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21 juillet 2019


Réveil à 7h30. Lever, petit dej rapide. 8H40, il ne reste que la tente à replier, great ! Benjamine débarque : « notre famille vous invite à prendre le thé ! » Ah... Bon ok, mais pas longtemps parce qu'on a de la route ! On finit de ranger nos affaires et passons à leur yourte. L'intérieur est magnifique, le couple et leur fils très chaleureux, même adorables ! Les 3 françaises sont profs et la maitresse de maison aussi. Eh bien, ils sont PARTOUT ces profs !! Dans nos villes, nos campaaaagnes ! Eh oui. En même temps avec le nombre de vacances qu'ils ont, hein, pfffff.
On discute en buvant du thé super bon et mangeant une espèce de pâte feuilletée sucrée avec de la confiture. Miamiamiam. Ça donne envie de dormir dans une yourte...
On se barre à presque 10 heures et saluons nos compères que l'on retrouvera probablement sur le chemin un peu plus loin. Aaaaah, on est CONTENTES. Il suffit de peu, parfois...




Ok. Je sais ce que vous vous dites : "mais elles sont TOUJOURS habillées pareil ces crados." Alors, oui, euh... Oui. Mais on lavait nos vêtements, quand même.

On rejoint nos sacs, les enfilons ("allez 1, 2, 3 !") et nous mettons en route. Les gosses de la veille me suivent, me parlent mais je comprends rien. Ils font une bataille de bouse. Oui oui, littéralement. Ils ramassent de la bouse et se la lancent les uns sur les autres. Ah bah on fait avec ce qu'on a, hein !



Un trajet d'à peine 2h30 pauses comprises nous amène jusqu'au camp de Kilemche. Le sentier est fort beau, longeant la rivière et surplombant la vallée (de Dana lalilala ? Non. Toujours pas, non.)




Si vous vous demandez pourquoi il y a autant de sentiers : c'est parce que les vaches ne sont pas très disciplinées !


 La vallée de Kilemche

Bon eh bien voilà, il est à peine 13 heures, on est à notre camp prévu hier. Il commence à pleuvoir et le vent se lève, alors on se décide à rester ici aujourd'hui et ce soir. Le col sera pour demain.



 Vingt minutes plus tard

On pose la tente à côté d'un énorme tourbillon dans la rivière et s'en suit de trèèèèèès longues heuuuuuures de GLANDE. De 14 heures à 20 heures, on n'aura presque pas quitté la tente. Enfin moi je passe mon temps à faire des allers retours parce qu'il pleut régulièrement et quand le soleil arrive, je crève de chaud donc je sors. Et après il repleut donc je rentre. Et après j'ai chaud donc je sors. Bref, c'est très marrant. A part ça, on fait pas grand grand chose...


Ça fait très mal. Je saigne.

Repos dans la tente, toile ouverte.
« Y a une vache qui nous a piqué un truc là » me dit Camille. Plus loin en effet, une vache a un truc en plastique dans la bouche et se barre avec. Merde ! Je me lève et m'en approche. Plus j'avance et plus je comprends qu'elle a un espèce de bâton dans le nez avec un morceau de plastique qui pend sur son museau... Je comprends pas. Bon, je me retourne pour repartir à la tente quand je vois Camille qui en sort et à côté, un veau, tête et cornes dans la toile. What ??? Mais non ! Pendant deux secondes, j'ai cru qu'un veau attaquait la tente, mais ce petit bébé d'amour ne faisait que se gratter entre les cornes avec la toile ! Ce n'était pas pour plaire à Camille... Quand il nous voit, il s'enfuit... Snif. Je ne ferai donc jamais de câlin à un veau sauvage ?

Atelier couture après déchirage de mon sac de couchage. Eh bien le voilà, le 3 du "jamais deux sans trois" !



Je me fais une sieste en fin d'aprèm pendant que Camille lit le dictionnaire kirghize en ENTIER. Oui. Elle est en soif de connaissances, cette petite corse.
Tout à coup, on entend des coups à côté de la tente. C'est quoi ça ? On entend des gamins, ils doivent jouer à côté... Plusieurs coups, puis un coup sur la tente. Camille sort : « ils lancent des cailloux sur la tente ! » Rah, les ptits cons ! MA TENTE À 350€ BORDEL !!!!! Tel un papy paysan criant après ses vaches, je sors à mon tour, ils sont de l'autre côté de la rivière et s'amuse à tirer sur la tente !! On les interpelle et on les suit du regard jusqu'à ce qu'ils s'éloignent. Voilà, on peut rejoindre notre cagibi portable.

Ce fut donc une journée « soin et mise en beauté », beauté somme toute relative.




21h, AU SCHLOFF comme disent nos voisins les schleus (rah ça va, c'est affectueux).


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