4 janvier 2018


Il est cinq heures, Paris s'éveille. Et nous deux avec. Dur réveil après une courte nuit mais c'est pour la bonne cause. A 6 heures, nous partons de mon appartement pour rejoindre la gare du Nord. Une grosse demie-heure d'attente pour passer douanes et sécurité, et nous voici dans l'Eurostar.


Départ à 7h13. On écoute un peu de musique, on s'endort, ça passe vite. Arrivons à 8h30 heure locale, la gueule dans le pâté. Nous achetons des tickets de métro (je sais que l'Ostyercard est plus économique mais la machine nous affiche 10£ de caution et 10£ de je sais plus quoi, et y a rien qui nous indique combien coute un ticket. Du coup on se prend pas la tête et on prend des Day travelcard à 12£). Je suis étonnée par la chaleur du métro, sa propreté mais surtout sa bonne odeur. En plus c'est assez joli. Franchement ça change de certaines lignes parisiennes.



Direction Queensway pour déposer nos affaires à l'auberge. La rue est plutôt sympa, notamment les devantures des maisons.

On note le sac magnifique.


"Liloo Dallas Moultipass"


Déposons nos bagages dans notre dortoir à l'auberge et comme il est 9h50, il est encore temps pour nous de prendre un petit dej puisqu'il est servi jusqu'à 10 heures. Continental, il est varié, bien fourni et bon (en oubliant le jus d'orange pisseux et sans goût). Le principe est cool, le petit dej coûte seulement 1£, et la somme sera reversée à une association.

Notre première destination se tourne vers le musée des sciences, ce qui ravit l'étudiante en mécanique.


C'est assez impressionnant et ludique à la fois, on parcourt plusieurs salles sur les transports, les machines, l'aéronautique, et ... L'ESPAAAACE ! Y a des planètes en 3D, des réacteurs, des fusées, des cosmonautes... On est comme deux gamines dans un terrain de jeux !










C'est la capsule d'Apollo 11. Na.

Très vite on se retrouve en possession de tickets pour faire de la réalité virtuelle et un tour de 4 minutes dans une capsule simulateur de vol (Fly 360). Ni une ni deux, on se retrouve dans des fauteuils avec un casque et des lunettes sur la tronche qui diffusent un petit film.


Le synopsis est simple : on est dans une navette spatiale et on doit le faire atterrir en mode Gravity. C'est assez bien fait même si les graphismes sont un peu grossiers. Les vues dans l'espace sont assez cools, par contre la plupart du temps on nous montre des plans de l'intérieur du vaisseau avec un type qui nous parle et nous dit ce qu'on doit faire, du coup c'est un peu dommage parce qu'on n'explore que dalle... Y a mieux, je pense.

Il est déjà 12h30 quand on sort de là et on se dirige vers le truc de simulation de vol... Y a une bonne vingtaine de personnes devant nous, des enfants pour la plupart. Mbon. Sachant qu'on passe deux par deux et que ça dure 4 minutes... On en a pour facilement 45 minutes d'attente. J'espère que ça vaut le coup.



On parle de tout et n'importe quoi et, une heure après, on est toujours là, et BORDEL ÇA PASSE PAS VITE. J'ai l'impression que les gens se multiplient devant nous, y a toujours autant de monde, le type qui explique les commandes aux gamins parle pendant 3 minutes à chaque fois, alors c'est plus 4 minutes mais 7 minutes par tour qu'on attend, bref, c'est vraiment très LONG. On a mal aux pieds, au dos, et on commence à se dire qu'on est en train de perdre notre temps. Mais bon, la dame a dit que ça valait le coup, et puis, on a pas attendu une heure pour rien, encore un peu de courage.

Soudain,  trois gamins arrivent et nous passent devant. Ils passent sous les rubans de la file d'attente et rejoignent deux de leurs potes juste devant nous. Camille commence à s'énerver (c'est la deuxième fois qu'ils le font, ils étaient repartis entre temps) et à leur dire qu'ils doivent aller derrière, comme tout le monde. Un des gamins finit par répondre "ok" mais reste devant. Au moins il a l'air d'avoir compris le principe de faire la queue.


