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28 mai 2017



Je me réveille à 6h20 : mon portable n'a plus de batterie. Mon cerveau a du entendre la sonnerie de manque de batterie et savoir que je devais me réveiller quand même, c'est dingue ! Sinon je crois qu'on aurait dormi jusque tard. Je sors de la chambre, vais à la salle de bain et branche mon portable. Quand je reviens dans la chambre, Camille me dit « ben t'étais où ? » Choquée, je lui réponds « Ben t'es déjà levée ? » Elle me répond qu'elle s'est réveillée d'elle-même à 6h30. C'est dingue décidément ! On se sera réveillées toutes les deux à l'heure sans réveil ! Si ça pouvait être comme ça tous les jours... ahah.

On commence à rassembler nos affaires, les autres ronflent dur (à part les gardiens), et pour une fois nous serons les premières parties (on est toujours les dernières :D) Il est un peu plus de 7 heures quand nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse. Camille va jeter un œil à l'endroit où le groupe de babos faisait la fête « au cas où ils ont oublié des feuilles », et découvre un paquet de feuilles laissé sur la table, je suppose volontairement, puisque tout le reste est rangé. Elle se permet d'en prendre quelques unes et laisse un mot de remerciement à côté du paquet.
Hop hop hop, on se bouge : rangement des affaires, petite toilette, soins d'ampoules de pieds de Kay by Nini (elle a tellement de pansements que ça fait comme des « petits coussins », dit-elle) et nous voilà faisant nos adieux à nos chaleureux hôtes, à 8h05, en direction de Thann.


Il fait bien frais sous les arbres du GR5 mais on se rend vite compte que ça ne durera pas, arbres ou pas. Au bout de dix minutes, on aperçoit deux bestioles sombres (brunes peut-être) à la queue touffue qui courent dans les bois en se suivant. Camille et moi s'accordons pour dire que ça ressemblait à des écureuils bruns mais en beaucoup plus gros. Peut-être des belettes ? Aucune idée.
Le sentier commence à descendre, et je me rends compte que ma genouillère droite est restée... dans le dortoir. -_- Quelle conne, pourtant j'avais vérifié... J'ai clairement ni le courage, ni l'envie, ni vraiment le temps de retourner au refuge pour aller la chercher, alors je ferai sans et retournerai chez le médecin en rentrant, vu que depuis ma rando dans le Beaufortain, dès qu'il y a un peu de dénivelé descendant, j'ai le côté externe du genou qui me lance violemment.
Nous marchons une bonne heure dans un sentier forestier agréable avec Thann en contrebas.

L'idée est de suivre le GR5, aucune idée s'il y a des raccourcis ou pas, mais il se trouve que ma carte est à trop grande échelle (pas de zoom sur cette partie), du coup je n'ai QUE le GR5 indiqué, donc on ne prend pas de risque.


9h50, nous arrivons au col du Grumbach, un croisement à 7 branches où, par chance, une carte à plus petite échelle nous indique où mènent tous les sentiers qui nous entourent, et il se trouve qu'il y a un sentier qui coupe clairement le GR5 pour rejoindre Thann, sans passer par l'oeil de la sorcière en fait. On a envie de rejoindre assez rapidement Thann pour une simple raison : notre train est à 15h25 à Strasbourg, et on aimerait avoir le temps de se poser quelque part pour manger tranquillement.



Nous empruntons donc le sentier (jaune) qui descend par Kattenbach et nous voilà, une demie heure plus tard, arrivée à Thann, il est 10h30. On a été bien efficaces ce matin ! 7 km et 800m de descente et voilà, la rando est finie.
Finalement nous aurons cumulés sur 3 jours et demi :
- 56 kilomètres
- environ 2200m de dénivelé positif
- environ 2500m de dénivelé descendant

Bah finalement ça grimpe pas mal les Vosges hein !!

Arrivée à Thann, il nous faut maintenant trouver la gare. On a un plan très flou, mais Camille demande à un monsieur qui vient de sortir de sa voiture. Il nous indique la route qu'on oublie instantanément et nous indique une durée approximative de 20 minutes à pieds : il est 10h30, on a un train à 10h51, sinon c'est 11h51... Va falloir se dépêcher et pas se planter de route ! Solution vite trouvée quand le monsieur en question, très gentil, nous propose de nous y emmener en voiture. Ni une ni deux, nous voilà installée dans sa voiture et 10 minutes plus tard, nous sommes à la gare pour prendre le tram-train vers Mulhouse !!


