10 juillet 2015


Il est environ 14h30 quand je pars de Courbevoie, le bus partant à 16 heures de Gallieni, où je compte rejoindre Lise vers 15h15. Me voici donc dans le transilien qui approche de Saint Lazare... et tout s'arrête. Le courant s'est éteint, nous sommes immobilisés, quand je me penche à la fenêtre je vois le quai de Saint-Laz à 50 mètres de nous... Bon, bon, bon. Ça commence bien. Je grommèle, je me maudis en me disant que « bah oui tu sais bien qu'on peut pas compter sur les transiliens, combien de fois tu as eu des problèmes en te disant de prendre le bus ??? et résultat t'as toujours pas pris le bus !! » Bref. Il est 14h50, un petit quart d'heure se passe et le chauffeur nous indique que nous sommes immobilisés (AH BON) pour une durée indéterminée en raison d'un problème technique sur la ligne, que les techniciens font au plus vite mais qu'on n'a aucune autre indication. Ce qui me plaît pas DU TOUT c'est « indéterminée ». Je mets 20 minutes à rejoindre Gallieni depuis Saint Lazare, il est 15h10, bordel, si on reste là une heure ça va pas le faire !! Pluie de sms à Lise qui se renseigne et se demande comment on va faire si je reste enfermée 2 heures là dedans. Parce que oui, évidemment, les portes sont bloquées, on est obligés d'attendre, enfermés dans ce train-four où il crève de chaud. Je fais des allers et retours dans le couloir en m'énervant et regardant les minutes défiler. 15H16, message du chauffeur « nous allons bientôt repartir ». Ok, mais toujours pas de courant. 15H20, LE COURANT EST REVENU. Message du chauffeur « Nous allons repartir très très très bientôt. » Dans ma tête : « ok, donc on repart à 25 mettons, j'ai le métro à 28 parce que j'vais courir ma race, je suis à Gallieni à moins dix... ça le fait. » En vrai : il est 15h30 et le train repart seulement, il est lennnnnt, leeennnnnnnt, LEEEEEENNNNNNNNT. 15H32, après 40 minutes bloquée dans cette saloperie, je suis à Saint-Lazare, enfin ! Je cours et glisse dans mes sandales, bouscule des gens avec mon sac et me voilà dans la ligne 3 à 15H35. Vingt minutes plus tard, je sors du métro en courant et me voici à l'enregistrement à 15H57, où je retrouve Lise aussi stressée que moi. Ouf ! Ça commence bien. Finalement, le bus ne partira qu'à 16h03 et y a même deux mecs qui sont arrivés après moi ! En fait j'étais large !

Quatre heures et demie de bus, c'est un peu long, mais ça passe bien. Je me souviens d'une nuit vers Berlin, 22 heures – 8 heures, ça c'est long. On finit par somnoler dans le bus et nous retrouvons à la gare Nord de Bruxelles à 20h45, où nous attendons le train pour Bruges. Dans la gare on se met en quête d'un petit supermarché pour acheter un truc à tartiner sur la baguette que Lise a ramené, mais tout est fermé. Et de toutes façons y a pas de supermarché. Nous voici donc dans le train pour Bruges, avec notre repas !!


On peut remarquer deux choses : le sourire de Lise, digne d'une bonne humeur toujours au rendez-vous, ce qui est fort agréable, et ce qu'elle tient dans la main, un Cartoville de Bruges. Je crois que c'est la première fois que c'est pas moi qui tiens la carte et qui décide d'où on va ! Lise est comme moi et adore lire les cartes, c'est assez chouette, sauf que je sais pas du tout me repérer dans la ville du coup ! Pas grave, je suis mon petit guide qui de plus est déjà venu ici. Arrivons donc à Bruges de nuit, 20 minutes sont annoncées pour rejoindre l'auberge de jeunesse depuis la gare. Bon, en pratique... On mettra un peu plus de temps. Non pas que Lise se débrouille mal avec le plan, mais déjà parce qu'il fait nuit, donc pas évident de lire une carte quand on la voit pas, et deuxièmement parce que celle-ci n'est pas hyper précise. De plus, Lise déteste faire demi-tour. Elle peut donc faire un détour d'une heure pour ne pas faire demi-tour. Je compte donc sur elle pour pas trop se tromper. Mais c'est rigolo, du coup on se balade dans les petites rues sombres et presque désertes.



Arrivons à l'auberge, dépôt des affaires, règlement des trois nuits : 138€ pour trois nuits et deux lits. Les chambres sont plutôt cool : très clean, draps et oreillers, rideaux à chaque lit, lumière, prises... Et au rez-de-chaussée, y a un bar super chouette ! Nous nous couchons crevées.



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