[Attention, l'épisode qui suit rend compte de la tristesse de l'humanité]

Il y a deux jeunes hommes et deux jeunes filles. 14-15 ans au maximum. Ils pourraient être mes élèves. L'un à la coupe de cheveux de Prince dans les années 80. Genre comme ça :


Les deux filles ricanent comme des hyènes et se foutent de notre gueule. Camille bouillonne et se colle à eux pour leur passer devant. Les gamines commencent à l'insulter en anglais en pensant qu'elle ne comprend pas. Je vous passe les citations mais c'était assez affligeant. Au bout d'une grosse demie-heure à se coller les uns les autres, on se retrouve devant "l'attraction". Elles veulent nous passer devant. C'est mort. On passe sous le ruban et on se met devant elles. "SORRY ?" qu'elle sort, la gamine... Elle ricane, et nous repasse devant. Putain, c'est d'une tristesse. Le problème c'est que ça fait presque deux heures qu'on attend pour ce truc un peu pourri (si on me l'avait dit j'y serais pas allée, avec ou sans gamins de merde), on se fait insulter et foutre de notre gueule par des adolescents. En temps normal c'est pas un truc qui m'exaspère, mais là, c'est juste pas possible. Etant donné qu'il est impossible de leur parler comme à des adultes (quand on leur explique que leur attitude est idiote et puérile, elles répondent "don't understand" en faisant un doigt d'honneur, voyez le niveau...) et que visiblement elles nous parlent comme à des ados (à coups de "fucking pussy" pour ne pas en dire plus), il ne nous reste qu'une solution : faire les ados, nous aussi. Alors on se retrouve comme des connes à leur repasser devant une Nième fois et à expliquer au type de l'attraction que ça fait une heure que ces sales gosses essayent de nous griller et nous insultent. Quelle tristesse... De notre part comme de la leur. Il y a quelque chose d'assez humiliant (on se sent con) de se battre pour garder sa place, mais d'un autre côté, comme toute discussion est impossible, il était hors de question de céder notre place. Oui, ce sont des gamins bêbêtes dont on ne devrait pas tenir compte mais personnellement j'en vois tous les jours dans mon boulot, et si on part du principe que parce que ce sont des ados, on peut les laisser manquer de civisme et de respect à autrui, alors ils considèreront que c'est normal. Alors pourquoi changeraient-ils leur méthode, tant qu'on peut marcher sur les pieds d'autrui ?

Bref. On passe finalement avant eux puisque le type de l'attraction leur dire de se barrer et d'attendre leur tour. Elles nous font des doigts d'honneur mais peu importe, on leur aura tenu tête.

On se retrouve finalement (ENFIN, BORDEL) dans l'attraction où je m'imaginais avoir un scénario avec un film type jeu vidéo où on devrait contrôler l'appareil pour ne pas se crasher. En réalité, on est face à un "paysage" tout pixellisé et moche. Le but est visiblement de maintenir l'appareil droit. Sauf qu'en fait comme il se passe RIEN dans la vidéo, il suffit de ne toucher aucune manette pour rester droit. En gros, soit tu décides de provoquer un crash en faisant tourner la capsule dans tous les sens, soit tu attends 4 minutes comme un connard que le tour soit fini. Tant qu'à faire, on préfère se retrouver la tête en bas...

Heureusement que la dame nous a dit "ça dure que 4 minutes mais on a vraiment l'impression de conduire un avion"... Non. Pas du tout. C'est NUL. Elle l'a jamais testé je crois. En tout cas ça valait clairement pas le coup d'attendre deux heures et se faire insulter la moitié du temps par des petits cons. Echec du jour.

Il est 14h45 quand on sort du musée... Pouah. L'idée c'est d'aller à l'autre bout de la ville pour visiter Tower Bridge et Monument. Mais d'abord, il fait FAIM. C'est en rentrant dans le métro qu'on trouve notre bonheur : deux énormes samossas aux légumes que l'on mange dans le métro, au chaud.

15h30, nous arrivons à Monument, prêtes à monter les quelques 311 marches jusqu'en haut.

Oui Kaykay, on monte tout là haut !!


On dirait le mur des Moldus pétrifiés dans l'Ordre du Phénix. Non ? Mais si.


FASTOCHE. Même pas une pause ! Bon par contre une fois en haut, le sang circule bien vite dans les gambettes ! Là-haut, on a une vue à 360° (ça vaut plus que le Fly 360 huhu) et il y a un vent à décorner les boeufs.



3 minutes plus tard on redescend (oui c'est rapide mais pour être franche y a pas GRAND CHOSE à faire là-haut) et nous entamons la route à pieds vers Tower Bridge, en passant par Tower Hill qu'on ne visitera pas mais qui a l'air bien chouette aussi.



Note : la Tamise est toujours marron.

Arrivées sur les bords de la Tamise, il commence à faire froid alors j'enfile mon bonnet. Sauf que voilà, le vent est pas dans le bon sens et j'ai l'air d'un suppositoire.

Le gang des suppo (désolée mesdemoiselles inconnues qui passez par hasard à mes côtés)


LE suppo. (On a le même à la Défense en plus moche)

Malgré le vent glacial, on n'a pas de pluie, et ça c'est quand même très appréciable. Hop ni une ni deux, nous voilà dans l'ascenseur qui nous amène en haut de Tower Bridge, cet espèce d'énoooooorme pont à bascule de quelques 130 années, majestueux. De là-haut, on a une jolie vue sur le soleil couchant (bah oui il est 16h30...)





