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6 août 2018


Réveil 6h30 ! Petit-déj, préparation des sacs. Départ à 7h15 pour la gare routière, à 2 minutes à pieds de l'hôtel. Toujours aussi beau dans ce pays !




Le bus démarre ! C'est parti pour 7 heures de route pour revenir à Glasgow. On découvre l'île de Skye au petit matin, au ciel partiellement dégagé, magnifique... Les rayons illuminent les baies et la côte, les montagnes se reflètent partout.






C'est rigolo parce qu'on revient sur nos pas tout au long du trajet. Nous passons le pont qui nous fait définitivement quitter l'île et s'en suivent deux petites heures jusqu'à Fort William, où nous faisons une pause de 20 minutes avant de repartir à 11h30. On a fait presque la moitié du trajet, ça passe relativement vite, par contre ça fait mal au dos.




De Fort William, la route longe le West Highland Way. Les souvenirs remontent. On revient à notre point de départ, comme un retour en arrière où l'on voit défiler nos deux dernières semaines passées ici. Ça paraît si loin, mais si proche en même temps. On se souvient de notre arrivée à Fort William, on admire une dernière fois le sommet du Ben Nevis au loin, on se remémore chaque fou rire, chaque pluie, chaque rayon de soleil, chaque dodo dans chaque auberge, chaque montagne admirée, chaque vallée cheminée, chaque rivière traversée, chaque tartine de boursin avalée, chaque mouton fictivement câliné, chaque midge écrasé. La nostalgie nous enivre et le retour d'un petit sourire apaisé vient se déposer sur nos lèvres.

A chaque fin de voyage, il y a ce « retour au départ » qui me flanque irrémédiablement un nœud au ventre. En général, je lâche toujours un « quand tu penses qu'on était là il y a X jours, qu'on faisait ci, ça », comme si je vivais mon départ une nouvelle fois. C'est dans ces moments là que je prends conscience de combien chaque minute que l'on vit est unique et combien le temps est absolument irréversible.




Après avoir longé le Loch Lomond (ci-dessus) de tout son long (71 km quand même la bête), nous arrivons à Glasgow, il est 14h30. On rejoint la chambre d'hôte à 30 minutes de la gare. Le proprio est sympa. On repart de là à 16 heures, le dos léger pour la dernière fois. Arrivées au centre-ville, on tombe sur PLEIN de vapostore !! Yaaaaaaa le Graal ! Camille peut enfin acheter une batterie au lithium et un chargeur pour la batterie.




On erre quelques temps dans les rues de Glasgow, mais rien d'exceptionnel, à part une boutique de geek où sont rassemblés une masse d'objets Harry Potter / Game of thrones / Zelda / Star Wars / Marvel. On se marre bien.







 Kaykay, tu as déjà une baguette (qui ne sert à rien)...




On finit par tomber sur un bar avec terrasse où on se restaure grandement : tapas, cocktail, c'est la fête dans nos bidons, une fois de plus.









On reste là une bonne heure à regarder les photos et discuter de tout et de rien.
« J'ai pas envie de partir » me dit Camille.
- Moi non plus.
- Ça coûterait combien de rester ?

Plus cher que de revenir une prochaine fois. Il est presque 19 heures quand on se remet en route pour trouver un restau. A vrai dire, les tapas nous ont bien blindé le bide mais on cherche à se balader et trouver un endroit où se poser quand on aura faim. Y a pas mal de musiciens de rue, notamment un groupe qui joue Take five pour la 3e fois depuis qu'on s'est installées sur la terrasse. On croise un type multi-fonction qui fait une reprise de Sounds of Silence avec des percussions tout en faisant de la flûte. Balaise. Pendant un temps je prenais la ligne 13 parisienne quotidiennement et, à Saint Lazare, et y avait des amérindiens qui jouaient de la flûte de pan. C'était un gag un peu redondant avec nos potes de la fac. Du coup, inévitablement...





Il ne nous faut pas beaucoup plus de 15 minutes pour tomber sur un resto italien assez sympa où l'on s'installe en terrasse et reprenons un cocktail au concombre (OUI, et c'est hyper bon!!)





On rentre à l'intérieur pour la suite de la commande : Camille commande un bar avec du risotto, moi une calzone végétarienne. Bonne, mais pas exceptionnelle. Le poisson de Camille est partiellement pas cuit, ce qui la dégoûte. Elle en mange les trois quarts en se forçant un peu la main. Super, ça coûte une blinde et ils ne savent pas cuire un poisson.








Ah ça monte un peu à la tête, la malbouffe...
 
On hésite à prendre un dessert, on a déjà le ventre plein, mais on aimerait se consoler de ce repas très faible en rapport qualité / prix. Allez. Je prends une mousse au chocolat. Camille prend une crème brûlée au citron (vous le voyez venir encore une fois, ou pas ?)

Devinez ce qui arrive à la crème brûlééééée ??? Elle est pas cuiiiiite ! Bien croquante sur le dessus, il n'y a pas de doute, mais l'intérieur est liquide. Pas mauvais, mais liquide. MBON. On est un peu vertes sur ce coup là.

On sort. Il fait nuit, pas très chaud. Mon ventre est gonflé et tendu comme jamais, j'ai tellement mal. J'ai l'impression que je vais exploser et en même temps j'ai l'impression de ne plus rien sentir dans mon abdomen. Je me sens si mal... Je veux m'allonger. Mais on a encore 30 minutes de marche jusqu'à l'hôtel. Cela dit, en oubliant la peine, on se marre bien.






Il faut surtout voir les mimiques de Camille qui traduisent parfaitement notre ressenti.

C'est avec peine quand même que nous le rejoignons l'hôtel. Pendant que Camille va prendre sa douche, je m'étale sur le lit. Punaise, ça fait un bien fou... Je sens mon ventre se détendre et la douleur s'amenuiser. J'avais jamais ressenti ça de ma vie. Tout ça pour ça, putain, on a payé une blinde pour un truc pas très bon pour moi, et assez dégueu en ce qui concerne Camille. Rien qu'en y repensant, elle a envie de vomir... ahaha.

Je prépare mon sac pour que tout soit prêt pour demain, on aura pas trop de temps à perdre. J'ai pas envie de partir. Pas hâte de me prendre 25°C dans la tronche.

Dodo à 23 heures.


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