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19 avril 2019

Voilà longtemps que je n'avais pas revu mes chères montagnes. Bon, d'accord, je reviens d'un trek à Madère en février, mais je parle de MES montagnes, les montagnes patriotes mes amis, les Alpes. Il se trouve que mon cher compagnon Arnaud a qu'une semaine de vacances cette année, le pauvre (n'y voir aucun troll, ce n'est pas parce que je suis prof que je vous nargue, vous, gens normaux et travailleurs!) ce qui fait qu'on comptait bien la passer ensemble, et il se trouve que sa famille a un chalet sur les hauteurs de Saint Gervais les bains en Savoie, face au Mont Blanc. Ce qui m'amuse, c'est que je vais revoir de près ou de loin des lieux que j'avais exploré lors de mon séjour solo dans le Beaufortain en 2015. Et je compte bien prendre ma revanche, parce que si vous ne connaissez pas l'histoire, je vous l'apprends : c'était le voyage de la poisse par excellence, tant niveau météo que santé physique.

Je quitte mes chers petits 5e5 à 17h à Chatou. Direction Orsay, où je rejoins Arnaud, que l'on appellera Nono pour la suite de ce carnet. Evidemment, vendredi = bouchons, région parisienne = bouchons et départ de vacances = bouchons. Je me paye l'A86 pour gagner un peu de temps (13 € les 7 km, que demande le peuple ?) et arrive à Orsay un peu après 18h. Le temps de charger la voiture, nous nous mettons en route vers 19h. Evidemment, la N104 est bouchée comme un nez en plein hiver, ce qui nous fait stagner un bon moment, mais, une fois sur l'A6 (comment ça autoroute du soleil ? Autoroute de la MONTAGNE!) on est relativement pépère. La route est longue, on alterne deux fois. 0h. Allez, il reste moins d'une heure et demie. Je m'endors comme une bouse, laissant Nono conduire seul de nuit, j'ai un peu honte. Quand je me réveille, malgré la nuit et grâce à la lueur d'une pleine lune éblouissante, je distingue les silhouettes déchirées des sommets de montagnes enneigées autour de nous. Rah, enfin. Mon cœur se remet à battre, mon souffle se libère. Mes montagnes.

Arrivons au chalet vers 1h30. Il caille pas mal là dedans ! Il est pour le moins spacieux et fort confortable, mais le chauffage au sol prend une trentaine d'heures avant que la température ambiante soit confortable, alors on se barricade dans la chambre avec le chauffage électrique et 3 couettes. Dodo.

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