Dernière
matinée avant le dernier vol pour Paris. On discute avec Katerina et
Xenha, deux kazakh assez cools qui trouvent (comme beaucoup) les
français absolument incroyables et « WAAAAAAHH
PARIIIIIIIIIIIIS SO ROMANTIIIIIIC » … Mouais. Entre les cons
et les pigeons, y a peut-être deux ou trois trucs qui sont pas à
jeter, allez, je vous l'accorde...
On
profite de la matinée pour aller « visiter » la mosquée
(ça se visite pas tellement) juste à côté de l'hôtel. Elle est
vraiment immense et magnifique. Tout comme la couche de pollution au
dessus du pays sec...
Midi,
départ en taxi avec le frangin (je crois) du type venu nous chercher
hier. Très sympa aussi. Arrivons à l'aéroport relativement tôt.
C'est assez bizarre comme sentiment. J'ai l'impression que c'était
hier qu'on passait notre journée à l'aéroport d'Astana, et en même
temps la première rando me paraît si loin. Quand la boucle est
bouclée, le temps semble se tordre pour mieux se compacter.
Après
avoir failli me faire sucrer ma bouteille de bière vide à la
sécurité (j'ai fait ma petite moue de touriste perdue « hein
mais pourquoiiiii c'est un souvenir ! A Bishkek on me l'a
laissée siouplééééé »), nous nous enfilons un bon gros
sandwich avant de prendre place dans l'avion. On retrouve nos chères
tablettes pour passer le temps. Camille écoute Hurt de Chrisina
Aguilera en boucle. Je regarde Green Book : super film que je
voulais voir depuis un bail. Il est environ 16 heures. L'équipe de
bord nous sert le repas. QUOI DEJA ? J'ai absolument pas faim !!
Bon bah... Repas. Très très bon repas. C'est vraiment une super
compagnie, et vraiment pas chère pour le service... Un petit dodo
plus tard et nous voilà de retour sur le sol parisien.
Le
retour fut long. C'est une fois à la maison que nous nous réfugions
à la crêperie pour notre 4e repas de la journée. Il faut bien ça
pour se consoler...
Difficile
de savoir comment finir ce carnet. Je crois que plusieurs paragraphes
résument assez bien mon sentiment sur ce pays et sur ce voyage. Nous
reprenons le cours de notre vie avec des images sublimes en tête,
des rencontres magnifiques et l'envie de partager l'incroyable
aventure que l'on a vécue, sans avoir véritablement les mots pour
le faire. Quand on me dit « alors, ton voyage ? » je
ne sais pas quoi répondre. « Ah bah, c'était génial »
me semble si insuffisant, si pauvre. Oui, génial, mais pas
seulement. C'était aussi chaleureux, délicieux, merveilleux,
harmonieux, faramineux, tumultueux, silencieux, lumineux, montagneux,
torrentueux, buissonneux, parfois dangereux (!), fructueux,
majestueux, et surtout si précieux.
Au
retour d'un voyage, le chemin de la tristesse à la plénitude est
toujours long et pénible. Dans les vallées immenses que sont le
bain des émotions, la rivière des sentiments passe par des virages,
torsion des tripes, des vagues de nostalgie, des cascades d'amertume,
et doucement s'écoule vers une prise de conscience, un recul, pour
finalement se jeter dans la mer de la plaisance, du bonheur pur et
simple de vivre, la conscience de combien celui-ci est précieux, et
l'envie d'en arroser tout le monde. Je l'ai compris dans les Alpes il
y a deux ans, je l'ai réellement réalisé à Madère cette année.
Finalement,
ce n'est pas le cœur lourd que je reviens. J'ai même hâte de
diffuser tout ce que j'ai pu recevoir de bon, de chaud et de doux
autour de moi.
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nouveau média d'amour brut et inconditionné. En soldes chez
Decathlon.



Tu m'as mis le sourire avec ce super récit
RépondreSupprimerUne belle aventure !
Merci :)
Merci !!
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