Si les images n'apparaissent pas, désactivez Adblock pour blogspot.com

25 août 2017


Jour 8. Avant-dernier jour de marche. 

Snif. La fin se fait sentir, à défaut de la faim (c'est déjà ça). Lever 8 heures : grasse mat ! En même temps on n'a que 13 km, ça va se torcher rapidement, on peut partir à 11 heures ! On prend donc largement notre temps pour remballer nos affaires, prendre le petit déj et plier la tente parfaitement SÈCHE (ça fait plaisir!) Le réchaud a un peu de mal à faire chauffer l'eau avec le vent glacial qui sévit, heureusement qu'on a des cuisines à partir de ce soir.

Départ vers 10h30. Le temps est toujours grisonnant mais toujours pas de pluie, on a plutôt de la chance ces derniers jours. Du vent froid, des nuages assez bas mais pas trop pour voir quand même le paysage. Des plaines, vallons, à perte de vue, encore et encore. Une boucle de paysage pas monotone pour autant.





On parle de tout et de rien dans le vent en traversant les plaines marronâtres. La fac, la famille, les amis... tout y passe et le temps passe vite, si bien qu'il ne nous faut que deux heures pour faire 9 km jusqu'à notre pause pique-nique, cachées derrière un gros caillou pour se protéger un peu du vent... sans vraiment de succès, il fait hyper froid !

Nota bene : à l'heure où je rédige ce carnet, quelques jours après mon retour, la simple image de nous en train de manger de la mimolette me file un léger haut-le-coeur.


 C'est reparti, on traine pas, il CAILLE. On passe encore par des plaines, le vent dans la tronche, puis terminons notre étape par une espèce de butte, on dirait un petit parc.







Les arbres sont couchés sans qu'il y ait de vent, ça donne le ton sur les rafales habituelles de la région. Une forêt éparse nous entoure et donne un air très particulier avec ce temps maussade.





Nous finissons par une grande étendue de toundra dont je ne me lasse pas. Sauvage de Christian Dior, à côté, c'est du LOL EN BARRE.


Imaginez ça tout autour de vous, sur des kilomètres, sans rien ni personne.

Il nous faut seulement une grosse heure pour rejoindre le refuge de Gisuris, en croisant des petits troupeaux de rennes régulièrement, il est 14h30 ! 13 km en 4 heures, avec les pauses, on est plutôt en forme ! 



Une bonne nuit chaude nous attend pour boucler cette rando itinérante. Nous installons nos affaires dans un dortoir de deux lits et commençons à faire une petite sieste quand le gardien du refuge débarque et nous parle en français (vraiment, c'est vexant). Franchement, les suédois parlent hyper bien français ! On paye nos deux nuits et deux cartes postales qu'on s'écrit nous-mêmes (désolée, y avait pas de boîte postale sur le sentier...!)



Une petite sieste plus tard, on se bouge pour aller chercher des seaux d'eau propre dehors et un seau d'eau sale vide pour faire une lessive et se laver, ainsi que nos cheveux... Bah je vous laisse imaginer le bordel de se laver les cheveux au savon d'Alep dans un seau d'eau froide. C'est folklo !



Okay on aurait pu attendre d'avoir une douche mais j'en peux plus, ça fait 10 jours que je me suis pas lavée la tête, ça me GRATTE, j'ai des cadavres de moustiques dans les cheveux (je sais ça fait rêver) bref je veux du SAVON.

Après quoi on revient à la cuisine pour se faire à manger avant la nuit. On y retrouve deux allemands et deux américains qui nous balancent « oh les filles se sont lavées les cheveux ! Ça change tout ! » aha, aha. Qu'est-ce qu'on se marre, so funny.

Y a beaucoup de gens dans la salle du miam, on a l'impression d'être à la cantine. Du coup on se fait du riz à la sauce beurre / citron et mangeons entre des suédois et des suisses. Franchement, c'est super bon ! Et on finit le repas en entamant notre dernière plaquette de chocolat... mmmmmh. M'en fous, y a plus qu'une journée ! 



Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire