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23 avril 2014

Dernière nuit au camping, on a dormi comme des bébés. Aujourd'hui on retourne à Ajaccio par la route côtière, ce soir on a un dernier concert, cette fois de polyphonies féminines, I maistrelli. J – 1, retour à notre point de départ, le coeur nostalgique. En s'arrêtant du côté de Piana, on fait la balade jusqu'à la « tête de chien » sur les calanches. De là, un point de vue magnifique s'offre à nous, notamment sur le Capo Rosso, rouge de sa roche.




On se fait un sandwich d'ail et fines herbes à l'arrache sur la route et quelques heures plus tard, nous voici retournées à Ajaccio. Le temps de se garer en ville et nous allons en direction de l'église Saint Roch où le concert est de nouveau organisé par l'Office de tourisme. Ca fait très bizarre de reparcourir ces rues, une certaine tristesse règne et une fatigue générale accentue cette lourdeur. Le concert se passe, les voix féminines s'accordent et les interviews révèlent que, contrairement à ce que beaucoup d'hommes nous ont dit, les polyphonies féminines corses ont toujours existé !! Même si elles sont moins nombreuses, les femmes ne sont pas une nouveauté dans la tradition.


Après le concert, on retrouve Yann, le propriétaire de la voiture, pour lui rendre. On lui demande s'il a connaissance de navettes pour aller à l'aéroport, et il se propose très gentiment de nous y déposer... Sans lui je crois qu'on n'y serait jamais arrivées... Chargées comme des bourrins, nous voici de retour dans ce petit aéroport où il n'y a tout simplement... rien. Camille part en repérage pour demander s'il y a un distributeur pour manger. On lui répond « oui, dans la salle d'embarquement ». Elle y va, on lui dit « non mais il faut une carte d'embarquement ». Elle dit qu'on en a une pour demain, on lui dit « bah non. » Voilà comment on se retrouve avec une demi baguette dans le ventre, un distributeur de sandwich 20 mètres devant nous et dans l'impossibilité d'y accéder. Franchement, en quoi ça les dérangeait de mettre une machine à café dans le hall ? Ah un distributeur y en a, même qu'il s'appelle « les Essentiels »... Et qu'y trouve-t-on ? Des bracelets anti-moustiques, des tampons, du dentifrice... « Et pourquoi on aurait besoin de dentifrice si on peut pas manger ? » enrage Camille. La situation est drôle... pour l'instant. 


L'avion est à 6 heures, la nuit s'annonce rude. Durant les premières heures d'attente, on chante, on joue, on rit. A 23 heures, le gardien de nuit vient prendre nos cartes d'identité, nous autorisant à passer la nuit à l'intérieur : l'aéroport ferme, avec nous dedans. Les lumières s'éteignent et seuls les panneaux indicateurs (par exemple SALLE D'EMBARQUEMENT, là où y a à manger), font office de lumière. On regarde quelques vidéos avant de sentir la fatigue venir à grands pas sur les coups de deux heures. On s'étale sur les bancs gelés, il fait froid et on finit par jouer à deviner quelle couleur la lumière du distributeur va afficher. Nos yeux se ferment et Camille finit par s'endormir vers trois heures, tandis que je vais nous enregistrer à la borne : je fais le tour du hall, ça m'occupe – pas longtemps vu la taille de l'aéroport.

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