Voilà encore une bonne
nuit de sommeil fort réparateur ! Réveil à 8 heures, le
soleil a déjà chauffé la terrasse pour le petit déjeuner. On voit
l'île sauvage de Vulcano et ses fumerolles depuis l'appart. Elle n'a
pas la même tronche avec la lumière du matin, elle a l'air plus...
sympa (?)
Nous voici à la moitié
de ce voyage ! Ça passe drôlement vite, bien que nos journées
soient vraiment intenses. Aujourd'hui, départ des îles éoliennes
et retour sur la terre ferme. Enfin, on était déjà sur la terre
ferme. Enfin non, les cendres c'est pas de la terre, et c'est pas
ferme. Et puis on retourne pas vraiment sur la terre ferme puisqu'on
revient de petites îles vers une grosse île. (Enfin si on pousse un
peu plus loin, on peut dire que tout le continent eurasien n'est
qu'une grosse île, hein.) BREF. [Dialogue intérieur : OFF] En
gros, on prend le bateau jusqu'à Milazzo. Au revoir Vulcano et ton
odeur de pourri ! Cette fois, ce sera un gros ferry qui nous y
ramènera. J'aime bien ce genre de bateau, ça me rappelle la
traversée vers l'Irlande ! Il y a 8 ponts, mais tous sont
quasiment vides, ça fait bizarre.
Après m'être baladée
sur les différents ponts extérieurs, je rejoins Camille sur
« notre » banc où c'est reparti pour l'exécution de sa
Pièce pour deux françaises et quatre stylos. C'est
encore loin d'être parfait (on a pas eu le temps de retravailler
tout et d'apprendre la fin), c'est pas très précis, mais pour le
fun, un extrait quand même :
Vers
14 heures, nous voici à Milazzo. Attention, l'après-midi de la lose
commence (on a eu au moins 3 soirées de la lose en Corse, fallait
bien que ça commence un jour ici). On veut déposer nos bagages à
l'agence de Siremar (compagnie de ferries) : 4€ la consigne
par bagage. Sachant qu'on a un train à 16 heures, on va se contenter
de se taper nos sacs une heure et demie, hein. Puis, on veut regarder
les horaires de bus pour la gare (à 4 km du port) : ah bin oui
mais le 25 avril c'est férié en Italie (fête de la libération).
Boooooooooon. Donc on décide d'y aller à pieds, après une bonne
limonade au citron au bar d'en face. Sur la route, Camille retire 40€
à un guichet qui... ne lui donne pas ses billets (elle a été
débitée). On traverse des rues désertes de gens, c'est VRAIMENT
bizarre. On dirait qu'on est en périphérie d'une ville moyenne et
peu intéressante où les gens ne sortent que pour des questions
pratiques. Wait... Mais on EST en périphérie d'une ville moyenne et
peu intéressante où les gens ne sortent que pour des questions
pratiques ! C'est donc ça.
Au
bout de deux kilomètres, un gars nous propose de nous emmener à bon
port (AHAHA, ah mince non la blague ne marche plus). On annonce
direct qu'on « have no money » histoire qu'il nous
demande pas 10€ en arrivant, mais il veut simplement être sympa
(et regarder Camille de haut en bas, ACCESSOIREMENT).
Nous
voici donc, à 15 heures, à la gare de Milazzo, où on peut pas
imprimer les billets de train parce qu'au guichet, y a personne, et
que la borne automatique nous demande la référence du dossier et
un... « CP code », un code à 6 chiffres. Personne n'a su
nous dire ce que c'était : gens dans la gare, dames aux
guichets, même les contrôleurs ! Aucun ne nous a répondu à
« but what is sipicowd ? »
, ou alors c'est top secret italien et on a pas droit de savoir. J'ai
testé ma date de naissance, mon code postal (laul y a que 5
chiffres), le numéro de réservation en ligne (y avait 6 chiffres,
ça collait plutôt bien, mais non). Rien, rien, rien. Bon résultat
on a pris le train sans billet et en expliquant l'histoire à la
contrôleuse, ça a posé aucun problème. En attendant, on fait
« bronzette » sur le quai de la gare, où Camille se fait
réveiller violemment par le train qui klaxonne pour qu'elle bouge
ses pieds du bord du quai. Y a pas à dire, on est mieux qu'à la
plage.
Après
deux heures de train et un changement à Messine, nous voici à
Catane ! Le quartier de la gare est clairement moche et pas très
vivant. On dirait un quartier malfamé, c'est bizarre. Ça a l'air
populaire, mais complètement mort, on dirait que les gens sont des
zombies qui trainent dans des rues froides. Bon okay, le portrait que
je peins est quand même pas super classe, mais c'était un peu notre
sensation à l'arrivée. Après une dizaine de minute de marche, on
rejoint la place Bellini, où se trouve notre B&B, le Piccadilly
House ! Cette fois nous resterons deux nuits. L'accueil est
hyper chaleureux, la chambre est super classe et le placement idéal.
Franchement, trop cool.
C'est
parti pour un petit tour dans Catane, d'une place à l'autre, en
passant par des rues hyper vivantes. L'ambiance est vraiment sympa
dans cette ville à l'échelle humaine, où les piétons prennent
plus de place que les voitures. On finit notre soirée dans un espèce
de fast food indien très bon marché où je m'enfile un gros wrap
bourré de falafels et de légumes... miam miam miam ! Un régal
pour seulement 3 euros.
Ce
soir, coucher tôt : demain, départ pour l'Etna !




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