On part vers 14h30 de Lyon en se disant qu'on n'est qu'à 2h30 de route de Belle Plagne et qu'on doit arriver à l'appart entre 17h et 20h. Mais bien évidemment, j'en oublie tous les parigots qui sont venus de Paris ce matin et qu'on retrouve sur la route comme si on avait pas fait de halte à Lyon. Aha aha. On se retrouve dans un bouchon de dingue avant l'autoroute vers Chambéry, ça commence vraiment à me pomper l'air. Une fois Chambéry passée, ça redevient fluide et on arrive à Aime vers 19h. On fait un gros plein de courses à Leclerc avant de se taper les 1500m de dénivelé jusqu'à Belle Plagne, hors de question de passer notre semaine à faire les courses au Sherpa qui porte TRÈS MAL son nom.
Une fois sortis des courses, Christine m'appelle. Christine, c'est la dame qui est à l'accueil à Odalys. Elle est super gentille, elle m'a appelée il y a quelques jours pour me parler de plein de trucs et me dire de passer la voir pour qu'on discute, bref, un accueil bien chaleureux. On lui dit qu'on sera là vers 20h et elle nous attend.
La montée vers Belle Plagne n'est pas de tout repos pour la 207 SW de mon père que j'ai troqué contre ma 108 pour plus de confort, de place et de PUISSANCE !!! (C'est une voiture qui aime pas freiner et qui veut que aller vite, dixit mon papa.) Et c'est vrai que c'est quand même vachement plus agréable à conduire pour ce type de lieu.
Il y a plusieurs villages de station de 1800m à 2050m : La plagne 1800, Plagne 2000, Plagne Centre, La plagne Bellecôte, et enfin Belle Plagne, tout en haut. 28 virages en épingle, 10°C et 35 minutes plus tard, on arrive à l'entrée du parking. La station est bien foutue : un petit centre piéton, et tout autour, des parkings souterrains qui ne sont pas en fait sous terre (rien compris), et qui permettent d'accéder directement aux résidences. On gare la voiture et on va voir Christine, qui nous donne les clefs, la télécommande et le wifi et nous souhaite un bon séjour. Avant même de décharger la voiture qui se trouve au 5e étage, on va directement voir l'appartement (qui se trouve au 4e étage, j'ai rien compris je vous dis).
Et soudain, on perd 20 ans : on sautille sur place en faisant des petits cris de joie comme des enfants qui découvrent leurs cadeaux au pied du sapin. Bon, c'est déjà un peu notre attitude à la base, mais là le pic de dopamine n'arrange pas notre cas.
L'appart est génial ! Bien foutu, très propre, spacieux (pour deux c'est large, pour quatre un peu plus tassé), et ce qu'on ne savait pas, c'est qu'il y a un BALCON ! On est aux anges !!
On est collés aux montagnes, excentrés et surplombant le village, c'est parfait. Y'a une espèce de magie qui s'opère en moi, un truc que j'attendais depuis presque un an : l'odeur de la nature, le calme, le vert, la roche, cette sensation de vivre et de profiter de cette vie, sans encombre et sans emmerde, loin de mon cul scotché au canapé depuis ce covid de merde, loin de la routine, loin de la fourmilière parisienne.
Bien sûr, et comme je l'écris souvent sur ce blog, j'aime ma vie, et ce serait triste de m'accommoder de quelque chose qui ne me plait pas alors que je pourrais changer les choses et que j'ai tout ce qu'il faut et toutes les personnes qu'il faut dans ma vie pour être heureuse. Mais j'ai 30 ans et je suis pas débile non plus : la vie c'est aussi des contraintes auxquelles on ne peut échapper, et on ne peut pas toujours se sentir aussi bien et vivant que je me sens face à mère Nature. C'est ainsi : un quotidien plaisant, et quelques bouffées d'air qui le rendent tout aussi plaisant, mais aussi apaisant. Ça me va.
On se dépêche de décharger la 207 et on fonce direct au resto de l'Alpage, une crêperie très bien notée sur Google. On se croirait en hiver tout le temps ici, entre les guirlandes illuminées et le sapin décoré, laissé au milieu du village.
Bon, il se trouve que c'était PAS OUF du tout. J'ai pris une crêpe aux épinards et champignons, légumes en boîte (bon, logique vu l'endroit, mais quand même, ça pourrait être un peu plus cuisiné pour masquer le goût de boîte de conserve). Lali a pris un burger, pas excellent et frites surgelées... Le resto est assez vide, le boss est pas méga chaleureux, et passe son temps à discuter super fort avec une famille juste derrière nous. Ça parle covid, vaccin, tout ce qu'on n'a pas envie d'entendre notre premier soir de vacances. On se barre.
C'est sous un coucher de soleil magnifique que l'on commence la série des Harry Potter que Lali n'a pas vue et qu'on se couche au pays des merveilles.



Aucun commentaire :
Enregistrer un commentaire