17 août 2016


Après un trajet Caen - Paris quelques jours avant, nous voici, 11 heures pétantes, sur le départ pour la Suisse - nous, à savoir ma mère, moi, Billy, Thérèse, Paul et Pedro.

Thérèse

Paul, qui nous montre tous les serpentins à faire jusqu'au barrage de Dixence...

 Pedro, qui prend le soleil


Arrêt à la station Total de Courbevoie pour faire le plein à « ras la gueule » comme on dit en Normandie. Enfin, comme dit mon papa en fait.


C’est Nini qui conduit pour la première partie. L’A6 est bien vide en ce mercredi.


Ce que vous voyez sur le pare-brise, ce sont des petites traces de truffes.


Il fait très chaud dans Thérèse mais on évite de mettre la clim pour économiser de l'essence. On cherche à s’arrêter sur l’aire d’autoroute Maison Dieu, celle où je me suis arrêtée avec Camille au retour de Monêtier parce qu’il y a une cafétéria l’Arche et que j’ai des bons de réduction, hihi. On épie toutes les aires et on finit par la rater, on sait pas trop comment on s’est débrouillées. Bref, juste après être sorties de l’A6, on s’arrête sur une aire vers 14h00 où il reste UN sandwich végétarien au brie… Du coup on se le partage (il était bon cela dit) et c’est reparti. Cette fois c’est maman qui conduit pour la deuxième moitié, il reste 3h30. Pendant ce temps là, Billy et moi on joue à faire des grimaces dans l’appareil photo.

Bon ok on est pas forts niveau grimaces.


On sort de l’autoroute, pendant une heure et demie ce sont des petites départementales jusqu’à la frontière. Sur l’une d’entre elles, deux bagnoles arrêtées, l’une le capot ouvert, deux types à côté, dont un mec qui fait des grands gestes… On s’arrête, j’ouvre la fenêtre.
- Bonjour ?
- bonjou chui en panne d’echenche j’ai pas français.
- Ben on a pas d’essence nous.
[le mec sort deux billets de 100 francs de son porte feuille]
- Pas la carte, j’ai l’argent suisse, 20€ ?
[Nini essaye de comprendre le rapport entre le capot ouvert et la panne d’essence, et entre les billets de 100 francs et la demande de 20€]
- Non mais on peut pas vous aider, désolées, au revoir !

Et on s’en va vite parce que quand même, ils avaient l’air très louches. Les mecs ont deux voitures en panne d’essence, ils sont en France à facilement 100 km de la frontière, ils ont pas de carte bancaire, et pas d’euro. Intelligent. Et puis en plus, c’est vrai, on avait pas de monnaie. J’avais surtout peur que le type nous demande de le prendre en stop au milieu de la cambrousse…

Fiou, sacrée aventuuuuure !

Nous arrivons à la frontière et déboursons 40 francs pour une vignette qui permet de prendre l’autoroute. En Suisse y a pas de péage, on paye 40 francs une vignette qui dure je crois plus d'un an (!!!) et on peut prendre toutes les autoroutes qu’on veut. Alors certes, c’est pas cher du tout comparé à la France, mais bon, vu la grandeur du pays, heureusement qu’ils raquent pas 20€ à chaque fois qu’ils vont au taff aussi. Surtout que d’après ce que je vois un peu sur la carte, la Suisse c’est un terrain rempli de GROSSES MONTAGNES, et entre les grosses montagnes, y a des autoroutes x). Le réseau est limité.

Yahou, nous sommes en Suisse, et 40 km plus tard nous apercevons le lac Léman, magnifiquement brillant, et les Alpes françaises, de l’autre côté… Waaaaaah ! Trobo.



Tout au long de la route, de jolies vues sur la vallée de Sion s’offrent à nous, notamment dans la montée vers Haute-Nendaz.







