Quelle horreur. A 3h30, je commence à me dire que j'ai franchement hâte d'être rentrée, pour retrouver mon lit. Mais j'ai à la fois pas envie de rentrer, prise de nostalgie et en pensant à ce qui m'attend à court et moyen terme : le RER chargée comme des mules, les sacs lourds à souhait, mais aussi d'une façon plus lointaine la reprise des cours, les oraux du CAPES qui arrivent à grands pas, une pression folle. La tristesse me prend et les retrouvailles avec la routine me repoussent vivement. C'était à la fois très dense et à la fois très court. On a l'impression d'être parties longtemps tellement on a jamais eu le temps de s'ennuyer, mais c'est à la fois passé tellement vite qu'on le revivrait bien encore quelques fois.
Il est 5 heures quand on peut aller déposer nos bagages et attendre en salle d'embarquement, où on peut enfin manger et prendre un café. Embarquement à 5h30, décollage à 6 heures. Je somnole dans l'avion, je ne me rends pas bien compte si j'arrive à dormir ou pas, j'ai du dormir par phases de 10 minutes pendant une heure et demie. L'arrivée est lente, je suis irritable, j'en ai marre. Je veux me téléporter chez moi.
Arrivées à l'aéroport, ça râle, ça somnole... On se quitte dans le RER B, pour se retrouver le soir même afin que Camille récupère tous les plans pris avec la caméra. Le retour à Louveciennes était dur mais jouissif à la fois.
J'arrive chez moi à 10h30, je dors debout mais je passe quelques heures à déballer mes affaires, regarder les photos et vidéos qu'on a prises, vider la caméra de ses plans... J'ai vraiment l'impression d'être décalée, d'avoir vécu plusieurs semaines en une, l'impression que la vie à l'université est loin de moi, alors que la coupure n'était que de deux semaines. Ça fait franchement pas envie, mais les oraux sont dans deux mois et il va falloir mettre cet engouement pour la Corse de côté, et se remotiver sévèrement. En attendant, un récit de ces quelques jours permet de faire un lien entre les souvenirs et les émotions, ressasser tout ça tout en ayant assez de recul pour comprendre qu'il va falloir arrêter d'y penser.
Notre compagne de voyage
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