Sur ternet c’est écrit « relativement facile, mais long ». Relativement.
Lever 8h30, départ 10h pour La Salle les Alpes où nous louons le matériel pour la journée.
Enfin, avant, réveil de Camille.
Ici gît, Camille.
Arrivées à Briançon, nous cherchons pendant un petit moment la route qui mène à la via ferrata, je finis par demander à la pharmacie (celle où on avait été déposés en stop avec mon frère y a 3 ans pour acheter de la crème solaire quand je ressemblais à un bélouga - souvenir souvenir !).
On monte une petite ruelle jusqu’à un petit parking il y a un panneau VIA FERRATA. C’est bon signe dis donc !
Nous mettons nos baudriers et entamons le chemin qui monte qui monte. Marche d’approche : 30 à 40 min. Nous suivons le sentier toujours vers la gauche, puis on commence à se dire que le sentier ressemble plus trop à un sentier, et qu’y en a plusieurs. C’est peut-être même pas des sentiers, en fait, mais des traces d’animaux ou d’éboulis… Bon… On monte, on monte, toujours vers la gauche, et finalement on arrive au pied de la falaise, mais aucun piquet en vue, aucun câble… Bordel, c’est où le départ ? On a du se planter, c’est pas possible. Il est déjà midi…
On décide alors de longer la falaise dans les énormes éboulis de pierres afin de tomber sur le départ de la via à un moment donné. Sauf que c’est bien pentu et que les grosses pierres c’est vraiment casse gueule. Raaaahhh ça me frustre de me paumer alors qu’y a un sentier à suivre ! On est des boulets ou quoi ?!!
On monte une petite ruelle jusqu’à un petit parking il y a un panneau VIA FERRATA. C’est bon signe dis donc !
Nous mettons nos baudriers et entamons le chemin qui monte qui monte. Marche d’approche : 30 à 40 min. Nous suivons le sentier toujours vers la gauche, puis on commence à se dire que le sentier ressemble plus trop à un sentier, et qu’y en a plusieurs. C’est peut-être même pas des sentiers, en fait, mais des traces d’animaux ou d’éboulis… Bon… On monte, on monte, toujours vers la gauche, et finalement on arrive au pied de la falaise, mais aucun piquet en vue, aucun câble… Bordel, c’est où le départ ? On a du se planter, c’est pas possible. Il est déjà midi…
On décide alors de longer la falaise dans les énormes éboulis de pierres afin de tomber sur le départ de la via à un moment donné. Sauf que c’est bien pentu et que les grosses pierres c’est vraiment casse gueule. Raaaahhh ça me frustre de me paumer alors qu’y a un sentier à suivre ! On est des boulets ou quoi ?!!
Au pied de la falaise, on est bloquées : pas possible de longer davantage, on va se casser la gueule jusqu’en bas… On se pose un instant, j’appelle mon papa qui m’indique la direction que prend le sentier ainsi que le numéro de téléphone du magasin où on a loué le matos de via : il ferme à 16h30, il est 13h… On y sera jamais. J’appelle ma maman qui m’envoie une photo du chemin qui mène à la via et on comprend qu’on est allées trop loin vers la gauche, on est donc sorties du sentier. Je sais pas du tout comment on a fait pour dévier à ce point. On entame une descente car on sait qu’il faut rejoindre les sapins pour retrouver le sentier d’approche de la via. On descend un peu sur les fesses pour que ça aille plus vite, puis de loin, on repère un truc qui ressemble à un sentier bien défini ! Enfin ! Nous y voilà. En fait on a marché pendant 1H30 dans les cailloux à faire des gros détours.
Ouf ! Nous voilà au pied de la via ! Il y a un monsieur avec un bob qui mange des fruits secs, on se pose à côté de lui pour manger notre salade : il est 13h30. Sa race, 2 heures pour rejoindre la via…
Enfin bon, même si sur le coup c’était frustrant et que je me suis dit qu’on allait jamais la trouver, avec le recul c’était plutôt rigolo.
Le type à côté de nous se lève et nous conseille de mettre nos casques.
« Vous vous en avez pas ?
- Oh non, moi… je monte comme ça.
- Ah. Sans assurance ? [le mec avait ni corde, ni mousquetons, ni casque, rien, juste des gants et un bob.]
- Oh oui, je fais de l’escalade depuis longtemps… »
Et le voilà qui s’envole. Trop bizarre pour vivre, trop rare pour mourir. (Comme je sais que 2 personnes vont comprendre, pour les autres, c'est ici)
« Vous vous en avez pas ?
- Oh non, moi… je monte comme ça.
- Ah. Sans assurance ? [le mec avait ni corde, ni mousquetons, ni casque, rien, juste des gants et un bob.]
- Oh oui, je fais de l’escalade depuis longtemps… »
Et le voilà qui s’envole. Trop bizarre pour vivre, trop rare pour mourir. (Comme je sais que 2 personnes vont comprendre, pour les autres, c'est ici)
Nous le suivons quelques minutes plus tard.
Je prends les devants. Le début de la via est un peu flippante quand on est pas habitués à l’escalade (jamais fait pour ma part), et surtout de cette hauteur. C’est clairement à la verticale, un peu d’échelle mais très vite il n’y a plus que les rochers pour se tenir, et le vent qui souffle fort est relativement incommodant.
Je prends les devants. Le début de la via est un peu flippante quand on est pas habitués à l’escalade (jamais fait pour ma part), et surtout de cette hauteur. C’est clairement à la verticale, un peu d’échelle mais très vite il n’y a plus que les rochers pour se tenir, et le vent qui souffle fort est relativement incommodant.
Camille flippe vraiment, je la sens paniquée mais je ne sais pas comment la rassurer : je lui indique les prises où j’ai pu m’accrocher sans problème et lui dis que tout va bien se passer, les rochers sont solides : plus elle va paniquer, plus son équilibre sera instable. « On est pas fait pour ça, on est pas fait pour grimper » se répète-t-elle en boucle.
Nous nous arrêtons sur des rochers assez peu confortables mais plutôt stables histoire qu’elle se détende un peu.
On est mieux en terrain plat hein ?
Puis c’est reparti, cette fois, plus d’échelles, seulement les rochers où mes grosses gaudasses de randonnées ont du mal à se caler.
Très vite nous arrivons à de l’escalade longeant la paroi plutôt que la grimpant à la verticale. Pas super stable pour moi, mais plus rassurant pour Camille.
Une fois en terrain sécurisé, nous faisons une petite pause et nous rendons compte qu’un litre d’eau pour deux, c’était vraiment pas assez… Il nous reste qu’un tiers de la bouteille et on est même pas au tiers de la via. Mmmmmmmh, mauvaise proportion ça. Tant pis, va falloir se rationner jusqu’en haut, car la route est encore longue : 300m de dénivelé nous attendent encore !
C’est reparti pour de l’escalade sans échelle ou très peu, avec des moments un peu relou où j’aimerais bien faire rien qu’1m70 histoire de pas rester bloquée 3 minutes à me demander comment je vais arriver à mettre mon pied aussi haut. On s’en tire ma foi pas trop mal, et quand nous arrivons à la fin de la via, une jolie vue sur Briançon et les montagnes alentours s’offre à nous.
We did it.
Après une petite marche montante, hihi, seurpwaïse, c’était pas du tout fini en fait !
Et c'est reparti !!
C’est reparti pour les mousquetons, et c’est pas la partie la plus simple ! Une cheminée, une traversée par un pont branlant entre deux rochers où le vent s’engouffre, des ascensions à la verticale…
C’est haut, c’est crevant, mais c’est vraiment beau. Je trouve ça assez ludique, même si je commence à ressentir le poids de la fatigue de la semaine, et surtout mes genoux qui commencent à dire « BON HÉ HO LÀ ÇA VA BIEN LÀ. HEIN. ÇA SUFFIT. » ou quelque chose du genre (traduction approximative, je parle pas le genou).
Une autre petite partie de rando, puis une partie finale de via, et nous voilà arrivée à la Croix de Toulouse ! Super panorama, on est toutes contentes !!!
Elle se la joue Captain Sports Extremes dans Hero Corp.
Sauf que Captain Sports Extrêmes, il a ni casque ni baudrier, et il descend en free fly :
Bon. Il est 17h15. J’appelle le type à qui on a loué le matos qui nous dit qu’il habite Briançon, il peut nous rejoindre vers 18h au pied du chemin de retour pour qu’on lui rende, il a RDV à 18h10 à l’autre bout de la ville, donc clairement, faut pas qu’on le fasse attendre. Descente estimée à 45 min. Pas le temps de se poser au sommet alors, on se dépêche de descendre et marchons à grands pas sur le sentier bien plus balisé qu’à l’aller !
18h, après une marche sans arrêt dans les gros cailloux qui nous font déraper et de bonnes douleurs (genoux pour moi, cuisses pour Camille), nous voilà sur le parking, retrouvant Thérèse et le type à qui on rend le matériel.
Fiouuuuuu, ce fut une bonne après midi quand même.
Nous descendons en voiture et nous posons prendre un verre en terrasse du Café de la vigne, et je me rends compte qu’on est installées exactement au même café et à la même table où on avait pris un petit déjeuner avec mon frère en rentrant de Névache en 2013 ! C’est rigolo.
Je file aux toilettes retirer ma genouillère, la délivrance.
Camille appelle sa soeur qui nous conseille un restau thaï pour ce soir à Chantemerle, et qui nous confirme que le sentier qui mène à la via est salement indiqué : merci Inès, on est donc pas des gros gros boulets. Pas tant que ça, ahah.
Retour à Monêtier, grosse douche et c’est reparti vers Chantemerle. Les routes et les villages sont déserts. On se dit que ça doit être bizarre de vivre ici à l’année : blindé en saison, vide le reste du temps. Monêtier, Villeneuve, Chantemerle : tout est fermé, même les restos.
Mh, eh bien maintenant qu’on est à Chantemerle, on a qu’à retourner à Briançon, hein. Nous dirigeons dans le centre ville mais y a que des pubs, il fait froid alors on tourne pas en rond pendant longtemps… Un resto japonais, un resto alpin… Nini végétarienne peut rien manger, en somme.
On reprend la route vers la cité Vauban où Camille a repéré un Thaï / Chinois sur internet.
Punaise, elle est flippante cette cité de nuit. Tout est éteint, fermé, les murs un peu délabré parfois. Brr, le vent est froid. Mais ouf, le resto thaï est ouvert !! Il est 21h30 quand on commande nos plats (j’ai du quand même demandé un plat sans crevettes parce que rien de végétarien sur la carte :D)
A côté de nous, y a une tablées de bretons qui parlent fort, des espèces de babos ratés de campagne, un peu beaufs sur les bords, qui se la jouent baba cool. Relativement insupportables, mais bon, on s’en fiche, avec Camille on invente des jeux à base de baguettes chinoises. Faut bien, puisque les pécores ont pris commande avant nous et qu’on attend notre entrée et notre plat 40 min chacun !!
On finit ce bon repas par 3 énormes beignets à la banane : bim, reprise des calories perdues dans la journée ! Miaaaammm.
Retour à la maison à minuit, on s’étale sur nos lits et dormons comme des bébés.

















Aucun commentaire :
Enregistrer un commentaire