25 avril 2015


Voilà encore une bonne nuit de sommeil fort réparateur ! Réveil à 8 heures, le soleil a déjà chauffé la terrasse pour le petit déjeuner. On voit l'île sauvage de Vulcano et ses fumerolles depuis l'appart. Elle n'a pas la même tronche avec la lumière du matin, elle a l'air plus... sympa (?)

Nous voici à la moitié de ce voyage ! Ça passe drôlement vite, bien que nos journées soient vraiment intenses. Aujourd'hui, départ des îles éoliennes et retour sur la terre ferme. Enfin, on était déjà sur la terre ferme. Enfin non, les cendres c'est pas de la terre, et c'est pas ferme. Et puis on retourne pas vraiment sur la terre ferme puisqu'on revient de petites îles vers une grosse île. (Enfin si on pousse un peu plus loin, on peut dire que tout le continent eurasien n'est qu'une grosse île, hein.) BREF. [Dialogue intérieur : OFF] En gros, on prend le bateau jusqu'à Milazzo. Au revoir Vulcano et ton odeur de pourri ! Cette fois, ce sera un gros ferry qui nous y ramènera. J'aime bien ce genre de bateau, ça me rappelle la traversée vers l'Irlande ! Il y a 8 ponts, mais tous sont quasiment vides, ça fait bizarre.


 
Après m'être baladée sur les différents ponts extérieurs, je rejoins Camille sur « notre » banc où c'est reparti pour l'exécution de sa Pièce pour deux françaises et quatre stylos. C'est encore loin d'être parfait (on a pas eu le temps de retravailler tout et d'apprendre la fin), c'est pas très précis, mais pour le fun, un extrait quand même :


 

Vers 14 heures, nous voici à Milazzo. Attention, l'après-midi de la lose commence (on a eu au moins 3 soirées de la lose en Corse, fallait bien que ça commence un jour ici). On veut déposer nos bagages à l'agence de Siremar (compagnie de ferries) : 4€ la consigne par bagage. Sachant qu'on a un train à 16 heures, on va se contenter de se taper nos sacs une heure et demie, hein. Puis, on veut regarder les horaires de bus pour la gare (à 4 km du port) : ah bin oui mais le 25 avril c'est férié en Italie (fête de la libération). Boooooooooon. Donc on décide d'y aller à pieds, après une bonne limonade au citron au bar d'en face. Sur la route, Camille retire 40€ à un guichet qui... ne lui donne pas ses billets (elle a été débitée). On traverse des rues désertes de gens, c'est VRAIMENT bizarre. On dirait qu'on est en périphérie d'une ville moyenne et peu intéressante où les gens ne sortent que pour des questions pratiques. Wait... Mais on EST en périphérie d'une ville moyenne et peu intéressante où les gens ne sortent que pour des questions pratiques ! C'est donc ça.
Au bout de deux kilomètres, un gars nous propose de nous emmener à bon port (AHAHA, ah mince non la blague ne marche plus). On annonce direct qu'on « have no money » histoire qu'il nous demande pas 10€ en arrivant, mais il veut simplement être sympa (et regarder Camille de haut en bas, ACCESSOIREMENT).
Nous voici donc, à 15 heures, à la gare de Milazzo, où on peut pas imprimer les billets de train parce qu'au guichet, y a personne, et que la borne automatique nous demande la référence du dossier et un... « CP code », un code à 6 chiffres. Personne n'a su nous dire ce que c'était : gens dans la gare, dames aux guichets, même les contrôleurs ! Aucun ne nous a répondu à « but what is sipicowd ? » , ou alors c'est top secret italien et on a pas droit de savoir. J'ai testé ma date de naissance, mon code postal (laul y a que 5 chiffres), le numéro de réservation en ligne (y avait 6 chiffres, ça collait plutôt bien, mais non). Rien, rien, rien. Bon résultat on a pris le train sans billet et en expliquant l'histoire à la contrôleuse, ça a posé aucun problème. En attendant, on fait « bronzette » sur le quai de la gare, où Camille se fait réveiller violemment par le train qui klaxonne pour qu'elle bouge ses pieds du bord du quai. Y a pas à dire, on est mieux qu'à la plage.


Après deux heures de train et un changement à Messine, nous voici à Catane ! Le quartier de la gare est clairement moche et pas très vivant. On dirait un quartier malfamé, c'est bizarre. Ça a l'air populaire, mais complètement mort, on dirait que les gens sont des zombies qui trainent dans des rues froides. Bon okay, le portrait que je peins est quand même pas super classe, mais c'était un peu notre sensation à l'arrivée. Après une dizaine de minute de marche, on rejoint la place Bellini, où se trouve notre B&B, le Piccadilly House ! Cette fois nous resterons deux nuits. L'accueil est hyper chaleureux, la chambre est super classe et le placement idéal. Franchement, trop cool.
 
C'est parti pour un petit tour dans Catane, d'une place à l'autre, en passant par des rues hyper vivantes. L'ambiance est vraiment sympa dans cette ville à l'échelle humaine, où les piétons prennent plus de place que les voitures. On finit notre soirée dans un espèce de fast food indien très bon marché où je m'enfile un gros wrap bourré de falafels et de légumes... miam miam miam ! Un régal pour seulement 3 euros.


 
Ce soir, coucher tôt : demain, départ pour l'Etna !

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire