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25 août 2016

7h30. Pas de tribu de Dana, nous nous réveillons de nous-mêmes une demie heure avant. Je viens de faire un rêve trop cool où je demandais à mes élèves de troisième de présenter une musique qu’ils aiment aux autres en essayant d’expliquer ce qu’ils ont ressenti ; en gros, pourquoi ils aiment cette musique. Eh bah je vais le faire dis donc ! C’est la deuxième fois que je rêve que je fais un truc en cours et que je me réveille en disant « hé mais c’est une trop bonne idée » et je le fais en vrai ! Si tout pouvait arriver comme ça, putain, mon boulot serait plus simple.

Le chien ne veut même pas mettre son harnais, il est éclaté. Normalement il demande à sortir dès le réveil, là quand on lui montre le harnais, il monte sur le lit se coucher, l’air de dire « euh, non, merci. »

Deux heures plus tard, nous sommes sur la route vers Zermatt. A la base on avait prévu une randonnée avec vue sur le Matterhorn depuis Blauherd, mais vu l’état du genou de ma mère hier et l’état du chien qui ce matin n’a même pas voulu sortir… D’ailleurs je me demande pourquoi on appelle le Matterhorn Cervin. Son nom c’est Matterhorn, on aurait du l’appeler, je sais pas moi le « Mont Matter » ? Ou juste lui laisser son nom vernaculaire. Bref. Du coup j’ai proposé à mes deux compères (ok y en a un qui a pas trop le choix) de longer le rail du Matterhorn Gotthard Bahn de Täsch à Zermatt, sentier de 6 km et 300m de dénivelé, à voir si on revient en train ou à pieds, selon l’état de fatigue.

La route est super jolie depuis l’autoroute jusqu’à Täsch, on a même droit à un saloon de cowboys avec des décors, on se croirait chez Mickey, c’est marrant comme coin.









La route est superbe, et on a encore un temps radieux, en même temps c’est la canicule en Europe ces jours-ci. Ayé la nostalgie arrive alors qu’on est même pas parties, punaise, j’ai pas envie de rentrer à Paris et ses 37°C demain, on était bien à 3000 mètres :-(


Le genre de trucs qu'on voyait tout au long de la route...


Il est 11 heures quand nous débutons la balade. Le sentier longe un bon moment la mattervispa (littéralement la Viège de Zermatt, la rivière qui coule dans la vallée de Zermatt quoi) ainsi que la voie de chemin de fer du Matterhorn Gotthard Bahn, et le soleil tape dur. 





On commence à peine la randonnée que le chien cherche déjà de l’ombre. Après quelques centaines de mètres sur un chemin assez large, celui-ci se transforme en petit sentier qui monte un peu. 






Nous passons à côté d'une carrière, ça gâche un peu le paysage c'est dommage. Un peu plus loin je m'arrête subitement parce que j'ai vu un petit truc marron courir dans le champ en contrebas ... j'ai nommé DES MARMOTTES !!!! On se poste quelques minutes à observer les grosses dondons qui ont bien mangé cet été :-)




Je crois que celle qui me regarde est amoureuse de moi.


La montée est ensuite assez douce et nous arrivons petit à petit à Zermatt. L'entrée dans le village se fait d'abord par l'héliport, d'où nous voyons premièrement le CERVIN qui apparaît (!!) et d'où nous voyons aussi un hélico décoller, en pique-niquant (nous, pas l'hélico.) Graouh, ça a l'air trop bien. Je veux apprendre à piloter un hélico !! Un peu plus loin, c'est un site d'atterrissage de parapentes qui nous permet d'en voir plein arriver. Ça a l'air bien aussi :-)












Arrivons à la gare de Zermatt vers 13h30, nous poussons jusqu'au centre ville. C'est un village piéton, donc accès avec des petites voitures électriques depuis le parking d'entrée ou bien par le train depuis Täsch. Quand on débarque là-dedans ça a l'air complètement mort, y a pas un bruit, ça fait très bizarre, limite village fantôme. Et puis finalement quand on trouve les rues commerçantes, y a un peu plus de monde et de vie ! Cela dit, cette ville doit être très mignonne en hiver.






Nous descendons un peu plus dans le village pour ne pas avoir de chalets devant nous et avoir une vue un peu dégagée sur le Matterhorn. Ah, qu'il est beau quand même. Il a vraiment une tronche de montagne. Je veux dire, c'est pyramidal, un vrai pic.






Nous faisons reposer un peu le chien  à l'ombre pendant une petite demie heure, parce qu'on fera le retour à pieds mais lui semble vouloir le faire en train, il a l'air crevé le pauvre loulou... J'en profite pour prendre mes jumelles dans lesquelles je vois double et j'aimerais bien comprendre pourquoi, bordel.

Sur le retour, nous suivons un petit groupe d'alpinistes dans la rue, avec leur piolet et cordes sur le dos. Je me demande d’où ils viennent : le Cervin lui-même ? Un autre sommet ? Rando glaciaires ? Ils me font envie ces petits bâtards.

Le retour est plus agréable puisqu'on a le vent de face et le soleil de dos. Par contre le chien est vraiment CREVÉ, le pauvre il marche derrière nous (ça arrive jamais, il trotte toujours devant, même très fatigué). Il me fait vraiment de la peine le petit pépère, il nous regarde l'air de demander pourquoi on s'inflige ça.

Quand nous repassons devant l'héliport, deux hélico décollent et les pilotes nous font des coucous :D Bon. En même pas deux heures j'ai 3 nouvelles envies : en plus de l’alpinisme, maintenant je veux apprendre à piloter un hélicoptère et faire du parapente. Ok y en a un plus réalisable que les autres, ET ALORS ? Je peux avoir des rêves oui ou non ?? è_é




Nous longeons toujours la voie de chemin de fer et quand le train passe à côté de nous, des gens nous font coucou. Je leur réponds et enchaine sur les suivants qui nous dépassent. Un peu plus loin, un type me fait un doigt d'honneur, mort de rire. Ooooohhhhhhhhhhhhh l'enfoiré !!! Bon du coup je lui ai répondu dans le même ordre, en rigolant aussi.

Retour auprès de Thérèse vers 16h, avec 13 ou 14 km au compteur ! On a encore bien marché ! Ce fut une rando très sympa, pas trop dure mais jolie et un peu physique quand même, surtout pour le ptit chien. Il n'en fallait d'ailleurs pas plus pour le loulou qui pionce tout le trajet et toute la soirée pendant qu’on fait nos sacs pour demain. Départ tôt pour rentrer tôt et éviter les bouchons parisiens.


Ah ben il a trouvé la place idéale le pépère.


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