29 octobre 2014


Très bonne nuit de sommeil dans la roulotte. Réveil vers 8 heures et lever timide… Un radieux soleil d’automne nous attend sur la terrasse de la roulotte. AAAHHHH, C'EST TROP BIEN LA MONTAGNE. Encore une belle journée qui s’annonce.
Au programme : la réserve naturelle du bout du lac, montée au chalet de l’aulp, montée au col de la forclaz, le tout sous le soleil (bleu marine et blue, ébloui pareil - hum, j'ai un doute sur l'universalité de ma référence). Après une préparation de bon sandwich au concombre (je sais, ça fait rêver), c’est parti pour un petit quart d’heure de route longeant le lac jusqu’à la réserve du bout du lac de Doussard, qui se trouve au bout du lac comme son nom l’indique. Il est environ 10 heures quand on commence le sentier qui forme une boucle dans des marécages où il paraît normalement y a des castors. Alors on a vu plein de barrages, mais pas de castors, et je suis intimement déçue. Par contre, on a vu plein de gamins, mais ils ont pas fait de barrage, alors j'étais encore plus déçue.



Du bout du lac, on voit Talloires et sa baie, les Bauges derrière nous et surtout la Tournette et les dents de Lanfon sur la droite. C’est sublime.


Les rosières




Retour à la voiture et direction le chalet de l’Aulp, après Montmin.

 C'est beau.


Après une ascension de presque 1000m se terminant par un espèce de chemin avec des énormes cailloux et des énormes trous et des énormes bosses, nous voici à 1424m au pied de la Tournette, avec une vue incroyable tout autour de nous. Aaaaah, mais c’est trop beau quoi. Les couleurs de l’automne, la roche déchirée, le marron de l’herbe, les ombres du relief… Pouah, j’aime trop ça. Ça me donne des frissons, je ne peux pas décoller mes yeux des hauteurs de pierre. C’est à mon sens bien plus beau que la mer, que la prairie, que les champs, que les villes (de loin !!!!)… Je vais m’acheter une montagne.


La Tournette, que je grimperai bien un jour. Ou que je vais m'acheter. Ou les deux.




Bon. En attendant, on pique nique avec une vue sur Annecy et un bout de lac, avec des sapins pour compagnie. C’est cool en cette période, il y a vraiment personne...
Après quoi on entame le chemin qui se dessine sur le col de l'Aulp en passant à côté du rocher du roux. Ma mère ayant carrément le vertige, le sentier devient compliqué lorsqu’il se resserre… Elle décide de faire demi-tour tandis que je vais fourrer mon nez un peu plus loin pour voir. On a une vue magique sur la vallée. Je finis par rebrousser pour la rejoindre au parking quand je comprends que je n’aurai pas grand chose de neuf plus loin sans aller VRAIMENT plus loin. Je sais, c'est pas clair.





Sur le retour, je cours dans le sentier, c'est tellement bien, je pense à rien, j’ai envie de grimper, de sauter partout. J’en redemande clairement. Je me rends compte que j’ai toujours été frustrée de pas aller plus haut et plus loin, même lors de randonnées conséquentes. Même une fois arrivée à un col ou un sommet, j’ai toujours envie d’aller voir ailleurs, de prolonger. En fait, ça fait tout simplement du bien, de marcher ici. C’est pas seulement beau, agréable, joli et revigorant. C’est juste une joie de vivre, au sens strict du terme, très intense, de quelque chose de très spontané, mais très rare dans la vie, je crois.



Avant de redescendre, on prend deux annecéennes qui avaient la flemme de descendre la route à pieds et les déposons au parking du bas, puis continuons notre route jusqu’au col de la Forclaz, d’où on a une vue sublime sur le lac, Annecy, et tous les bleds environnants. Malgré la couche brumeuse qui affadit un peu le paysage, la vue reste imprenable. On se pose en terrasse pour prendre un chocolat chaud et une gaufre (OUI BAH QUOI) en regardant les parapentes planer autour de nous.

MUAHAHA C'EST TROP BON






Sur le retour, on a droit à un coucher de soleil magnifique sur les montagnes et le lac, la lumière est tout simplement magique.


Ce soir, déjà la nostalgie arrive... Pourtant on n'est à peine à la moitié de ce petit séjour, mais je sais que ça va passer très vite, que la fin des vacances ça arriver très vite, et que les emmerdes du quotidien vont devenir encore plus emmerdantes, et j’assume cette vulgarité passagère.

De retour au camping, la clarté incroyable du ciel avec sa masse d'étoiles me donne juste envie de sortir un téléscope et plus jamais m’en aller d’ici. Comment on peut préférer être ailleurs ?



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