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28 juillet 2019



Dernière matinée avant le dernier vol pour Paris. On discute avec Katerina et Xenha, deux kazakh assez cools qui trouvent (comme beaucoup) les français absolument incroyables et « WAAAAAAHH PARIIIIIIIIIIIIS SO ROMANTIIIIIIC » … Mouais. Entre les cons et les pigeons, y a peut-être deux ou trois trucs qui sont pas à jeter, allez, je vous l'accorde...
On profite de la matinée pour aller « visiter » la mosquée (ça se visite pas tellement) juste à côté de l'hôtel. Elle est vraiment immense et magnifique. Tout comme la couche de pollution au dessus du pays sec...




Midi, départ en taxi avec le frangin (je crois) du type venu nous chercher hier. Très sympa aussi. Arrivons à l'aéroport relativement tôt. C'est assez bizarre comme sentiment. J'ai l'impression que c'était hier qu'on passait notre journée à l'aéroport d'Astana, et en même temps la première rando me paraît si loin. Quand la boucle est bouclée, le temps semble se tordre pour mieux se compacter.
Après avoir failli me faire sucrer ma bouteille de bière vide à la sécurité (j'ai fait ma petite moue de touriste perdue « hein mais pourquoiiiii c'est un souvenir ! A Bishkek on me l'a laissée siouplééééé »), nous nous enfilons un bon gros sandwich avant de prendre place dans l'avion. On retrouve nos chères tablettes pour passer le temps. Camille écoute Hurt de Chrisina Aguilera en boucle. Je regarde Green Book : super film que je voulais voir depuis un bail. Il est environ 16 heures. L'équipe de bord nous sert le repas. QUOI DEJA ? J'ai absolument pas faim !! Bon bah... Repas. Très très bon repas. C'est vraiment une super compagnie, et vraiment pas chère pour le service... Un petit dodo plus tard et nous voilà de retour sur le sol parisien.
Le retour fut long. C'est une fois à la maison que nous nous réfugions à la crêperie pour notre 4e repas de la journée. Il faut bien ça pour se consoler...

Difficile de savoir comment finir ce carnet. Je crois que plusieurs paragraphes résument assez bien mon sentiment sur ce pays et sur ce voyage. Nous reprenons le cours de notre vie avec des images sublimes en tête, des rencontres magnifiques et l'envie de partager l'incroyable aventure que l'on a vécue, sans avoir véritablement les mots pour le faire. Quand on me dit « alors, ton voyage ? » je ne sais pas quoi répondre. « Ah bah, c'était génial » me semble si insuffisant, si pauvre. Oui, génial, mais pas seulement. C'était aussi chaleureux, délicieux, merveilleux, harmonieux, faramineux, tumultueux, silencieux, lumineux, montagneux, torrentueux, buissonneux, parfois dangereux (!), fructueux, majestueux, et surtout si précieux.

Au retour d'un voyage, le chemin de la tristesse à la plénitude est toujours long et pénible. Dans les vallées immenses que sont le bain des émotions, la rivière des sentiments passe par des virages, torsion des tripes, des vagues de nostalgie, des cascades d'amertume, et doucement s'écoule vers une prise de conscience, un recul, pour finalement se jeter dans la mer de la plaisance, du bonheur pur et simple de vivre, la conscience de combien celui-ci est précieux, et l'envie d'en arroser tout le monde. Je l'ai compris dans les Alpes il y a deux ans, je l'ai réellement réalisé à Madère cette année.
Finalement, ce n'est pas le cœur lourd que je reviens. J'ai même hâte de diffuser tout ce que j'ai pu recevoir de bon, de chaud et de doux autour de moi.
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