17 août 2017


Bon. Réveil 6h. Un peu dur. Sans compter que l'un des deux oreillers gonflables NEUFS que je viens d'acheter est percé. Sympaaaa. Camille se fiche un peu de dormir avec un oreiller et me laisse le sien, elle est gentiiiiiille Camiiiiiille ! :-)

J'ai plutôt bien dormi, mais pas Camille (ce n'est que le débuuuuuut) qui me dit dès son réveil : « j'ai passé une des pires nuits de ma vie ». Ok, elle a mal dormi. Je lui demande si c'était pire que la nuit dans l'aéroport d'Ajaccio, elle me répond quelque chose qui se rapproche de "Mmmmfffrrrrrrrrr non. Mais bon."

Le soleil éclaire la tente depuis 3h30 / 4h, heure où il se lève ici. Sa présence est très réconfortante vu le temps qu'il a fait hier et surtout parce que c'est aujourd'hui que l'on va commencer notre rando ! Avec ce temps, on est rapides et efficaces dans le rangement de nos affaires ainsi que la tente. On a même le temps de se faire des jolies nattes :)





On est prêtes à 8 heures et prenons doucement la direction de la gare où on patiente une petite demie heure au soleil.

 
C'est un Kay de gare. LOL.


9h15, nous prenons le bus vers Jokkmokk. Les bus sont hyper confortables... Clim, siège qui s'inclinent hyper bas, et même port USB ! Ah le confort scandinave... !! Non négligeable quand on a de longs trajets ! Du coup, petit dodo au chaud.






Tout le trajet jusqu'à Jokkmokk se fait entouré de forêt de sapins à perte de vue. La quantité d'arbres est hallucinante et réconfortante à la fois : c'est dingue d'avoir d'aussi grandes étendues de nature laissée intacte. Dans les Alpes, le long de la route il y a toujours des villages, un poteau, un truc humain. Ici, à part les routes, y a RIEN qui peut faire penser à la civilisation. J'avais eu cette même impression déroutante dans le train en Norvège : des étendues sauvages, des forêts et lacs immenses, des arbres par milliers (littéralement)... Le soleil donne un côté très magique à ce décor atypique et sublime. Ah, on est CONTENTES :-)




Arrivons à Jokkmokk à 10h35 pétantes : ils sont hyper ponctuels ! 1H20 d'attente à la gare routière de Jokkmokk. Il fait beau, même pas froid... espérons que ça dure !


La dame derrière nous elle a fait le même trajet que nous, on l'a revue dans le bus 10 jours plus tard, mais pas croisée une seule fois sur le sentier. J'ai pas trop compris comment elle a fait.

C'est reparti pour plus de deux heures de bus jusqu'à Kvikkjokk avec toujours des paysages sublimes et un bus quasiment vide. On sort nos wasa et nos tapenades respectives qui deviennent assez vite écoeurantes. Mon truc aux aubergines c'est bon mais ça a coulé et y a de l'huile partout dans mon sac... Pendant que Camille dort, je réalise que je vis un rêve vieux de plusieurs années et que j'ai beaucoup de chance d'avoir trouvé une amie comme elle, avec qui on a une réelle concordance niveau rando, vacances et paysages.

Plus on s'approche de Kvikkjokk, plus les paysages sont vallonnés et on quitte un peu la laponie « plate » pour rejoindre une Laponie plus accidentée, où on aperçoit au loin quelques montagnes un peu enneigées.






Arrivons à 14h00 à Kvikkjokk et nous nous rendons au petit quai où Björn nous accueille. Nous avons envoyé un mail pour réserver un bateau en dehors des horaires fixes. Pour info, les trajets prévus sont à 200 couronnes et pour « commander » un bateau, il suffit d'appeler Björn ou Helena ou de leur envoyer un mail (battrafik.kvikkjokk@telia.com), cela réhausse le tarif à 250 couronnes.

Coucou Bjorn

C'est Helena qui nous emmène au départ du Padjelantaleden. On discute un peu avec elle, elle vit ici à l'année et fait de la peinture. Ici il y a de la neige 8 mois de l'année, elle adore ça même si c'est très isolé. On lui demande s'il y a des midges, elle nous parle surtout de « nouveaux moustiques »... Okaaaaay, ça promet !





Arrivons à 15 heures au départ de la rando, payons Helena et c'est parti pour 150 km !!



Le soleil est au rendez-vous pour notre départ et les moustiques aussi... Très envahissants, il s'agit de banals moustiques européens, et le répulsif ne les arrête pas beaucoup. Dès qu'on s'arrête ils attaquent en meute, on sent qu'on est une denrée rare dans le coin. Le début de la rando se fait à travers la forêt et la végétation relativement dense, avec des petits et grands ponts régulièrement pour traverser les cours d'eau.







Quelques airs de Canada avec ces forêts et rivières immenses...



Très vite, on arrive aux marécages et les fameuses petites planches aménagées sur le sentier pour pouvoir traverser les zones trop humides (histoire à suivre les prochains jours...) On tombe sur notre premier paysage vraiment atypique et superbe, un espèce de grand marais avec quelques arbres parsemés, typiquement lapon. J'adoooooore !







Dans ce décor magnifique, Camille fume une cigarette et fait « le petit train à vapeur » pour éloigner les moustiques :D
Ça marche pas très très bien.

On se remet en route et après trois heures de marche, on commence à chercher un coin de bivouac. La carte nous permet de visualiser où sont les cours d'eau et nous trouvons un coin de bivouac juste à côté du sentier et d'une petite rivière. Et qui dit rivière diiiiiiit ? Moustiiiiiiques !  Ouaaaais ! Ils pullulent et on se fait piquer tout le temps. Camille récolte une quinzaine de piqûres rien que sur le genou gauche !! On installe la tente et nos affaires en faisant hyper gaffe à ne pas en laisser rentrer à l'intérieur, c'est très sportif !



On raconte n'importe quoi dans la tente et je vide la moitié de mon sac (tout ce qu'on a besoin pour le soir est dans mon sac, et le pique-nique du midi dans celui de Kay). Étonnamment on a encore du réseau ! J'envoie quelques sms d'alerte comme quoi on va probablement le perdre dans les prochains jours.

Vers 20 heures on ressort de la tente en mode commando pour aller faire un feu, on se dit que ça éloignera les moustiques... Et là, c'est un magnifique échec ! On fait un petit tas de brindilles, et par-dessus, des petites branches en pyramide, et on colle deux allume-feu en dessous de tout ça... Et ça prend pas DU TOUT. On utilise je sais pas combien d'allume-feu mais le bois humide nous fait du tort et le feu s'éteint à chaque fois... Mbonnnnn ! On sait déjà qu'on fera pas griller de shamallow ! Bon ok, on n'a pas de shamallow de toute façon.





Du coup on se fait du riz avec une sauce lyophilisée crème-champignons. Bon c'est pas hyper bon, la sauce est trop liquide et les champignons réhydratés c'est BOF, mais ça se mange bien !



Une petite vaisselle et un petit café / thé plus tard, il ne nous reste plus qu'à nous laver aux lingettes avant de nous coucher (en théorie il fait assez chaud pour se laver à la rivière mais la quantité de moustiques nous en dissuade clairement). J'ai plein de grosses branches dans le dos, heureusement le tapis de sol « aplatit » un peu le terrain mais ça reste pas très agréable.

On estime notre trajet d'aujourd'hui entre 5 et 6 km.


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