LAUL PERSONNE FAIT CETTE PHOTO

En sortant, il fait déjà nuit et il commence à vraiment CAILLER SA RACE. On passe devant un mec qui vend des pralines chaudes et il ne suffit que d'un regard pour qu'on se comprenne : allez hop, vendu ! Mmmmmmhmhhhhhhhhhh chébon. Du coup, on passe par l'autre côté de la Tamise pour rejoindre Leadenhall market.

Apparemment on dirait un jeu vidéo. C'est Camille qu'a dit.




C'est une fontaine !

On se marre vraiment bien. On arrête pas de chanter des musiques de films à tue-tête, les gens doivent nous prendre pour des gogoles (la musique est universelle, ils doivent avoir les références !) Il est déjà 18h30. On déambule dans Leandenhall market (c'est joli) où se trouve l'entrée du Chaudron baveur (c'est un peu nul) et l'idée là c'est quand même de trouver un endroit où se poser parce que 1. il caille vraiment et 2. on commence à être fatiguées.





On rentre dans un pub qui a l'air carrément chicos mais bon, on s'en fout, c'est un chouette endroit. Une fois rentrées, on ressort illico, sans se concerter : c'est étonnamment rempli de mecs entre 30 et 50 ans en costard type cadres très très sérieux. C'est très bizarre. Ça doit être le spot du verre après le taff. Mbon. Y a pas grand chose ici. Camille requiert du repos. Bien. Alors je propose qu'on prenne le bus 15 (celui qui est tout vieux, à l'ancienne, avec un chauffeur qui annonce les stations, voyez) jusqu'à Covent garden où on trouvera de quoi se sustenter et se réchauffer.





Il est trop cool ce bus. Je trouve ça chouette d'avoir gardé ce concept un peu mythique et typique. De manière générale de toute façon, Londres est une ville très chouette.

Arrivée à Covent garden, on repère un Starbuck's sauf que juste avant, y a une taverne qui a l'air trop cool, donc notre dévolu se jette plutôt dessus. A l'intérieur, c'est juste magnifique, y a des vieux lustres, des tableaux et dessins partout, on se croirait dans un vieux pub écossais ou irlandais du début du XXe siècle. Tout le mobilier est en bois, et les tables ressemblent à des compartiments de train, encastrés dans les murs. C'est tellement classe... Le genre de lieu où je verrais bien un billard ou deux au fond, avec une musique folk.




Je sors des bonbons Jelly Belly's (bonbons types Bertie Crochu) mais attention, dans mon paquet y a que des bons goûts ! Et Camille renverse son verre. EVIDEMMENT, sinon c'est pas drôle. C'est qu'elle a une réputation à tenir, hé.

20h15, on sort dans le froid glacial. On s'est pas méga réchauffée mais un peu reposée. On déambule un peu dans Covent Garden et tombons sur une chanteuse hallucinante à la voix magnifique et à la technique irréprochable. Si vous voulez jeter une oreille, ça se passe ici : https://www.sammiejaymusic.com/

A en juger de quelques recherches sur internet, elle a sa place attitrée dans la ville et tourne pas mal...


On passe une petite demie-heure à se balader encore dans les rues du quartier : Covent Garden, Soho, Piccadilly...






Bienvenue à GLAUQUYLAND





Évidemment, on ne peut pas louper le duel LEGO / M&M's dont les deux boutiques se font face à Leicester Square...






La boutique LEGO est la plus grande au monde. Dedans, plein de "maquettes" ont été réalisées, notamment un Big Ben immense qui monte jusqu'au plafond. C'est assez incroyable de minutie !


           









Bon, c'est pas le tout mais il est 21h30, le temps fiiiiiiiile tellement vite !!! Pas le temps de s'ennuyer. Mais il faut bien quand même qu'on trouve où manger. Au détour d'une rue, sans chercher vraiment longtemps, on tombe sur un resto dont l'allure me plait : pas de discussion, Camille approuve et nous voilà au chaud !




On nous annonce qu'une table sera libérée dans une heure, alors on s'installe dans la partie bar pour prendre un cocktail et manger des champignons frits (trop bons !)

Moins d'une demie-heure plus tard, on nous bippe (oui on a un bippeur pour savoir quand notre table est prête !) pour nous installer à une table. Encore une fois, j'aime beaucoup l'ambiance un peu vieillotte, même si la tapisserie avec des énormes abeilles est ... originale.




Vous remarquerez que partout où elle va, quand Camille demande un double expresso, elle a l'équivalent d'une moitié de tasse à café française.

Bon, j'ai beaucoup trop mangé. Rentrons vite à l'auberge que je m'étale comme un gros jambon dans mon lit...


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