30 juillet 2016


Comment c'est loin


6h15, le réveil sonne.

6h30 : "Camille ?
- Mh.
- Faut se lever...
- Mh."

Lever de soleil très timide, c'est très couvert ce matin. Cela reste joli, un beau cercle bien rouge qui perce les nuages.



Une demie heure plus tard...

Nous descendons prendre notre petit déjeuner en prenant soin de se blinder le bide pour les 16 kilomètres qui nous attendent aujourd'hui...

(pour rappel)

Camille fait charger son portable à l'unique prise du refuge étant donné que mon chargeur solaire, pourtant chargé à bloc avant le départ, s'est vidé tout seul. Yeah, ça c'est utile comme objet ! Bon il a couté 30 balles d'accord, mais quand même...

8h30 nous avons refait nos sacs et nous voilà en route vers le refuge des Mariailles : nous contournons le pic cette fois. 


Les sacs sont un peu plus légers qu'il y a 2 jours et ce n'est pas négligeable. La randonnée au pic nous a reposées mine de rien et nous sommes en bonne forme aujourd'hui. A priori, peu de dénivelé montant, surtout de la descente et du plat.
Nous entamons donc une grande descente dans les bois en direction du refuge de Bonne Aigue. 


Il fait beau, bon, l'avantage de la descente c'est qu'on n'est pas essoufflées donc on peut se permettre de discuter de plein de trucs sur le sentier, notamment de Mike Horn et de son bouquin transcendant "Vouloir toucher les étoiles"... Ça me met des étoiles dans les yeux rien que d'en parler.


On est vraiment bien, paisibles et contentes de notre itinéraire finalement. Je sais pas si on en aurait pas beaucoup chié à traverser via le pic avec nos sacs... Nous nous retrouvons vite à découvert et avons une jolie vue, encore une fois, sur les villages et montagnes.


Nous croisons une dame avec son chien, partie de Vernet cette nuit, elle va au pic ! Punaise, elle a du courage... Faisons une grande pause sur des rochers dans la forêt puis descendons pendant 10 minutes pour rejoindre le chemin qui passe à côté de Bonne Aigue. Eeeeeeet j'ai oublié la carte aux rochers. Chiotte. Bon ben je remonte la chercher. Dis donc, la montée avait l'air plus courte quand on l'a descendue ! Hop, choppage de carte restée gentiment sur le caillou où je l'avais posée et c'est reparti pour la descente. Un quart d'heure plus tard je suis de retour en bas avec Camille qui commence à avoir plein de mouches qui lui rôdent autour... Vas-y ça recommence les insectes. Allons bonne amie, fuyons.





C'est le début d'une longue traversée de pierriers et de ravins... C'est joli mais les cailloux font un peu mal aux pieds et on sue à grosses gouttes sous le soleil de midi.




Nous entamons une montée, en forme et motivées, avant de nous arrêter pour la pause pique-nique à 13h30. Laissons nos sacs à 10 mètres de nous pour que les mouches s'y collent au lieu de nous rôder autour. Au menu, restes de couscous froid, 1 babybel et 1 yaourt. Ça fait du bien.


Nous reprenons notre route sur une note très positive, la montée nous paraît très facile et la vue dans les ravins est absolument magnifique... Franchement c'est une très très belle rando, on est contentes d'avoir fait des randonnées variées dans des cadres différents, mais toujours avec bonne humeur.





Et nous continuons d'avancer dans les cailloux, encore les caillouuuuuuuux... Camille commence à avoir mal aux pieds et on entend au loin un orage gronder... Mh. Il est 15 heures, on va pas se taper un orage maintenant quand même... si ?



Ça s'assombrit...


Une heure plus tard ... Dois-je commenter les photos ?







Bon, ok, je vais commenter un petit peu quand même oui. 15h30 donc, il commence à pleuvoir. Je commence à avoir froid. On sort les sursacs imperméables, Camille sort son kaway, moi pas puisque je l'ai pas pris (AHAHAHA) en me disant qu'il ferait beau et que "au pire, si y a une averse, bah je serai mouillée hein tant pis !" Bien vu Nini ! Effectivement je suis mouillée. De plus en plus.
L'orage commence à s'intensifier et il se met à grêler, des trucs de 1 à 2 cm nous tombe sur la tronche. On doit traverser une rivière et je ne vois strictement RIEN dans mes lunettes, on finit par s'abriter un peu sous des petits arbres pour éviter de se prendre trop de grêlons sur la tête. Un énorme grondement éclate à côté de nous et je sens la terre vibrer sous mes pieds... Fiou, contente de pas être au pic aujourd'hui dis donc !



Une demie heure après l'orage, y a encore des grêlons partout autour de nous...

On remercie les sursacs en tout cas, c'est quand même génial comme principe. Très vite le soleil revient, je retire ma chemise pour sécher et l'étend sur mon sac. Et c'est là que la rando commence à se faire longue... Il nous reste 3 ou 4 km, il est 16h30, ça commence à être un peu dur, ça monte plus, ça descend plus, c'est juste tout plat. Camille a très mal aux pieds et finit par ne plus rien dire  et avancer pour arriver au plus vite.

Vas-y, comment c'est loin.

Plus d'une heure après, nous approchons enfin du refuge non gardé et très vite arrivons aux Mariailles. Fiouuuuuuuuuuu, ça fait du bien.


Le refuge non gardé

Arrivée aux Mariailles


Le refuge est sympa, moins que les Cortalets cependant, les pièces sont un peu étriquées. On est dans un grand dortoir où les matelas sont posés au sol et collés les uns aux autres, à côté de la salle de manger. La madame du refuge est très gentille et nous réglons le montant dû afin d'être tranquilles.
19 heures, nous prenons nos douches : je commence cette fois. Comme j'ai constaté que 5 minutes de douche en fait c'est assez long, je prends bien mon temps et me shampouine en deux fois : le bas du corps, rinçage, puis le haut du corps eeeeeet la douche s'arrête. Whaaaaaat ? Elles sont passées vite les 5 minutes, merde. Rinçage du haut du corps à l'eau froide, yahaaa. A l'eau froide, que dis-je, à l'eau GLACÉE. Yurk. C'est pas agréaaaable. NON !

Je trouve ça quand même super bizarre alors je préviens Camille que les minutes passent très vite et chronomètre pendant qu'elle prend sa douche : c'est 3 minutes d'eau chaude en réalité, pas 5... Sympa d'annoncer sur une affiche à l'entrée de la douche qu'on a 5 minutes... Presqu'un euro la minute c'est pas donné, mais bon ça ça me dérange pas, au moins tout le monde a de l'eau chaude, mais ils pourraient juste mettre à jour leur pancarte.

Nous sortons sur la terrasse avec notre manger et faisons cuire des pâtes à la sauce tomate après que les gens aient dîner, du coup je me sens un peu épiée et oppressée par tous ces gens qui rient et parlent fort. Au menu : pâtes sauce tomate et compote. Je fais en même temps les sandwichs à la terrine de légumes pour demain midi avec le reste de pain de mie et le reste de terrine.

Nous nous couchons vers 21h bien au chaud dans notre duvet et je m'endorme comme un bébé.


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