Je me réveille à 6h20 :
mon portable n'a plus de batterie. Mon cerveau a du entendre la
sonnerie de manque de batterie et savoir que je devais me réveiller
quand même, c'est dingue ! Sinon je crois qu'on aurait dormi
jusque tard. Je sors de la chambre, vais à la salle de bain et
branche mon portable. Quand je reviens dans la chambre, Camille me
dit « ben t'étais où ? » Choquée, je lui réponds
« Ben t'es déjà levée ? » Elle me répond qu'elle
s'est réveillée d'elle-même à 6h30. C'est dingue décidément !
On se sera réveillées toutes les deux à l'heure sans réveil !
Si ça pouvait être comme ça tous les jours... ahah.
On commence à rassembler
nos affaires, les autres ronflent dur (à part les gardiens), et pour
une fois nous serons les premières parties (on est toujours les
dernières :D) Il est un peu plus de 7 heures quand nous prenons
notre petit déjeuner sur la terrasse. Camille va jeter un œil à
l'endroit où le groupe de babos faisait la fête « au cas où
ils ont oublié des feuilles », et découvre un paquet de
feuilles laissé sur la table, je suppose volontairement, puisque
tout le reste est rangé. Elle se permet d'en prendre quelques unes
et laisse un mot de remerciement à côté du paquet.
Hop hop hop, on se bouge : rangement des affaires, petite toilette, soins d'ampoules de pieds de Kay by Nini (elle a tellement de pansements que ça fait comme des « petits coussins », dit-elle) et nous voilà faisant nos adieux à nos chaleureux hôtes, à 8h05, en direction de Thann.
Hop hop hop, on se bouge : rangement des affaires, petite toilette, soins d'ampoules de pieds de Kay by Nini (elle a tellement de pansements que ça fait comme des « petits coussins », dit-elle) et nous voilà faisant nos adieux à nos chaleureux hôtes, à 8h05, en direction de Thann.
Il fait bien frais sous
les arbres du GR5 mais on se rend vite compte que ça ne durera pas,
arbres ou pas. Au bout de dix minutes, on aperçoit deux bestioles
sombres (brunes peut-être) à la queue touffue qui courent dans les
bois en se suivant. Camille et moi s'accordons pour dire que ça
ressemblait à des écureuils bruns mais en beaucoup plus gros.
Peut-être des belettes ? Aucune idée.
Le sentier commence à
descendre, et je me rends compte que ma genouillère droite est
restée... dans le dortoir. -_- Quelle conne, pourtant j'avais
vérifié... J'ai clairement ni le courage, ni l'envie, ni vraiment
le temps de retourner au refuge pour aller la chercher, alors je
ferai sans et retournerai chez le médecin en rentrant, vu que depuis
ma rando dans le Beaufortain, dès qu'il y a un peu de
dénivelé descendant, j'ai le côté externe du genou qui me lance
violemment.
Nous marchons une bonne
heure dans un sentier forestier agréable avec Thann en contrebas.
L'idée est de suivre le
GR5, aucune idée s'il y a des raccourcis ou pas, mais il se trouve
que ma carte est à trop grande échelle (pas de zoom sur cette
partie), du coup je n'ai QUE le GR5 indiqué, donc on ne prend pas de
risque.
9h50, nous arrivons au
col du Grumbach, un croisement à 7 branches où, par chance, une
carte à plus petite échelle nous indique où mènent tous les
sentiers qui nous entourent, et il se trouve qu'il y a un sentier qui
coupe clairement le GR5 pour rejoindre Thann, sans passer par l'oeil
de la sorcière en fait. On a envie de rejoindre assez rapidement
Thann pour une simple raison : notre train est à 15h25 à
Strasbourg, et on aimerait avoir le temps de se poser quelque part
pour manger tranquillement.
Nous empruntons donc le
sentier (jaune) qui descend par Kattenbach et nous voilà, une demie heure
plus tard, arrivée à Thann, il est 10h30. On a été bien efficaces
ce matin ! 7 km et 800m de descente et voilà, la rando est
finie.
Finalement nous aurons
cumulés sur 3 jours et demi :
- 56 kilomètres
- environ 2200m de
dénivelé positif
- environ 2500m de
dénivelé descendant
Bah finalement ça grimpe
pas mal les Vosges hein !!