19h30. Arrivées à Nendaz, station de ski assez populaire, l’appartement se trouve devant l’office de tourisme. Il y a une espèce de fête / marché dans le centre ville donc je laisse maman Thérèse et Billy sur le parking et vais jusqu’à l’agence Interhome à pieds pour récupérer les clefs dans un coffre (et ouais, c’est ça la vraie aventure). Bon ok, l’agence étant fermée le mercredi, on nous a laissé les clefs avec un code pour ouvrir le coffre.

L’appartement est nickel, spacieux, propre, joli balcon… Bon c’est sûr que la vue est plus jolie pour les appartements qui sont de l’autre côté mais bonnnnnn, on va pas se plaindre !! Y a même une télé qu’on allume et on tombe sur une émission de Léman bleu avec une présentatrice qui a l'air d'une élève qui doit se présenter devant toute la classe le jour de la rentrée.



Vue depuis notre balcon

Vue depuis derrière l'immeuble


Après le petit chalet vosgien et le gîte avec une super vue en Ardèche, c’est chouette d’être dans un appart de ski, ça change. J’aime bien varier les choses :-) Au moins on a tout à disposition, on a même le wifi juste au pied de l’immeuble à l’office de tourisme, c’est juste dommage pour le chien qui n’a pas vraiment d’espace vert pour faire sa crotte, m’enfin. Il devrait avoir l’occasion d’en voir dans les jours à venir, des espaces verts ! Ptête même BLANCS si y a de la neiiiige :-) :-)

Après une balade dans le petit centre ville, on s’arrête devant une pizzéria où on achète une pizza végétarienne super bonne qu’on déguste à l’appart avec un petit verre de rosé.

  (oui bon je sais on dirait une pizza aux semelles moisies mais en vrai c’était TRÈS bon.)


 (Très bon, j'ai dit.)

Je déplie la carte de la Suisse, checke les différents lieux où j’ai prévu des sorties et vais voir la météo à l’office de tourisme… Ça commence bien, demain pluie, samedi pluie à torrent… Vendredi grand soleil, c’est déjà ça. Au-delà je regarde même pas : le jour où la météo sera fiable plus de 48 heures à l’avance, on en reparle.
En passant devant une voiture juste devant le chalet, d'un coup les phares s'allument puis quelques secondes plus tard elle démarre toute seule, alors qu'y a personne dedans (la lumière intérieure est allumée). Quand on s’éloigne, tout s’éteint puis elle démarre à nouveau, toute seule. Maman flippe. C’est sûrement un fantôme qui démarre la voiture ! Heureusement qu’on est dans une ville où y a pleiiinnnn de gens !
En rentrant, on va au sous sol jeter un oeil à la piscine. « C’est con, on aurait du prendre nos maillots de bain, vu qu’il va flotter 2 jours sur les 3 prochains et qu’on va se faire chier… » lancé-je à ma mère, qui me répondit : « ah oui, j’aurais du prendre mon burkini. » Et oui, on colle à l’actu nous qu’est ce que vous croyez. D’ailleurs, sans vouloir faire de politique, je ne comprends pas la polémique, par contre je vais bien rire le jour où quelqu’un me dira « ben ça alors je comprends pas pourquoi on dit que la France est raciste ! :o » Mais je ne veux pas faire de politique ;-)

On remonte les deux étages du -1 au 1er en ascenseur, celui-ci se bloque deux fois entre deux étages avant d’arriver enfin à destination. « JE LE REPRENDS PLUS JAMAIS. » s’exclame ma mère en sortant à toute jambe de l’ascenseur, ahah.
Rentrées à l’appart, elle a bien besoin de combler le vide de l’appartement par un bruit ambiant, j’ai nommé la télé.

Après une bonne douche chaude, c’est parti pour le gros dodo dans les lits bien confortables… Même le chien a l’air d’apprécier sa nouvelle couche. On tentera d’occulter le bruit du bar d’en face, Le Mazot, d’où la musique s’échappe telle de la fumée d’une cheminée pour s’engouffrer dans la notre (oui parce qu'on a une cheminée aussi B-). )



Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire