Ma mère a mal dormi, apparemment il y avait des coups toute la nuit et les murs sont clairement en papier. Je me suis un peu réveillée mais globalement j'ai un sommeil assez lourd et j'ai bien dormi. Mais il faut dire quand même que non seulement c'est comme si y avait pas de fenêtre à la chambre, mais aussi à 5 heures, deux voisins se sont lancés dans les joyeusetés pendant une bonne heure...
7 heures, le réveil sonne, j'ai mal à la gorge et à la tête, pire qu'hier. Mais hors de question de trainer au lit, on a 4 heures de route devant nous et je veux me barrer vite. C'est ainsi qu'à 7h10 me voila levée (plus rapide que pour aller au collège la Nini !) et trois petits quarts d'heure plus tard, départ vers Tudela.
Et si vous avez une bonne mémoire, vous vous souvenez que je parlais d'odeur nauséabonde il y a peu. Il se trouve que, j'ignore pourquoi et apparemment je suis la seule à la sentir, à chaque fois que je démarre la voiture, il y a une odeur pas agréable qui passe et s'efface aussi vite qu'elle est venue. Je mettrai plusieurs jours avant de me rendre compte que ça ressemble beaucoup à l'odeur de certains couloirs de métro dont les courants d'air donnent la nausée (les parisiens comprendront). Mystère.
Nous nous extirpons rapidement de Barcelone et arrivons très vite sur l'autoroute et son vide social : c'est maladroit mais j'entends par là que les paysages se résument beaucoup à des terres en friches ou à des industries. C'est pas vraiment magnifique mais plutôt dépaysant.
Aucune faute de goût à déplorer dans cette voiture \o/
10h30, après plus de 2h30 de route nous faisons une pause dans une station service pour manger un truc et nous dégourdir un peu les jambes. Un bon jus d'orange plus tard et c'est reparti pour deux heures... Nous quittons le paysage catalan, traversons l'Aragon et rejoignons Navarre. Je vois le paysage devenir de plus en plus aride et nous voilà bientôt à Tudela. On passe pas très loin du Moncayo (ce que je suppose être le Moncayo, en fait).
Nous avons économisé Paul durant les 4 heures de route en l'éteignant sur les 300 km d'autoroute pendant trois heures.
Nous débarquons chez Carmen, notre hôte pour deux nuits, qui ne parle pas un mot d'anglais ni français, mais heureusement son employée Alexandra est française et nous explique quelques trucs au besoin. La maison est magnifique, l'accueil des deux femmes est très chaleureux et on sent déjà qu'on va se sentir très bien ici. Cuisine à disposition et surtout une super terrasse sur laquelle notre chambre donne directement...
(Tout à gauche, la porte de notre chambre)
En plus, c'est l'hôtel le moins cher de la ville (Carmen tient à être dans les prix les plus bas toute l'année, de ce que j'ai compris), et dans le centre... Il est 13h quand nous sortons manger, notre hôte nous a conseillé un bar à tapas, Jose Luis, tout proche de l'hôtel, où nous grignotons quelques tapas avant de repartir à l'hôtel en passant par l'office de tourisme pour avoir une carte du désert. Celle que la dame me donne est la même que celle que j'ai déjà prise sur internet en fait, mais bon.
Le temps de prendre quelques affaires à l'hôtel et nous voilà, à 15 heures, en route vers las Bardenas Reales, plutôt dans le Sud, côté Plana de la negra (on ira dans la zone plus "désertique" demain). Sans faire véritablement une boucle, on s'enfonce dans une piste de 4x4 avec Kihui (c'est le nom que j'ai donné à la voiture, elle est verte et un peu ovale, du coup elle me fait penser à un kiwi).
On se gare sur un petit parking et commençons à monter un peu sur un sentier agricole qui part dans les collines, on est seules, et plus on avance, plus on voit une étendue de terre et de végétation étranges, du moins inhabituelles.
(Voir le panoramique en plus grand en cliquant dessus)
En m'enfonçant un peu dans les fourrés, je tombe sur un squelette de mouton un peu éparpillé et en prends deux morceaux (de jambe, je crois, je voulais prendre une moitié de crâne mais ma mère a dit non. Je suis docile.)
