant, épuisant. Alors je tombe. Et plus je tombe, plus je me fatigue. Beeeuuuhhhh...
Bon finalement je finis par comprendre un peu ce que Camille ESSAYE de me décrire ce que je dois faire (c’est pas facile en même temps je saurais pas non plus décrire précisément les mouvements).
Et je commence à comprendre comment prendre les virages et surtout comment basculer mon poids. Comme j'arrive pas à faire de chasse neige et qu'essayer me fait mal aux genoux, j'apprends directement en ski parallèles. Par contre, dès que ça va un peu vite, je commence à flipper un peu parce que je me sais pas très apte à anticiper l’arrêt… Et je tombe.


Regardez moi la frimeuse là.

Nous arrivons enfin en haut du téléski des barres et pouvons descendre la piste des barres, la verte. Après 3 heures de chutes en chaîne, j'avoue que celle-ci me paraît beaucoup plus abordable tout à coup !!

Arrivée en bas, on mange vite fait notre piémontaise végétarienne (merci maman) et remontons sur le téléski pour refaire la piste verte : JE NE SUIS PAS TOMBÉE DU TIRE-FESSES. Yahou !
Et je crois que je suis même pas tombée une seule fois sur la piste ! Je peux enfin profiter un minimum de la descente sans avoir à me concentrer uniquement sur ce que je dois faire pour pas tomber.

Je suis crevée mais motivée par ma descente, on décide de se la refaire une dernière fois avant de rentrer. On reprend donc le téléski des barres mais je sais pas pourquoi, je tombe au bout de 10 mètres, dans une ligne droite toute simple. Je crois que mon corps avait pas envie de se retaper une descente, même "simple". Je redescends donc jusqu'au téléski, et Camille se fait la piste verte toute seule.

De retour à l'appartement, je suis vraiment éclatée. Pour Camille les efforts étaient minimes, et je crois pour le moment qu'elle ne se rend pas compte de ce que j'ai enduré, ahah (pour le moment). Je suis un peu découragée ce soir, Camille semble déçue que je n'ai pas spécialement apprécié cette journée, mais il faut dire que ça a été plus de souffrance et d'épuisement que de plaisir pour moi... Passer la journée à tomber, ne pas comprendre ce qu'on nous demande de faire et avoir mal partout, c'est pas l'activité la plus ludique et la plus agréable au monde. J'ai pris un coup de soleil sur le front en plus, j'ai mal partout. Le ski m'a tuer.

Passons la soirée devant Comment c'est loin, film d'Orelsan, avant de nous coucher.




Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire