Aujourd'hui, c'est encore une journée haute en couleurs et en sensations qui nous attend.
Non mais cette fois c'est vrai. Au programme : cascade de tyroliennes à l'accrobranche de Belle Plagne, puis Via Ferrata des Bourtes, au départ de Belle Plagne également.
9h30 : je descends dans le centre du village pour aller chercher le matériel de location pour la Via des Bourtes au Sport 2000 où le gars m'explique le système de ligne continue (sans mousqueton à détacher et rattacher). Le but est de gagner du temps après la cascade de tyroliennes pour enchaîner directement avec la via.
A 11 heures, on est à l'accrobranche avec un groupes d'ados, dont une nana très bizarre. Un peu cassos, sans filtre, marrante mais qui n'a pas d'humour. En gros, elle est drôle sans le vouloir mais quand tu lui fais des blagues, elle comprend pas et elle réagit totalement au premier degré. Elle s'assoit sur mon téléphone, elle saoule un peu le mec qui doit l'équiper, bref, elle est bizarre. Et il se trouve qu'on a la même horaire, donc le type nous dit gentiment qu'il va nous faire passer avant eux.
Le concept est un enchaînement d'une trentaine de tyroliennes qui descendent de Belle Plagne jusqu'à presque atteindre Bellecôte, d'arbres en arbres, entrecoupées de plateformes, ponts et échelles. Bref, des tyroliennes quoi.
On s'amuse comme des petits fous et ça nous échauffe bien pour la via de l'après-midi. Lali est devant moi et la nana derrière moi (l'ado bizarre) arrête pas de faire des commentaires sans queue ni tête, du genre "j'vous prends en photo hein", sans me poser vraiment la question. Ou alors "Je sais pas si je prends mon tel pour faire une vidéo pendant la tyrolienne", idem, sans me poser la question, elle se la pose à elle-même. Je lui fais des petites vannes, je lui dis de faire gaffe quand même et je l'aide en prenant son téléphone quand elle arrive derrière moi pour pas qu'il chute de 50 mètres, mais elle me surprend encore à dire tout ce qui lui passe par la tête à voix haute alors que ses potes ne l'entendent pas.
PHOTOS TYROLIENNES
La cascade de tyroliennes se finit par ce qu'ils appellent un "base jump". Bon en fait c'est un enrouleur automatique auquel il faut s'accrocher et sauter 8 mètres plus bas. Evidemment, la chute n'est que d'un bon mètre avant d'être freiné par l'enrouleur qui nous descend tout doucement au sol.
Lali passe devant. La fille derrière moi est morte de trouille et refuse de sauter jusqu'à ce qu'elle se casse tout simplement la gueule. Plus de peur que de mal !
On rentre à pieds par la piste de ski jusqu'à l'accrobranche pour rendre le matériel et on se dirige vers l'appart pour manger un casse-croûte et récupérer le matos de la via.
La marche d'approche est pas simple à trouver et surtout bien plus longue que prévu. On monte déjà un bon moment avant d'atteindre la zone d'entraînement de la via.
PHOTOS APPROCHE VIA + ENTRAINEMENT
Il est 15 heures passées quand on commence enfin l'escapade sur les rochers ! Lali se débrouille comme un chef.
PHOTOS DÉBUT VIA
J'ai jamais vu un système comme ça. Pour éviter les accidents, on ne peut tout simplement pas se détacher, une fois les mousquetons rentrés dans la ligne de vie, on y est jusqu'à la fin ou jusqu'aux échappatoires. Sauf qu'y a des croisements (notamment pour les échappatoires et les zones de dépassement) et que là, on passe un moment à comprendre comment on doit passer le mousqueton dans la plaque en ferraille pour aller au bon endroit (ya un système de couleurs chelou, bref.) Et franchement, au début ça nous fait juste péter un câble. "C'est à cause de leur système de merde qu'on a des accidents, tu parles !!" me dit Lali. Avec justesse, parce que même en se creusant les méninges, ya des croisements qui sont insensés, les câbles se croisent, on doit passer sous la corde, ou bien le mousqueton se retrouve coincé dans la roche et y a presque pas de jeu pour le faire passer... Grr ! Plus de temps à réfléchir à comment faire passer les pitons qu'à escalader.
PHOTOS VIA
Je préfère nettement les mousquetons classiques qu'on détache et qu'on rattache juste après. Faut juste pas être trop con pour détacher les deux quand on est à bord de falaise, quoi. Logique, non ?
On arrive bientôt au-dessus du lac des Blanchets qui nous ouvre un panorama de rêve. Ça y est, on les voit mes montagnes enneigées, perdues dans les nuages samedi !
PHOTO LAC BLANCHETS
On retourne dans la roche et s'en suit un pont de singe qui fait un peu flipper. Reliant deux falaises sur plusieurs mètres, au-dessus d'une belle crevasse, le vent nous fait tanguer et il faut trouver le bon équilibre, notamment pour faire passer les mousquetons le long du câble.
PHOTO PONT
C'est ensuite une poutre de 4 mètres suivie d'une dernière ascension qui nous fait poser la question de continuer ou pas pour le dernier tronçon. Il est 17h40, on doit rendre le matériel avant 19h et on a un peu peur de pas être rentrés à temps. En plus, on est claqués et on estime avoir fait une bonne partie de la via. On s'échappe !
Arrivés à Belle Plagne un peu avant 19 heures, on rentre prendre une douche avant de commander deux bonnes pizzas qu'on s'enfile easy dans le gosier devant Harry Potter.
Une bonne journée riche en couleurs et en sensations, comme prévu !
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