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29 juillet 2016


Canigou, pays du soleil levant


Réveil à 6h40 par le soleil levant qui m'envoie ses rayons dans la tronche. J'ouvre les yeux, Camille est déjà réveillée (!!!) et nous découvrons ensemble le magnifique lever de soleil sur la mer. On est restées là, un bon moment, à admirer ce jour naissant, comme si on assistait à un truc super rare alors que ça arrive tous les jours, mais qu'on l'oublie, ou qu'on a pas l'occasion de le voir se lever, ou simplement qu'on dort encore. Il faudrait que j'aille plus souvent voir le soleil se lever.

La photo ne peut même pas rendre vraiment compte de la lumière, l'ambiance...

Nous prenons une petite demie heure pour émerger puis, quand le soleil commence vraiment à m'éblouir, je me lève et nous descendons prendre le petit déjeuner dans la salle à manger. Tartines, biscottes, chocolat chaud : de quoi nous nourrir confortablement pour la dernière ligne droite jusqu'au fameux pic.

Après le petit dej, nous flânons un peu dehors sur le flanc de la montagne pour admirer le soleil qui continue de se lever et se reflète dans la mer, c'est incroyablement beau. On est hyper bien, c'est si paisible...



Refuge des Cortalets, lecteur. Lecteur, refuge des Cortalets.

Départ un peu avant 9 heures. La plupart des gens sont déjà partis, tant mieux, on sera pas trop envahies sur le sentier. Il fait un peu chaud, mais pas trop. Ça nous fait un bien fou de ne pas porter les sacs aujourd'hui, mine de rien, on se traîne un peu, la fatigue d'hier se fait un peu sentir je suppose.
La lumière du matin donne une ambiance toute particulière et très "mignonne" au début de ce sentier qui nous donne une belle vue sur ce qui nous attend.

Oui Kay-kay, c'est là haut qu'on va !!


Je crois que Camille essaye de me faire comprendre qu'elle n'aime pas 
être prise en photo sans que je lui ai demandé son avis. Oups !

 Nous montons tranquillement jusqu'au Pic Joffre d'où on commence à avoir une vue superbe, sur les montagnes, ainsi que sur le pic et son GR.

Vue depuis Camille : "Belle bête", se dit Nini.


Vue depuis Nini.

 Nous nous traînons modérément, et faisons une grosse pause à un espèce de col où y a une horde (oui, une horde) de sales gamins qui heureusement s'en va quand on arrive. Sûrement des collégiens en colo ; Gggllleeeeehhhhh. LAISSEZ MOI, JE SUIS EN VA-CANCES, OK ?
Du coup, on profite pleinement de la quasi-solitude qui s'offre à nous en cette jolie matinée ensoleillée.




Nous repartons lentement, admirons la vue, puis commençons bientôt à entamer la montée dans les cailloux. A partir de ce moment-là, des poteaux tous les 20 mètres indiquent l'altitude. Et ça monte pas vite !!

Fait : 2000. Reste : 170.





Nous arrivons enfin au sommet, il est environ 11h30. Outch, par contre, c'est tellement blindé de monde... J'ai même pas envie d'aller me frayer un chemin entre les gens pour aller à la croix, je me contente de me pencher au dessus de la cheminée qui fait un peu flipper (en montant ça doit aller mais j'aimerais pas trop la descendre avec les gros sacs) et de faire le tour du pic en prenant quelques photos. HERE WE ARE !!



Vous voyez les petits points colorés qui escaladent la cheminée ? Ben c'est des gens.

Enfin en haut ! Et le temps est avec nous !

Hein que c'est beau Kaykay ?


Restons une petite demie heure au sommet, le temps de croquer un babybel, un snicker et une compote, et pour moi de tenter de tuer quelqu'un. O-M-G. J'explique : évidemment je vais toujours fouiner partout et m'approcher de tous les précipices, et je demande à Camille de me prendre en photo sur un caillou qui se trouve un peu au bord de la cheminée. Arrivée proche du caillou, je veux m'asseoir dessus mais trébuche et shoote dans une grosse pierre de 20 / 30 cm de diamètre et... je la vois s'engouffrer dans la cheminée. Fucking hell, la pierre frôle la tête d'un type qui descendait la cheminée, et va se nicher le long d'un rocher. Je la voyais déjà filer tout droit et descendre toute la cheminée en dégommant 10 têtes sur son passage. Le mec s'est retourné genre "omg qui a fait ça", il a vu ma tête terrifiée, et il a rien dit, juste rangé la pierre pour qu'elle descende pas plus bas. La vache, j'ai eu la peur de ma vie, j'ai vraiment cru que j'allais tuer quelqu'un, c'était affreux de voir cette pierre s'envoler et tomber droit dans la cheminée sans rien pouvoir faire à part crier aux gens de faire attention...

