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18 avril 2014

Ce matin nous levons le camp vers la Corse du Nord. Je retrouve ma carte d'identité prise en otage par la méchante dame du camping et nous empruntons la nationale qui passe à l'intérieur du pays afin de rejoindre le Camping de la Plage à Algajola, proche de Pigna, où nous avons un concert de prévu ce soir. En route, on fait une petite pause « jus d'orange – snickers » à côté d'un superbe torrent dévalant une montagne au sommet enneigé. Un genre d'endroit où pas grand monde ne va et où fait bon de penser et respirer. Diable que c'est bon d'être ici en ce moment, de ne rien faire si ce n'est profiter de ce cadre, de cette chaleur, de ce doux bruit de l'eau qui court, d'être loin de toute pensée encombrante, de simplement regarder en une seule et même direction, quelque chose de beau, de rare et de si agréable. Ca donne tellement pas envie de penser à Paris, ce genre de trucs.



Nous reprenons la route vers Pigna et traversons toutes sortes de petits villages aux toits orange et aux petites rues étriquées.



Arrivées au camping vers 16 heures, je trouve bizarre que les clignotants de la voiture ne fassent pas de bruit : effectivement, ils ne sont pas fonctionnels pour ainsi dire. Ils marchaient pourtant hier... Bizarre. Nous occupons notre fin d'après-midi en reproduisant l'ostinato de Watermelon man de Herbie Hancock en soufflant dans des bouteilles de bières remplies d'eau, avec une pointe de beat box. C'est loin d'être parfait, mais je vous fais partager l'enregistrement pour le fun ! 

Après un repas des plus élaborés (coquillettes au beurre) nous partons pour Pigna, à quelques kilomètres d'ici, pour le concert de Meridianu à 21 heures. Le village est extrêmement mignon, tout en hauteur. Sur la route on a une vue incroyable sur la côte sous un soleil couchant.


Le village de Pigna est totalement piéton, il y a un parking à 2€ à l'entrée où on doit déposer la voiture. Il est très coquet, pavé de tout son long, composé de rues très étroites et de maisons de toutes tailles. Comme nous n'avons vu le village que de nuit, je vous transmets une photo de wikipédia.


Le concert de Meridianu est très différent de In'Cantu. Il y a beaucoup de mélodies accompagnées, aux refrains polyphoniques. L'intégration d'instruments donne un caractère plus moderne à la musique et ouvre beaucoup de portes aux musiciens. L'auditorium est un endroit pour le moins majestueux, tout en pierres. A la suite du concert, nous attendons les musiciens dehors pour l'interview, la caméra sur son pied... tout va bien. Sauf que le pied de caméra est posé (par mes soins) dans une rue pavée en forte pente, et forcément, il tombe... avec la caméra dessus. Aïe aïe aïe. Elle ne s'allume plus, j'ai très peur qu'elle ne marche plus. Ca m'ennuierait énormément pour la caméra, mais pas autant que pour le film de Camille pour lequel on est venues tourner... Je suis dégoutée. Finalement, la caméra s'allume mais l'écran LCD a une bande noire qui cache un quart de l'écran sur la droite. C'est assez ennuyeux pour la prise de vue (c'est une caméra assez basique, il n'y a pas de viseur) mais cela aurait pu être pire : objectif cassé, carte SD endommagée... Au moins, on peut filmer et les images sont intactes. Je me rendrai compte plus tard que l'objectif en a peut-être pris un coup : il a du mal à faire la mise au point. Après l'incident, on arrive finalement à faire l'interview de Jean Antoine Orticoni, chanteur de Meridianu. Après une soirée chaotique niveau lumière et repas hier, c'est une soirée chaotique d'un point de vue technique aujourd'hui : la caméra qui tombe, la voiture qui n'a plus de feux arrière (ni clignotant, ni stop, ni feux de recul) et le compteur nous lâche également. What the fuck... Ca va commencer à être compliqué pour rouler de nuit, voire pour rouler tout court (je rappelle que c'est pas ma voiture, un accident ne serait pas bien venu... même si c'était ma voiture d'ailleurs). De retour au camping, il est facilement minuit quand le type à l'accueil nous accueille (ahah.) en nous disant quelque chose du genre « ah ben oui maintenant il faut qu'on surveille la nuit parce que les rôdeurs sont partout, bon maintenant ils savent qu'on est armés alors ça les dissuade ». Malgré son visage fermé, je commence à comprendre que c'est de l'humour quand je vois Camille rire avec une pointe de gêne. Un peu flippant le mec. 

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