Je me réveille vers 9 heures avec un mal de tête, de gorge et des ganglions dans le cou qui me font comprendre que je risque d'accueillir ma meilleure amie de tous les six mois : l'angine.
Une heure après, nous voici en partance vers le centre de Barcelone. On a toute la journée, et on décide de tout faire à pieds, la ville ne s'étendant pas sur des kilomètres non plus, de ce que j'ai compris. Nous nous retrouvons à la Plaça Espanya à nouveau, cette fois de jour, c'est un peu plus joli.
Nous remontons l'avenue de la Reina Maria Cristina vers Montjuïc et nous arrêtons en face des fontaines sans eau (top) pour prendre un thé et manger un croissant pas bon. Nous continuons notre folle course vers les multiples palais se trouvant dans le parc de Montjuïc, d'où on a une jolie vue sur la ville.
Nous voulons rejoindre le port et la plage et, pour cela, il faut redescendre de ce truc. Nous passons à côté d'un petit jardin qui m'a l'air très paisible et surtout, le timbre du saxophone m'attire. On s'y enfonce, il n'y a personne, le jardin est vraiment mignon, il y règne une espèce de sérénité qui, couplée avec le saxophone, donne un côté très champêtre et féérique... Je m'y plais bien.
Difficile de localiser l'instrumentiste mais aux détours de petites allées et petits escaliers, nous tombons enfin sur un type qui travaille à côté d'une cascade. Ben, franchement, si j'avais un tel endroit près de chez moi, je crois que je sortirais mon sax plus souvent...
Nous finissons par descendre jusqu'au port (moche) et la plaça del portal de la pau afin de rejoindre la Rambla.
Après les statues vivantes et les nombreux petits commerces ambulants où on commence à faire nos achats de souvenirs et cadeaux à ramener, nous voilà harponnées par des serveurs. En même temps les gars, il est 13 heures, donc moi :
C'est alors qu'on nous conseille des plats typiques puisqu'on a pas trop envie de manger libanais toute la semaine (même si c'est très bon, parfois). On est quand même en Espagne. Donc ça sera des tapas pour commencer, puis une paëlla végétarienne. Tout ceci accompagné d'une PINTE (oui) de sangria.
Bon, c'était très bon, mais j'ai un problème avec les villes (oui j'ai beaucoup de problèmes décidément). Mon problème c'est de me goinfrer en terrasse dans l'endroit le plus touristique de la ville et de voir défiler des gens plus ou moins valides qui font la manche. Évidemment ce ne sont pas eux qui me dérangent, mais le fait de me trouver là, face à eux, à ne pas arriver à finir mon plat tellement j'ai à bouffer devant moi que mon estomac ne peut contenir. C'est évidemment quelque chose qu'on vit très souvent quand on est francilien et, plus je vieillis à Paris, plus je vois ces gens, contrairement à la tendance qui voudrait qu'on finit par s'y « habituer ». Cette terrible habitude qui les rend invisibles. J'ai beaucoup de mal à m'habituer à la misère des autres : mais bon, je suis probablement bizarre, vu les résultats des élections - oui parce que JUMP SCARE, au jour où j'écris ce carnet, nous sommes en fait fin avril et Marine a été promue par la populace au rang de potentielle dirigeante du pays et ça fait visiblement descendre personne dans la rue, donc j'en déduis que c'est normal. Donc que je dois être bizarre. Bref, tout ça pour dire, en dehors de toute opinion politique, que l'idée de voir et de savoir des êtres humains mendier devant l'ignorance totale d'autres êtres humains me dégoûte bien plus que l'odeur de pisse du métro (pardon, mais c'est dit). Au passage, je n'évoque pas de cette odeur par hasard, on y reviendra plus vite que vous ne le pensez (INSTAURATION DU SUSPENS).
Malgré tout, il est sympa ce repas et comme le spot est de toute évidence le meilleur pour récolter des tunes, très vite des capoeiristes viennent faire quelques saltos devant nous. Même pas un combat, même pas de chanson, je suis un peu dégoûtée, moi qui les filme avec impatience pour pouvoir montrer à mes 3èmes ce que j'ai vu pendant les vacances (pour pleinement comprendre cette remarque il faut juste savoir que je travaille sur la musique brésilienne avec mes 3e en ce moment).
Il est 14h30, je crois qu'il est temps de lever notre ventre de cette terrasse, ce qui n'est pas sans peine. On remonte toute la rambla, avec une petite halte à Carrefour pour quelques courses d'appoint et arrivée plaça de la Catalunya (et comme j'ai un esprit vif j'en déduis que ça veut dire place de la Catalogne), nous nous redirigeons vers l'Est pour rejoindre la playa en passant par le vieux centre, les petites ruelles et la jolie cathédrale. Et effectivement, y a des petites ruelles et une jolie cathédrale.
Nous tombons sur un antiquaire où ça sent bon le vieux papier humide et nous achetons des vieilles pièces espagnoles pour mon frangin numismate et du vieux papier à cigarette pour ma copine corse (qui, après l'avoir testé, m'a fait un retour du genre : « ça arrache la gueule »).
Rejoignons la plaça Lopez et nous voilà presque à la plage. Aaaaahhhhhhhh, enfiiiinnnnnnn ! À nous la bronzette au paradis catalan !!!! Dommage qu'on ait oublié nos burkinis.
Tiens, je me demande s'il existe un point Godwin pour l'Islam. En théorie si vous lisez ce blog c'est que vous me connaissez et que vous comprenez les sarcasmes qui se sont glissés dans les 4 phrases précédentes. Si vous ne me connaissez pas, vous pouvez penser que j'aime beaucoup la plage et que j'ai trouvé celle de Barcelone magnifique que j'étais impatiente de m'y baigner en burkini mais que je l'ai oublié chez moi. Ou alors vous pouvez penser que c'est faux. Mais comme je vous connais pas, vous pouvez aussi penser ce que vous voulez sans que ça ne m'importe vraiment. Du coup je vais simplement me contenter de poster des photos d'eau, de cailloux, d'immeubles et de sable où y avait des barres installées pour qu'un troupeau de mecs torses nus puissent faire des tractions à la vue de tous (mon rêve.)
Bon, je vais percer le mystère parce que j'ai quand même un truc à dire. En me promenant sur la plage, je me suis fait la réflexion que c'était intéressant de visiter des endroits où on aimerait pas du tout vivre ni rester plus de deux jours. Sans ironie pour une fois, moi qui ai foi en les neurones miroirs (ceux qui sont responsables du mimétisme et donc de l'empathie), je me retrouve à essayer avec la plus grande sincérité de comprendre le plaisir que peuvent avoir les gens à vivre ici à l'année. En vain, certes, mais c'était intéressant, je tiens à le dire. Faut toujours essayer de comprendre les autres. Du coup, un jour seulement, c'est bien. En cette fin d'après-midi, j'ai beau utiliser tous mes neurones miroirs, j'ai surtout un seul leitmotiv en tête : « vivement le désert. »
Nous longeons la plage puis passons au parc de la cuitadella. L'idée c'est de pousser jusqu'à la Sagrada Familia, mais on est vraiment CLAQUÉE. Il est 19 heures, on a du faire entre 10 et 12 kilomètres dans la ville et c'est usant. Alors nous parcourons un peu le parc, où y a un pauvre lac avec plein de bateaux dessus et des gens dans les bateaux. Je me demande un peu quel est le plaisir à faire de la barque dans un endroit aussi PETIT, mais soit.
Un peu plus loin, par contre, y a pas à dire, mais y a de la belle architecture. Je critique beaucoup les villes parce que c'est pas mon rayon mais je sais aussi admirer les choses quand elles sont belles, et Barcelone a quand même ce côté très éclectique dans l'architecture et l'esthétisme. Des façades contemporaines mélangées aux mosaïques de Gaudi et du gothique, ça donne un sacré mélange quand même.
Nous avons rendez-vous à 21h30 à Trinitat Vella (c'est loin) pour prendre la voiture que nous louons, on décide donc de rentrer se poser à l'hôtel, on a pas le courage de remonter la rue jusqu'à la Sagrada Familia. On rejoint juste l'arc de Triomf catalan avant de s'engouffrer dans le métro jusqu'à l'hôtel.
Au passage, je chope Paulo (mon GPS) pour qu'on puisse rentrer en voiture après, et c'est reparti à 21h pour un tour de métro en compagnie d'un berbère qui nous raconte un peu son arrivée et sa vie en Espagne qui a pas l'air facile tous les jours. Il raconte entre autre qu'il se sent beaucoup plus accepté quand il est en France qu'en Espagne (bon il a peut-être changé d'avis depuis le 23 avril, ahah).
Nous retrouvons Ingrid, la propriétaire de la voiture que nous louons pour la semaine, qui parle autant français et anglais que nous parlons espagnol, à savoir pas du tout. Du coup c'est en mime et en Google Traduction qu'on signe le contrat d'un commun accord et nous repartons avec la voiture à laquelle je vais devoir un peu m'habituer. Première surprise en branchant le GPS : l'allume cigare ne fonctionne pas, donc il ne faudra compter que sur la batterie. Nous payons une place de parking à l'hôtel pour la nuit, puis douche et dodo immédiat. Demain, direction le désert.
Nous retrouvons Ingrid, la propriétaire de la voiture que nous louons pour la semaine, qui parle autant français et anglais que nous parlons espagnol, à savoir pas du tout. Du coup c'est en mime et en Google Traduction qu'on signe le contrat d'un commun accord et nous repartons avec la voiture à laquelle je vais devoir un peu m'habituer. Première surprise en branchant le GPS : l'allume cigare ne fonctionne pas, donc il ne faudra compter que sur la batterie. Nous payons une place de parking à l'hôtel pour la nuit, puis douche et dodo immédiat. Demain, direction le désert.




















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