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25 juillet 2020

 

Après une courte nuit, réveil à 5h30. Ouch, ça pique un peu. Je me presse un peu, fais un câlin à ma compère de randonnée corse et colocataire Camille (qui ne dort pas encore?!) et file à la gare. J'arrive à Bercy à 7h30, mon train est à 8h. Parfait.

 

J'ai pris un billet spécial web à 15€ (les profs sont en vacances tout l'été, oui, mais c'est la dèche), du coup au lieu d'un TGV c'est un TER qui met 6 heures pour atteindre Grenoble. Bof, je m'en fous un peu, je continuerai ma nuit, masque sur la tronche.

Arrivée dans le train, je me dis que j'ai largement le temps de recharger mon accumulateur et mon NOUVEAU TÉLÉPHONE, Teeno est mort, RIP. Il aura quand même tenu tant bien que mal une année (pour plus d'informations sur Teeno, voir le carnet du Kirghizistan en juillet 2019, mais en gros c'est une marque chinoise qui fait des perceuses et qui a eu l'idée de sortir un smartphone... de merde.)


Bon. Ça commence bien, il était neuf à la base ce câble, hein. Il a servi une fois. Heureusement, j'en prends toujours un de rechange.

Je m'assoupis deux bonnes heures, mange mon sandwich, et attends. La fin du trajet est longue. La plupart des gens sont descendus à Lyon, y a plus personne dans le wagon. Je remarque que mon accumulateur ne charge plus. Putain, soit y a pas de courant dans le train, soit l'adaptateur USB / secteur est mort lui aussi. Chiotte. J'essaye toutes les prises non occupées autour de moi : idem.

Enfin 14 heures, j'arrive à Grenoble. SA RACE, IL FAIT CHAUUUUUUUD ! Je sais pas pourquoi je m'y suis pas préparée.

C'est drôle de me retrouver ici, j'ai l'impression que c'était hier qu'on est venues avec Camille voir le concert d'Ibrahim Maalouf (c'était en octobre). Du coup je connais un peu la ville et je me dirige direct vers le téléphérique de la Bastille qui va me grimper de 200m de haut, ça sera en moins. Oui car j'ai pour projet d'aller au camping du Sappey (comme jamey) en Chartreuse ce soir, à 12km d'ici, 1200m de dénivelé. HUM. Il est 14h30. Je suis un peu (trop) ambitieuse.

Sur la route vers le téléphérique, je tombe par hasard sur une boutique d'électronique : cooooool. Je rentre et le petit monsieur teste mon adaptateur secteur : il est mort. OOOOOKKKKKKK. Tout neuf aussi. Génial. Je lui laisse le mort et lui en rachète un, ça sera utile pour les recharges au camping, surtout que mon accu est loin d'être plein.


Je sue à grosses gouttes sur tout le chemin et dans le téléphérique. L'enfer. Arrivée en haut, je me précipite dans les toilettes : je m'asperge d'eau, mets de la crème solaire à gogo et remplis mes 3 gourdes à bloc. Il est 15h, c'est parti pour la montée via le GR9.


De là-haut, on a une vue sur une bonne partie de Grenoble.


Putain. C'est dur. La montée, ça va encore, mais la chaleeeuuuur !


Heureusement, le sentier est à l'ombre. J'ai quand même un LÉGER doute sur mon arrivée au camping à 12 km ce soir. Je mate la carte et opte pour diviser l'étape en deux : au Mont Rachais, je devrais pouvoir poser la tente, et finir jusqu'au camping demain. Ça me fera deux petites étapes, c'est plus raisonnable et surtout plus faisable ! Bon du coup ça veut dire que j'aurai pas d'eau, donc va falloir économiser : je me prévois une gourde pour l'après-midi, une et demie pour le soir, et le reste pour la descente demain matin jusqu'au col de Vence, où je crois qu'il y a de la flotte.

Dans la montée, je croise plusieurs duo sympathiques : un premier de deux femmes qui me tapent un peu la discute et me rassurent sur la possibilité de bivouaquer au Mont Rachais. Ensuite, un couple de polonais très sympa qui viennent d'emménager dans le coin et me demande des renseignements sur le bivouac en France. Puis, un type super sympa qui me conseille de dormir à une cabane, non pas au Mont Rachais, mais un peu en contrebas. Great ! Ça rassure d'avoir des avis extérieurs.

Je tombe sur une cabane privée où des gens sont posés. Je monte sur la terrasse avec eux pour avoir une vue dégagée sur Grenoble et le massif de Belledonne, juste en face. MIAM.


Quelques kilomètres plus tard, le sentier devient plus plat et plus large, toujours en forêt, c'est bien agréable. Je fais tout de même pas mal de pauses à cause de mon sac qui pèse son poids et de mon dos et mes épaules qui se demandent pourquoi je leur inflige ça. Eh oui mes petits muscles, c'est ça la dure vie de nomade !


J'arrive vers 19 heures à la fameuse cabane aux ours. C'est vrai que c'est très chouette comme endroit. Cela dit le terrain est quand même vachement en pente.




A peine arrivée, un type en sueur arrive en courant :

« Vous allez dormir là ? » 

- Euh je sais pas trop, sûrement oui, mais j'ai ma tente. 

- Ah oui nous aussi, j'essaye de convaincre mon fils de monter, il voulait pas me croire qu'il y avait une cabane ici ! C'est super beau ! Bon ben je retourne les chercher.

Je dépose mon sac à la cabane et reviens sur mes pas pour monter au Mont Rachais. Mais c'est loin quand même, et je suis explosée. Je marche un peu dans les champs et fais demi-tour. En rentrant à la cabane, je vois que dans le champ juste derrière, on a une super vue sur la Belledonne. Je pense plutôt camper là. Je retourne chercher mon sac et discute avec le couple et leur gosse, des ex-parisiens exilés à la montagne. Tiens donc. Ils me proposent des brochettes, je décline gentiment et leur dis que je vais plutôt bivouaquer dans le champ derrière, le terrain est plat et la vue est jolie. Ils ont l'air hyper sympas mais il se fait tard et j'ai juste envie de m'allonger dans ma tente devant les montagnes. On se donne rendez-vous pour le petit-déj le lendemain.

Je pose ma tente, fais une toilette aux lingettes (ça dépanne mais ça vaut pas une rivière quand même), quelques nouvelles à la famille et aux amis, et me voilà avec ma soupe habituelle tomate mozza, en essayant d'économiser de l'eau au maximum (va faire la vaisselle avec 20 cl d'eau, génial...)

Il est 21 heures quand je me pose dans ma tente, face aux montagnes rosées de la Belledonne. Rah, la prochaine fois, j'irai ! La Chartreuse a l'air jolie, boisée, mais les pics enneigés me font toujours de l'oeil... Au moins, ici, ça caille pas.


J'ai bien fait de scinder l'étape en deux, comme ça je prends mon temps et demain je pourrai recharger les batteries (dans tous les sens du terme) au camping.


Total de l'après-midi : 7,5 km / D+ 600m

Suite --> 26 juillet 2020

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