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27 juillet 2019


Quelle journée de merde. Oui, je vous l'annonce d'ors et déjà, c'est une journée de merde. Longue, chaude, ennuyeuse, blasante. Le programme n'est pas très chargé : attendre 15 heures qu'un taxi nous emmène de l'hôtel à l'aéroport et prendre l'avion pour Astana. Mouaif. Quotient émotionnel faible.

On traîne dans notre lit jusqu'à 11h30, il faut quitter les capsules à midi. Le temps est long. On se traîne comme des boulets jusqu'au restaurant (l'unique restaurant) qu'on a vu hier en rentrant à l'hôtel. On se pose en terrasse, personne ne vient nous voir. Un type parle dans les hauts-parleurs. « Tu crois qu'ils nous disent qu'on doit venir ? »
Bon, on va à l'intérieur, on nous file un menu en anglais. Je demande une salade et une soupe. Y a plus de salade. Ok. Ils ont d'ailleurs plus grand chose. En boisson, il ne leur reste que des chopes de jus de fruits. Soit. Je prends donc une soupe et Camille commande du saumon. On retourne dehors, on attend. Au bout de 5 minutes, je retourne voir et emmène le plat de Camille : des raviolis. Je demande si c'est le saumon. Ils comprennent rien. Apparemment c'est des raviolis au saumon. Il me file une théière avec. Mais on n'a pas commandé de thé ? Bon, bon, soit. Camille va chercher le deuxième plat et rapporte deux tasses.



Je sers du thé dans chaque tasse. « C'est bizarre, me dit Camille, ça sent le thym. » Oui, et dedans y a des petites bulles de graisse qui flotte. Mmmmh. Camille comprend que c'est pas du thé mais un bouillon. « Tu crois que je dois verser ça dans les raviolis ou je le bois ? » J'en sais rien. Bon, elle boit. Le mec parle encore dans les hauts-parleurs. « Tu crois qu'il me dit que ça se boit pas ? » :D
On finit gentiment nos plats et retournons à l'hôtel. Il est 13h30. Encore une heure et demie à poireauter. P'tain c'est looooooonnnnnnnnnnnnng.


Ouf, enfin 15H00 arrive et notre taxi aussi. A la radio, on entend Freed from desire. On se regarde, un sourire. 500 soms plus tard, nous voilà de retour à l'aéroport de Bishkek. On poireaute encore. On s'enregistre, on va acheter un goûter. Je n'ai toujours pas acheté de bière kirghize pour la collection, c'est donc chose faite. Sauf qu'on a pas encore passé la sécurité. Ça veut dire que je dois engloutir 50 cl de bière kirghize à 11% en une demie heure.

[20 minutes plus tard] La vache. Je me sens pas bien du tout. Ma glace était pas bonne. Beaucoup trop de boisson. J'ai la gerbe !!! C'est pas du tout la fête dans mon bidon là. (Référence ICI)

Passage de la douane et de la sécurité où le mec se fout de ma gueule parce que je ramène une bouteille de bière vide en souvenir. Patate, va. Vol pour Astana, 1h40.
Arrivons à Astana à 19h30 où un taxi nous attend pour nous emmener à l'hôtel. Sympa, le chauffeur est en fait le fils des proprio de l'appart. On discute pas mal. Le Kazakhstan semble d'emblée beaucoup plus aisé que le Kirghizistan : où sont les fêlures sur les pare-brise ??? Incroyable !

Arrivée à l'appart, présentation aux parents. Ah, on n'avait pas compris que c'était une chambre chez l'habitant ! On redescend pour sortir des sous, payer l'hôtel (6000 tenge, soit 12€) et aller se promener et manger dans Astana. C'est une ville assez Dubaïenne, très surprenante. Pas si belle que ça, mais surprenante. Des immenses buildings partout, des rues très larges et désertes, très propre. Notre appartement est au 22ème étage d'un immense building qui en compte 41 et où se trouvent tout en bas un centre commercial et des étages de parking.



Dîner dans un restaurant de cuisine kazakh où on se fait littéralement péter le bide. Enfin moi ça va encore, mais pour Camille c'est un peu plus compliqué. Un litre de cocktail au concombre en souvenir de Glasgow, des samossas pour moi, et une assiette ÉNORME de mouton pour Camille.





Y' avait que la moitié, là

Après quoi on se fait une balade nocturne dans le centre moderne d'Astana. Fontaines illuminées, tour Bayterek, illumations sur les façades des buildings... Y a pas à dire, c'est relativement classe quand même. J'y passerais pas ma vie, mais c'est chouette à voir, peu touristique et si propre !!








On se fait la route jusqu'au palais du président où, bientôt, on ne voit plus beaucoup de touristes, on ne croise plus que quelques gardes par ci par là, pas sécurisé de fou non plus d'ailleurs. Une énorme place vide et majestueuse.



Un garde s'approche de nous. Ah, on a peut-être pas trop le droit d'être là... Il nous demande nos passeports. Ah. Je range discrètement mon appareil photo dans mon sac à dos. Il nous demande de le suivre par des gestes (parle pas anglais non plus ici), sans rien ajouter. On est un peu mortes de rire. Il nous redemande les passeports. Bah ils sont à l'hôtel en fait. Il est septique. Je lui montre la confirmation de réservation sur mon portable. Il s'en fout royalement. Il demande à voir le portable de Camille et inspecte les photos. Holy shit. Il voit nos selfies de merde et les photos de nos plats... La honte. Il demande mon portable, même protocole. Visiblement il n'a pas vu que je prenais tout avec mon appareil photo... Il finit par reprendre le portable de Camille et y taper un numéro. « Non mais ça va me coûter cher en fait » riposte Kay. Rien à foutre, il fait sonner. Son portable sonne. Il fait un clin d'oeil à Camille : « Now you have my phone. Whatsapp ! » OMG ! Il nous laisse partir en répétant « Whatsapp whatsapp » à Camille.

Ouuuuh bah ça nous a un peu calmées cette histoire !!! C'est tout en fou-rires qu'on se rentre à l'hôtel fissa pour un petit dodo fort agréable. Sauf qu'on se paume dans le centre commercial et qu'on retrouve pas du tout l'entrée du bon ascenseur pour aller dans la bonne partie de l'immeuble pour retrouver notre appartement. On n'a RIEN mémorisé. Grâce à notre inconscient d'où émerge de vagues flashbacks et à deux doigts d'appeler le gars de l'hôtel, on finit par trouver le bon numéro. On a peur de réveiller le couple assez âgé qui doit dormir à cette heure-ci (0h30), mais en fait ils ne sont pas là, c'est une jeune femme qui nous ouvre. Les chambres de l'appartement sont toutes louées à des étrangers – étrangères, pour le coup.




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