Arrivée à Thann, il
nous faut maintenant trouver la gare. On a un plan très flou, mais
Camille demande à un monsieur qui vient de sortir de sa voiture. Il
nous indique la route qu'on oublie instantanément et nous indique
une durée approximative de 20 minutes à pieds : il est 10h30,
on a un train à 10h51, sinon c'est 11h51... Va falloir se dépêcher
et pas se planter de route ! Solution vite trouvée quand le
monsieur en question, très gentil, nous propose de nous y emmener en
voiture. Ni une ni deux, nous voilà installée dans sa voiture et 10
minutes plus tard, nous sommes à la gare pour prendre le tram-train
vers Mulhouse !!
Nous arriverons à
Mulhouse vers 11H30, l'idée c'est soit de prendre direct le train
vers Strasbourg s'il est dans pas trop longtemps, soit de manger à
Mulhouse et prendre le train ensuite. On profite de la traversée du
centre-ville en tram pour regarder ce qu'il y a d'ouvert et
éventuellement mangeable. Il se trouve qu'il n'y a RIEN d'ouvert (on
est dimanche, certes) mais surtout très peu de restos ou quoi que ce
soit de comestible. Nous arrivons à la gare de Mulhouse à 11h30 et
nous faisons contrôler par les contrôleurs TRÈS désagréables
(pire qu'à Paris, comme quoi) puis entrons dans la gare : il y
a un Brioche Dorée, un tabac pour que Camille achète des feuilles
et un train pour Strasbourg à 11h35. Il est 11h32. Qu'est-ce qu'on
fait ? Camille veut acheter des feuilles, je veux prendre le
train (le prochain est à 12h47...) ça m'emmerde de manger à la
boulangerie de la gare. « Si y a pas de tabac à Strasbourg ça
va me faire chier » argumente Camille. Je repère la voie de
départ, la 1, elle est tout proche. On n'a même pas besoin de
composter, on l'a fait à Thann. Bon. Plus on discute plus on perd de
temps : on achète des feuilles et on prend le train de 11h35.
« On aura jamais le temps » me dit Camille : C'EST
CE QU'ON VA VOIR. On arrive dans le Relay, on se met derrière une
dame qui fait la queue, et on se fait violemment engueuler par un mec
très désagréable (peut-être qu'il est contrôleur??) qui nous dit
qu'on l'a doublé. On s'excuse en lui disant qu'on l'avait pas vu
(c'est vrai en plus, on se serait pas permises), et il continue de
nous aboyer dessus. 11H33. Camille commence à s'énerver :
« Oui c'est bon, pardon, on vous avait pas vus ! Les gens
sont malaimables c'est pas compliqué de dire les choses gentiment
merde ! » Bref, le mec jette son magazine devant nous,
énervé, puis on peut acheter les feuilles. Il est 11h34. Hop,
soussous dans la popoche, et on court dans le train qui part une
trentaine de secondes après. YEAH.
Le Graal.
Nous arrivons à 12h30 :
parfait, nous avons 2h30 pour trouver un resto. Le quartier de la
gare de Strasbourg est plus vivant que celui de Mulhouse, et on a
clairement pas envie de s'éloigner de la gare : il fait 37°C,
on a juste envie de se POSER. On trouve un resto face à la gare j'ai
une possibilité de manger végétarien : hop, c'est parti, on
discute pas trois heures.
Fini le comté huileux :D
Deux heures après avoir
discuté de souvenirs siciliens et de cinéma, il est 14h45 quand
nous partons du resto pour retourner à la gare. Rien que la
traversée du rond point est terrible, on FOND (ya peut-être 200
mètres hein). Il fait CHAUUUUUUUUD.
15h00, notre voie
s'affiche et nous nous installons dans le TER qui nous ramènera à
Paris en 4h30 : oui, c'est long, mais ça coutait 20€ (90€
en moyenne pour les TGV).
Désolée mais les gens derrière avaient l'air trop idiot pour que je les laisse décemment apparaître ici.
En plus, on a du boulot
et on est pas vraiment pressées. Par contre il fait super chaud dans
le train... Le trajet n'est pas insupportable mais un peu long.
J'écris le carnet, je corrige trois tas de copies. Camille bosse.
Au bout d'une heure, on a
toutes les deux abandonné le boulot pour le dodo...
Mais ça ne dure
pas très longtemps et on s'y remet pendant la deuxième moitié du
trajet.
19h53, nous arrivons à
Paris ! Il fait toujours chaud, mais on a juste hâte de rentrer
chez nous. Nous prenons le RER E et nous quittons à Saint-Lazare :
Camille rentre à Saint-Ouen, je rentre à Courbevoie, seule. Je n'ai
plus qu'à discuter avec mon sac qui pue, maintenant.
Il est pas très causant...












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