5h30.
L'arrivée à Astana est rude. J'ouvre les paupières difficilement.
Rien entendu ni vu de l'atterrissage, Camille non plus. C'est
compliqué niveau sommeil. Pourtant, le soleil est déjà levé, ici.
Transit
de 9 heures. Sans vraiment le décider, on ne prend pas la sortie
pour rejoindre le centre d'Astana mais la sortie transit. Du coup on
reste coincée dans le terminal. Viktor Navorski RPZ. Ma foi, de
toute manière on avait ni l'énergie ni l'envie d'aller marcher dans
Astana pour repartir à midi, sachant qu'on y passera une nuit et une
matinée à l'escale de 15 heures au retour. Du coup, on va se
prendre un petit déjeuner dans le terminal et on glande sur des
fauteuils. Camille joue de la musique en tapant sur les tasses (et
pas sur des bambous) avec des petites baguettes. On s'amuse comme on
peut.
En
ce qui me concerne, je tente en vain de retrouver de l'énergie mais
tombe de sommeil à me demander si je ne vais pas aller dormir sur
les tapis de jeu pour enfants. Bon, un peu de tenue, Nini.
Notre vie : se prendre en photo dans des toilettes.
Deux
heures plus tard, on a migré vers des chaises longues où on peut
dormir un peu, et on ne s'en prive pas.
13h.
Je me réveille : « Camille, on va manger bientôt ? »
(ça commence, j'ai déjà faim). Elle me répond vaguement qu'elle
me rejoint plus tard et je vais écrire mon carnet en l'attendant.
13h35.
Camille arrive : « Bon ben je vais chercher à manger. »
et repart aussi vite qu'arrivée. Que pasa ?? Elle revient. Elle
a cru qu'il était 14h35. On embarque à 14h45. Elle est un peu
frustrée parce qu'elle voulait avoir plus de temps pour déjeuner,
mais finalement on attendra quand même un quart d'heure devant la
porte embarquement. Allez c'est parti pour la deuxième et dernière
partie de vol : Astana / Bishkek. 1H40 de vol nous permet de
rejoindre la capitale kirghize, d'où un chauffeur nous attend pour
nous emmener à l'hôtel. Rah, c'est la première fois qu'un type
m'attend à l'aéroport avec une pancarte à mon nom entre les mains,
comme dans les films ! :D
Il
ne parle ni anglais ni français. On le suit à l'extérieur jusqu'à
sa voiture. Putaing, il crame ici !! La chaleur m'assomme. Les
sièges tout en cuir du taxi n'aident pas.
Alex
nous attend à l'adresse indiquée et nous montre notre appartement.
Il est vraiment cool, très serviable. Pour 32€, on a un
appartement climatisé dans le centre de Bishkek et le taxi de
l'aéroport à l'hôtel. Bon c'est pas le 4 étoiles par contre hein
:D
On
se pose un peu à l'hôtel et partons pour deux heures dans une quête
fort primordiale dans notre séjour : acheter du gaz pour le
réchaud. Ben oui, pas de gaz, pas de rando. L'idéal serait donc
d'en trouver ce soir pour partir tôt demain matin et commencer déjà
à marcher.
On
nous a dit qu'on trouvait du gaz partout à Bishkek et que ce n'était
pas un problème... Alors on sillonne pas mal les rues de notre
quartier, écumons pas mal de boutiques... en vain.
C'est un magasin de sport. On y a cru très fort.
Je ne saurais vous dire pourquoi, au Kirghizistan, tous les troncs sont blancs sur un mètre.
La ville est pas très belle mais heureusement, au loin, on aperçoit de belles bêtes.
Et puis y a des bouboules illuminées !
Les
gens ne comprennent ni l'anglais ni le français et nous ne parlons
ni russe ni kirghize. On se retrouve donc à communiquer par mime
parce qu'à chaque fois qu'on demande « a bottle of gas »,
on nous apporte 1L de Perrier. En vain également.
On
finit par se dire que le mieux est de rentrer à l'hôtel pour
checker sur internet où on pourrait s'en procurer demain, sachant
qu'on sera dimanche. Ça nous fera partir plus tard, ça me fout un
peu en rogne... A peine arrivée, j'ai déjà hâte de quitter la
ville... On passe la soirée à prolonger l'apéro en riant et
parlant sur le balcon, sans même manger les noodles achetées dans
une épicerie.
Je
cherche sur internet où acheter du gaz à Bishkek, je lis « Red
Fox », magasin de sport. J'épluche tous les sites en relation
avec cette chaîne, tente une traduction de page via Google. Echec
cuisant. Bon. Ça m'a l'air bien complet, il y aura du gaz, pour sûr.
Alex, le proprio de l'appartement à qui j'explique notre situation,
me le confirme en cherchant de son côté (vraiment trop sympa). Ça
semble ouvert le dimanche, c'est écrit sur Google et sur leur site.
Le seul truc c'est que ça ouvre à 9h. Du coup on programme un
réveil à 7h30 pour la finition des bagages avant de partir et achat
du gaz à l'ouverture pour ne pas perdre de temps. Fiou, en plus, ce
putain de magasin est à 2 minutes à pieds de là où on a trainé
toute la soirée... Pffffff.
On
met des plombes à s'endormir. Il faut dire que bien que les heures
dans l'avion ne furent pas très requinquantes, pour nous il est tôt
(H-4). Ce qui fait qu'on n'arrive à s'endormir que vers 3 heures du
matin.













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