Nous arriverons à Mulhouse vers 11H30, l'idée c'est soit de prendre direct le train vers Strasbourg s'il est dans pas trop longtemps, soit de manger à Mulhouse et prendre le train ensuite. On profite de la traversée du centre-ville en tram pour regarder ce qu'il y a d'ouvert et éventuellement mangeable. Il se trouve qu'il n'y a RIEN d'ouvert (on est dimanche, certes) mais surtout très peu de restos ou quoi que ce soit de comestible. Nous arrivons à la gare de Mulhouse à 11h30 et nous faisons contrôler par les contrôleurs TRÈS désagréables (pire qu'à Paris, comme quoi) puis entrons dans la gare : il y a un Brioche Dorée, un tabac pour que Camille achète des feuilles et un train pour Strasbourg à 11h35. Il est 11h32. Qu'est-ce qu'on fait ? Camille veut acheter des feuilles, je veux prendre le train (le prochain est à 12h47...) ça m'emmerde de manger à la boulangerie de la gare. « Si y a pas de tabac à Strasbourg ça va me faire chier » argumente Camille. Je repère la voie de départ, la 1, elle est tout proche. On n'a même pas besoin de composter, on l'a fait à Thann. Bon. Plus on discute plus on perd de temps : on achète des feuilles et on prend le train de 11h35. « On aura jamais le temps » me dit Camille : C'EST CE QU'ON VA VOIR. On arrive dans le Relay, on se met derrière une dame qui fait la queue, et on se fait violemment engueuler par un mec très désagréable (peut-être qu'il est contrôleur??) qui nous dit qu'on l'a doublé. On s'excuse en lui disant qu'on l'avait pas vu (c'est vrai en plus, on se serait pas permises), et il continue de nous aboyer dessus. 11H33. Camille commence à s'énerver : « Oui c'est bon, pardon, on vous avait pas vus ! Les gens sont malaimables c'est pas compliqué de dire les choses gentiment merde ! » Bref, le mec jette son magazine devant nous, énervé, puis on peut acheter les feuilles. Il est 11h34. Hop, soussous dans la popoche, et on court dans le train qui part une trentaine de secondes après. YEAH.

Le Graal.

Nous arrivons à 12h30 : parfait, nous avons 2h30 pour trouver un resto. Le quartier de la gare de Strasbourg est plus vivant que celui de Mulhouse, et on a clairement pas envie de s'éloigner de la gare : il fait 37°C, on a juste envie de se POSER. On trouve un resto face à la gare j'ai une possibilité de manger végétarien : hop, c'est parti, on discute pas trois heures.

Fini le comté huileux :D


Deux heures après avoir discuté de souvenirs siciliens et de cinéma, il est 14h45 quand nous partons du resto pour retourner à la gare. Rien que la traversée du rond point est terrible, on FOND (ya peut-être 200 mètres hein). Il fait CHAUUUUUUUUD.
15h00, notre voie s'affiche et nous nous installons dans le TER qui nous ramènera à Paris en 4h30 : oui, c'est long, mais ça coutait 20€ (90€ en moyenne pour les TGV). 



Désolée mais les gens derrière avaient l'air trop idiot pour que je les laisse décemment apparaître ici.

En plus, on a du boulot et on est pas vraiment pressées. Par contre il fait super chaud dans le train... Le trajet n'est pas insupportable mais un peu long. J'écris le carnet, je corrige trois tas de copies. Camille bosse.


Au bout d'une heure, on a toutes les deux abandonné le boulot pour le dodo... 



Mais ça ne dure pas très longtemps et on s'y remet pendant la deuxième moitié du trajet.


19h53, nous arrivons à Paris ! Il fait toujours chaud, mais on a juste hâte de rentrer chez nous. Nous prenons le RER E et nous quittons à Saint-Lazare : Camille rentre à Saint-Ouen, je rentre à Courbevoie, seule. Je n'ai plus qu'à discuter avec mon sac qui pue, maintenant.


Il est pas très causant...
 

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