24 avril 2015


QUELLE NUIT. Aaaaah, je m'étais pas aussi bien reposée depuis des mois. Mais c'est pas parce qu'on a monté le Stromboli hier qu'on va glandouiller aujourd'hui, hé !
Aujourd'hui, on prend le bateau pour Vulcano ! Une autre île des îles éoliennes, elle aussi volcanique (comme son nom l'indique, aha, aha.) mais sans éruption. On se prend une bête de petit déj (fort copieux) à l'hôtel (fort confortable) et décidons d'aller voir une plage de sable noir indiquée dans le routard. Mais avant, on passe au guichet Ustica pour prendre nos billets de bateau. La dame nous indique que le bateau devait venir à Stromboli à 10 heures et repartir à midi, mais qu'il repartirait aussitôt, soit... dans 10 minutes !
Pas de balade sur la plage, c'est donc parti pour le port où le ferry hydroglisseur pointe le bout de son nez. La mer est très agitée, il y a beaucoup de vent aujourd'hui. Les types mettent des plombes à amarrer le bateau qui tangue dans tous les sens. On assiste bien pendant vingt minutes à leurs tentatives de rapprochement du bateau, accrochages des cordes, installation de la passerelle... On se rend compte du boulot que ça doit être, c'est vraiment impressionnant.

Une fois la passerelle installée, chacun monte dans le bateau rapidement puis nous partons.
Au revoir, Stromboli, à un de ces jours, peut-être. Ça fait bizarre de le voir de jour, de voir les chemins que l'on a gravi et descendu de nuit la veille. On a l'impression que lui aussi, il a dormi.

Au lieu de faire sa halte à Stromboli, le bateau la fait à Panarea, où la mer est beaucoup plus calme. Donc nous avons une petite escale improvisée, où nous ne faisons finalement pas grand chose à part se prélasser à côté du port et prendre quelques photos.

(Le Stromboli, au loin)


Un peu plus d'une heure après, nous voilà de retour sur le bateau en direction de Vulcano, où nous arrivons en début d'après-midi. On dirait une île fantôme. Un peu après le port en se dirigeant vers le centre de l'île, un type nous accoste pour nous faire la pub de ses locations de trucs motorisés pour se balader sur l'île. On prend son papier avec le sourire avant de demander où est notre hôtel.
Après 10 minutes de marche dans une espèce de ville en friche et au détour de résidence aux apparences vides, nous tombons sur notre « résidence », Le Palme. Porte ouverte, intérieur vide, personne à l'accueil. Bon. Après quelques minutes à attendre et après avoir sonné 2 ou 3 fois à l'interphone, voici un petit monsieur qui s'amène pour nous accueillir dans notre appartement. Grand, super classe, terrasse, belle vue... Rien à redire. Pour l'instant.



Après s'être posées une petite heure dans notre appart, c'est parti pour la montée jusqu'au cratère de l'île. Le Routard nous parle d'une « balade de 40 minutes ». Au lendemain du Stromboli, une balade de 40 minutes nous irait bien, mais quand on voit ce qui nous attend, on se dit « mmmmmmouais. ON VERRA. »


Bon il se trouve que ça se monte plutôt bien et qu'on se retrouve en haut sans s'en rendre compte.

(pour info, la pente descendante du Stromboli devait être 
au moins aussi pentue que le flanc que l'on voit ici)


Et là, encore une fois on se croirait sur la lune. Des gros blocs de lave partout, un champ de cendre et de lapillis s'offrent à nous jusqu'à un énorme cratère (qu'on aimerait pas être à côté quand ça pète) et ses fumerolles qui sortent de partout. Ça pue terriblement le vomi d'omelette et on s'efforce de rester là un petit moment quand même, parce qu'on voit pas ça tous les jours... Cela dit, on ne s'en approche pas tellement, l'odeur nous suffit de loin, on va dire. Cela reste très impressionnant à voir.





De l'autre côté, on a une vue panoramique sur les îles éoliennes. D'ici, on se rend compte de notre place dans l'espace, sur la terre, et j'aime beaucoup cette sensation de savoir où je suis, en prendre conscience, savoir ce qui s'étend devant moi, jusqu'où, etc. En parlant de « jusqu'où », on voit même le Stromboli, majestueux, au loin.


(tenue spéciale fumerolles)

Après une bonne pause au sommet (un peu loin des fumerolles, quand même, pas envie d'être intoxiquées), nous entamons notre descente qui se fait pour le moins rapidement. En vingt minutes nous voilà en bas, et la résidence se trouve juste à côté. On passe à la boulangerie acheter du pain et de l'eau : comme au Stromboli, il n'y a pas d'eau sur l'île, celle-ci est importée depuis la Sicile et stockée dans de grosses citernes, donc non filtrée, donc elle est pas potable. Je dis ça, mais en Sicile c'est partout pareil, l'eau n'étant jamais potable, il faut prendre le réflex de toujours acheter une bouteille d'un ou deux litre quelque part en prévision.

Nous revoilà donc dans l'appartement où nous prenons un petit apéro sur la terrasse en préparant un riz-avocats-mayonnaise qui a l'air succulent. Sauf que... y a pas de sel. Donc en fait c'est pas très très bon. Ajoutez à cela le fait qu'il n'y a pas de produit vaisselle et que les verres sont empruntés de la marque de bouche des précédents locataires (merci les gens, vous êtes juste dégueulasses!), l'appartement est classe, pratique et grand, mais l'équipement est un peu léger :x

Pas grave, on profite de la terrasse encore quelques heures en jouant une polyrythmie pour stylos que Camille a écrite.


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