Après ce brillant exploit Ninien dont je n'étais pas très fière, nous repartons pour la descente. Ce sera mon petit test : mal aux genoux ou pas mal aux genoux ? Pour ceux qui n'ont pas suivi, j'ai une rotation tordue des genoux qui fait que je me suis éclatée le genou droit au Beaufortain l'an dernier, et le genou gauche à Monêtier en avril. Rien à faire, les genouillères ne sont pas spécialement utiles bien que j'en porte une à chaque genou. Donc j'appréhende UN PEU.


Ma foi ça se passe plutôt bien on dirait !

La descente se fait plutôt rapidement, j'y vais quand même doucement au niveau des appuis sur mes genoux car je sens que ça grince un peu quand même. Une petite pause au Pic Joffre puis nous terminons notre course de retour au refuge à 13h30, à l'heure pour manger. Les dortoirs ne sont pas accessibles avant 16h30, du coup on commande des boissons au bar et passons notre temps sur la terrasse à regarder les photos, parler de tout et de rien, et en ce qui me concerne s'extasier sur un griffon.

TROP MIGNON.
(et encore j'ai pas pris en photo le Berger des Pyrénées qui était au refuge)

 Un des types du refuges vient nous ouvrir le dortoirs pour nous demander de bouger nos affaires dans une autre chambre au 2e étage parce qu'ils reçoivent un groupe qu'ils aimeraient bien caser au 1er. Pas de souci, ça nous donne le luxe de prendre la terrine de légumes pour nous faire quelques sandwichs avec du pain de mie acheté chez eux. Le type est vraiment très gentil, agréable, souriant... Adorable. Il commence à nous dire qu'on doit faire gaffe parce qu'on va y "prendre goût", dit-il en tant qu'ex-francilien... T'inquiète, on est là pour ça !! Vers 16 heures, j'assiste au rapatriement des courses par le gardien Thomas dans un gros pick up rempli de vivres. Franchement, ça a l'air chouette comme vie. Le gars est sympa, a une équipe sympa, vit à la montagne H24... Ptête bien que j'me reconvertirai en gardienne de refuge pour mes vieux jours, ou quand j'aurai les genoux assez pétés pour ne plus pouvoir randonner, ahah.

Me voilà écrivant sur la terrasse ensoleillée tandis que Camille me tanne de rentrer parce que les moustiques nous dévorent depuis une heure (littéralement) et que les dortoirs vont bientôt ouvrir, ce qui veut dire qu'on va aller direct prendre notre douche pour AVOIR DE L'EAU CHAUDE !!

Camille commence donc par la douche chaude, nous sommes seules dans les dortoirs. Pendant ce temps je vais acheter un jeton pour moi, et le type m'en file deux, pour compensation de la douche froide de Camille hier... C'est super gentil. Je m'empresse de venir lui glisser sous la porte et du coup on partage cette deuxième douche (non, on a pas pris notre douche ensemble, on a partagé le temps du jeton.)

18 heures, l'après-midi passe plutôt vite, on s'ennuie pas vraiment, c'est cool. On sort sur la terrasse et jouons au jeu du Johnny Depp pour passer le temps. 


On finit par se mettre à chanter timidement à deux voix pendant qu'un orage s'abat sur le pic et nous passe sur la tronche... Contentes d'en être redescendues en début d'aprèm ! Il pleut à grosses gouttes mais la terrasse est protégée par des bouts de bâche. On se fait cuire un couscous sous la flotte et en gardons pour demain midi (oui le couscous froid c'est bon !)
En remontant dans la chambre, je me tape l'inventaire de nos vivres : on s'est pas privées les deux premiers jours, maintenant il faut rationner pour pas se retrouver à devoir raquer 40 balles au refuge demain soir parce qu'on aura mangé tous nos babybels.

On se couche vers 22 heures, on se raconte nos plus grosses hontes et finissons par jouer au jeu du Devine à quoi je pense et je ne peux m'empêcher de reglisser un épisode de Bloqués puisque ces andouilles y jouent aussi...


23 heures, un groupe débarque en faisant un boucan du tonnerre, je sais pas ce qui leur a pris ni d'où ils arrivent mais Camille est obligée de se lever pour leur dire de baisser le ton... Y avait même un chien dans l'étage à un moment (?!?) ...


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