En poursuivant sur le sentier, je tends l'oreille et entends des petits bruits étranges... Dans cette zone désertique assez sèche se trouve une petite mare et je me rends compte qu'il y a plein de petites reinettes qui croassent dans l'eau ! Dès que je m'approche un peu trop, elles se taisent et plongent, mais je parviens à en filmer et en voir quelques unes... Elles sont rigolotes.
Je décide de monter sur une autre colline parce qu'il y a un panneau en haut, et je veux absolument voir ce qu'il y a sur le panneau (ok c'est un prétexte pour aller grimper). En même temps faut pas me mettre des panneaux en haut des collines moi hein.
En haut, j'ai une super vue panoramique et le panneau est en fait totalement inintéressant, bien qu'intrigant (on a vu ces panneaux noirs et blancs toute la semaine sur les bords de route, impossible de savoir à quoi ça correspond). Mais quand même, ça file une sacrée sensation de liberté.
Et me voilà redescendant rejoindre ma mère pour retourner voir Kihui et repartir vers Tudela. A chaque fois que je regarde dans le rétro, j'me sens bien.
C'est marrant quand je vois des champs de culture dans cet endroit complètement paumé et des fermes en ruines, je m'imagine souvent la vie des gens ici. J'aime bien m'imaginer à leur place.
Nous retrouvons notre chambre d'hôte après avoir fait un petit détour chez Eroski pour acheter de quoi manger ce soir, demain soir, et faire un pique nique pour demain, vu qu'on a une cuisine à disposition. Je rentre un peu déçue de cette randonnée, même si elle était très dépaysante et dans un décor sauvage où on se trouvait totalement seules, j'ai l'impression qu'on aurait pu faire un grand tour un peu plus intéressant, mais je ne connais pas assez le coin et surtout la carte que j'ai est franchement pas très détaillée... Une fois à l'hôtel, on s'installe sur la terrasse, sauf que j'ai envie d'un apéro. Alors on ressort pour acheter de la sangria et des petits gâteaux.
Nous retrouvons notre chambre d'hôte après avoir fait un petit détour chez Eroski pour acheter de quoi manger ce soir, demain soir, et faire un pique nique pour demain, vu qu'on a une cuisine à disposition. Je rentre un peu déçue de cette randonnée, même si elle était très dépaysante et dans un décor sauvage où on se trouvait totalement seules, j'ai l'impression qu'on aurait pu faire un grand tour un peu plus intéressant, mais je ne connais pas assez le coin et surtout la carte que j'ai est franchement pas très détaillée... Une fois à l'hôtel, on s'installe sur la terrasse, sauf que j'ai envie d'un apéro. Alors on ressort pour acheter de la sangria et des petits gâteaux.
Pendant qu'on se fait à manger, on rencontre des Perpignanais qui connaissent très bien la région (de toute façon il n'y a que des français dans cette auberge) et qui nous conseillent sur l'itinéraire pour demain, car j'avoue être un peu perdue avec la carte peu précise que j'ai. Elle est très bien pour les vélos mais il n'y a que des boucles de 20 ou 30 km et à pieds en une journée ça sera infaisable. Du coup j'imagine qu'il y a des petits sentiers un peu plus discrets mais non notés ni balisés... Ils nous disent de faire le tour de la zone militaire via la piste et surtout d'aller au point info à l'entrée du parc pour avoir des conseils de balades.
Après notre repas en terrasse, notre hôte Carmen nous amène des cookies et des plaids parce qu'il fait un peu froid :D … tellement gentille ! Sur les coups de 21 heures, on se balade dans la ville de Tudela pour potentiellement assister à une procession de la semaine sainte mais en vain. Nous faisons le tour de la cathédrale qui est fort encastrée dans cette vieille ville et nous promenons dans les petites ruelles très calmes... Un peu trop calmes d'ailleurs, c'est assez mort, même si c'est très mignon.
Après notre repas en terrasse, notre hôte Carmen nous amène des cookies et des plaids parce qu'il fait un peu froid :D … tellement gentille ! Sur les coups de 21 heures, on se balade dans la ville de Tudela pour potentiellement assister à une procession de la semaine sainte mais en vain. Nous faisons le tour de la cathédrale qui est fort encastrée dans cette vieille ville et nous promenons dans les petites ruelles très calmes... Un peu trop calmes d'ailleurs, c'est assez mort, même si c'est très mignon.


















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