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5 août 2018


Dernier jour sur l'île de Skye ! « C'est quoi c'temps de chiotte, j'suis sûr c'est moins pire en Ecosse » disait Gringe en pestant contre la pluie normande. Oh non mon pote, crois-moi, j'ai beau connaître les intempéries de ma Normandie natale, ici on est loin de 35°C qui plombent le bocage en ce moment... Un petit 15°C. Le choc thermique va être fatal à notre retour. 


Pas de Quiraing, pas de Old man of Storr, on opte pour faire le tour de la péninsule de Skye en bus et rentrer à Portree pour y passer la journée tranquillement. On se poste au bout de la route à 9h50 pour attendre l'unique bus de la journée (déjà y en a pas souvent, mais on est dimanche, ça aide pas) qui arrive vers 10h. On se retrouve face au Quiraing, effectivement, ça vaut certainement pas le coup de le grimper...



Entre temps, Camille galère à cueillir un chardon et se pique les doigts. Elle l'accroche à son sac... Je sens le truc galère où elle va se piquer la tronche à chaque fois qu'elle voudra mettre son sac.




La ligne 57A fait tout le tour de la péninsule en longeant la côte jusqu'à Portree et ça fait plaisir de voir du paysage en restant au chaud (à peu près). Arrivée à Portree à 11h. On traîne dans les rues... 3 rues, en fait. Les boutiques sont fermées et n'ouvrent qu'à 12h. On fait un petit tour dans Portree.




On retourne vers la gare routière pour prendre un apéro au Isles Inn (la Dark Strongbow c'est vraiment mon péché mignon...) et quand l'heure du déjeuner a sonné, nous voici attablée dans la foulée. Je tente un fish & chips. Oui, je suis végétarienne, mais contrairement au pays sous-développé qu'est la France, on trouve dans les pays anglo-saxons des alternatives végétariennes ou végétaliennes dans presque tous les restaurants, y compris les trucs traditionnels, y compris dans les petites villes. Alors vous allez me dire « blablabla la France pays de la gastronomie c'est normal blablabla », mais cher lecteur tout évolue dans une société et j'imagine qu'il y a trente ans, il n'était pas coutume de manger un fish and chips végétarien en Ecosse. Même le haggis est toujours proposé dans sa version veggie. Bon, ça j'avoue on a pas testé... Déjà le haggis en soit ça me donne juste la gerbe. C'est à base de panse de brebis. Je ne vous en dis pas plus, vous irez goûter ou bien vous pouvez aussi en faire vous-même si vous avez une brebis à sacrifier dans le coin, je vous livre chaleureusement les deux premières étapes de la recette :
« Bien laver le poumon et l'estomac, frotter avec du sel et rincer; enlever les membranes et l'excès de gras. Faire tremper dans de l'eau froide et salée pendant plusieurs heures, retourner la panse pour la remplir.
Placer le coeur et le foie dans une marmite, et recouvrir d'eau froide. Amener à ébullition, réduire le feu, couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant 30 min. »

Comment ça, ça fait pas envie ? Z'êtes difficiles.
Bref, le fish and chips végétarien. Bon c'est simple, à la place du poisson pané c'est juste du halloumi pané. C'est pas mauvais, mais pas folichon non plus, c'est assez écoeurant au bout de quelques bouchées. Je m'en doutais un peu à vrai dire, mais fallait quand même bien que je mange un fish and chips un jour dans ma vie ! Avec du garlic bread gratiné en entrée, on peut pas dire que j'aurais pas mangé local !




On prend un gâteau au chocolat en dessert mais qui s'avère pas très bon : trop cuit, pas vraiment de goût. Mbon. Place à la balade digestive ! Sur les conseils d'un ami, nous longeons la mer jusqu'au Cuillin hills hotel. Attention, c'est du 4 étoiles ! On entre là-dedans avec nos dégaines de pouilleuses, j'peux vous dire que ça fait un sacré contraste. Hall immense, une bibliothèque entière de bouteilles de whisky, des sofas ultra classes, des petits pupitres pour que les maîtres d'hôtel viennent vous accueillir...


 


Et surtout, une superbe vue avec grand jardin sur le port de Portree et sa rue la plus connue (la seule connue?) à savoir celle avec des maisons aux peintures de toutes les couleurs.



On prend un thé succulent et un scone avec une espèce de crème au beurre et de la confiture. Oui, dessert n°2. Le compteur de calories explose une nouvelle fois ! Comme en Laponie, on récupère en deux jours ce qu'on a mangé en 5. Techniquement je vous avoue que c'est assez difficile. L'estomac est en détresse respiratoire.

Retournons à l'auberge en passant par plein de petites boutiques mignonnes, pour prendre possession de notre dortoir. 4 lits, une salle de bain privative. Cool ! Je sens qu'on va être bien ici aussi. A l'accueil, on retrouve la québécoise et écrivons nos cartes postales (j'en écris une à Camille qui m'en écris une, oui c'est débile mais on fait toujours ça).  


C'est beau hein ?

17h30. Armée de la deuxième boîte des dragées Bertie Crochu, on se met en route pour le port pour jouer (oui ben ça occupe et c'est marrant) en prenant soin d'acheter deux canettes de soda. Ben oui, il faut obligatoirement quelque chose pour enlever vite les goûts infâmes.





Parmi les tutti frutti, myrtille, citron et shamallow, on trouve aussi ver de terre, vomi, poivre, saucisse... Immonde. Evidemment je me tape 3 bonbons « œuf pourri » (le pire truc jamais goûté), que je crache immédiatement. Les mouettes ont l'air d'aimer ça, bizarrement. Les gens doivent vraiment se demander ce qu'on fout...





De retour à l'hôtel à 18h45. Allons-nous dîner ce soir ? Faut avouer qu'avec ce qu'on s'est enfilé dans la journée on n'a pas très faim, sans compter que les bonbons au vomi, ça coupe clairement l'appétit, je vous jure. On prend notre douche, j'écris mon carnet. Je me pose une heure dans le lit, j'ai mal au ventre.

A 21h, on finit par se bouger à la cuisine pour préparer les derniers sandwichs pour demain : 7 heures de bus nous attendent. Ça va être beau, mais long, mais beau ! On passe une bonne partie de la soirée à se marrer en regardant le planisphère de l'auberge, projetant un futur périple... Je trolle un peu Camille.
« L'Afrique c'est bien aussi »
- Trop chaud. J'ai dit pas en dessous de la Loire.
- BAH C'EST LIMITÉ.
- Mais non regarde, la Nouvelle Zélande !
- Mais non mais y a des araignées de 15 centimètres !
- Bon ben le Groenland !
- …

Bon, bon... Va falloir que je fasse un petit effort un jour, je crois.

On retourne à notre chambre. Nos deux compagnons de dortoir sont des allemandes. Gentilles. Peut-être les plus aimables de tous nos compagnons de dortoirs. Faut pas croire, mais c'est gentil un allemand !

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