19 septembre 2008

Purée, 11 heures de sommeil et on flâne encore. Enfin surtout moi. Je voudrais être au taquet mais pas moyen. On est en route pour la forêt bavaroise, nous voilà quittant le Berchtesgaden. On a quitté le camping ce matin, il avait un peu plus loin à côté de nous un type et son fils qui ont pris un petit déj' digne d'un hôtel, limite ils faisaient la cuisine. C'est amusant comme on garde une certaine convention du repas. A côté d'eux, nous à peine réveillés et sortis de la tente, buvons quelques gorgées de jus d'orange au goulot, piquons chips et céréales par poignées dans le paquet... On a déplanté la tente posée ici depuis deux jours et plantée bruyamment à la casserole (… on n'apprend pas de nos erreurs).
14 heures. Après un arrêt au mac Do, on va acheter quelques ravitaillements : balisto, barres de céréales, et jus de pomme, miam. Arrivés dans la voiture, je me hâte d'ouvrir le jus de pomme : "bizarre, ça ressemble à une bouteille de vinaigre"... et ça sent le vinaigre. Bordel, je savais bien que le jus c'était Saft, et pas Essig. Rah ça pue, bon tant pis pour le jus de pomme. J'ouvre un paquet de gateaux qui s'avère pas très bon. Heureusement il reste des chips au paprika dont je me suis trouvée un goût très prononcé.
15h15, nous roulons toujours vers l'Est du pays, et nous voilà dans le parc national de la forêt Bavaroise ! Un coup d'essence à Deggendorf et on reprend la route en direction de Zwiesel. Nous commençons un circuit dans de hautes collines. Un sommet dépasse les autres, le Grosser Arber que nous prévoyons de monter en téléphérique. Nous voilà à 1000 mètres, d'où nous avons une superbe vue sur Bodenmais et le massif de l'Arber.
Plus loin sur la route, un bon coup de frein fait tomber des objets qui étaient sur la plage arrière... dont le vinaigre... qui s'ouvre et se déverse par terre. Cette odeur immonde ! Faudra qu'on achète un désodorisant avant d'entrer en République Tchèque, où on ne pourra rien acheter puisqu'on y passe en coup de vent. On s'arrête à un site de randonnée où je vais prendre quelques photos de la vue pendant que Seb savonne le sol à coup d'éponge et de liquide vaisselle... Dans le même genre que le plantage à la casserole, ça marche moyennement. Rien n'y fait, ça pue. On se dirige vers Zwiesel, où on trouve un camping à une vingtaine de kilomètres de la frontière Tchèque. « Réception fermée à 18 heures. » Nous nous dirigeons vers l'emplacement des tentes, où nous trouvons deux mini camping-cars, mais pas de tente. On sera les seuls, encore une fois. On se met au plus proche des sanitaires, sur un bout de terrain où l'herbe est bien verte... et le sol bien mou. C'est après s'être enlisés que l'on se retourne et découvre le terrain derrière nous : des petites pancartes, avec des prises pour l'électricité, des numéros pour les emplacements, et une pelouse bien tondue. Comme des emplacements quoi. On sort et on pousse la voiture de toutes nos forces, impossible, on est trop enfoncés, rien n'y fait. Un couple sort de son camping-car et s'approche de nous en souriant. « Helfen ? Aider ? » Jajaja. Elle et son mari s'approchent et nous aident à nous tirer de là. Ouf, on serait restés bien cons sans eux. Le camping est vraiment chouette, on va être bien ici... Sur le sol dur, là, en face. C'est ici que nous avons réitéré l'expérience du plantage de tente à la casserole fourrée aux chaussettes (et sommes accessoirement passés pour des boulets finis auprès du couple sans nul doute). Infaillible.




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