15 juillet 2017


Beirut


Beirut : pourquoi ce titre ? Non, je ne me suis pas téléportée à Beyrouth, je suis toujours dans le massif du Thabor. Alors déjà, Beirut est une des musiques (mon top 3, indéniablement) d'Ibrahim Maalouf les plus belles qui m'a été donnée d'entendre en live. Très spirituelle, émouvante, planante, mais qui surtout dit beaucoup de choses sans utiliser un seul mot. Les notes ont un poids sémantique qu'on néglige trop souvent. Bref, cette musique a une puissance émotionnelle assez forte (en tout cas sur moi), et je vous invite à écouter la version qu'il a jouée à Bercy le 14 décembre 2016, jour du massacre d'Alep, qu'il a rebaptisée ainsi le temps de la soirée. En vrai, la musique dure plus de 11 minutes, et la fin est tellement belle que je vous invite à aller l'écouter en entier mais, ce pourquoi je partage cet extrait précis, c'est parce qu'on voit les 16000 personnes silencieuses, et surtout, le ciel étoilé que les gens forment avec la lumière de leur téléphone. J'étais moi-même au premier rang, submergée par la trompette d'Ibrahim Maalouf et, quand je me suis retournée, j'ai vu toutes ces lumières, c'était tout simplement magique.




Pour ceux que ça intéresse, de près et en entier : https://www.youtube.com/watch?v=k4N1stqXTcY

Il y a une deuxième raison pour laquelle j'ai nommé cet article Beirut, mais je l'expliquerai en temps voulu (du coup je crée un suspens qui vous oblige à lire l'article en entier MUAHAHA).

La nuit a été fraîche, mais pas tant que ça. Un vent terrible a soufflé en continu, j'avais l'impression que ma tente allait s'envoler à chaque minute. J'ai été réveillée plusieurs fois par le claquement de la toile extérieure. Le moment de grâce était vers minuit, quand j'ai du sortir (GLAGLA) avec ma lampe torche pour replanter un piquet qui s'est barré avec le vent et chercher des pierres assez lourdes à caler sur les piquets importants pour pas avoir à me relever ou voir la tente me dégringoler sur la tronche en pleine nuit.

4h24 : wouhou j'ai bien dormi dis donc ! Comme je n'ai pas de montre, et que j'ai éteint mon portable pour économiser la batterie (et parce que j'ai pas de réseau), je dois prendre des photos dans le noir pour voir l'heure. \o/
Allez, plus que deux heures avant le lever du soleil.

6h11. Soleil levé, mais pas encore sur la tente... C'est MORT, j'attends qu'il arrive.

Les piles de mon appareil sont à plats... C'est ça aussi de prendre des ECO+, avec le froid elles sont ruinées en 24 heures... Heureusement que j'en ai pris 4 jeu :D


Assassin's creed version tente

Cette nuit, j'ai surtout été réveillée par les douleurs aux hanches. Dormir sur le côté en tente, c'est la position où on a le moins froid, mais qui développe vite des bleus. Pour le froid, je commence à développer des techniques, à commencer par mettre ma polaire AVANT de dormir, et pas à 22h quand je me réveille en grelottant... Ensuite, m'enfermer (littéralement) dans mon duvet pour n'avoir quasiment aucun air froid qui y rentre : ça marche pas mal ! Enfin, ayant eu malgré tout un peu froid cette nuit, j'ai enroulé mon gilet en laine autour de mes cuisses, ça m'a fait clairement du bien. Prochaine étape : dormir avec mes chaussettes, parce que j'ai eu froid aux pieds quand même ! Je suis idiote d'avoir oublié mes chaussettes thermiques que m'ont offert Jenna et Claire l'an dernier... C'était tout indiqué. Bon, pas grave, je note pour la Laponie : un legging polaire et mes chaussettes thermiques !

Pour le matin, j'ai aussi mes techniques ! Comme mes vêtements sont en dehors du duvet, je les mets dedans pendant 10 / 15 minutes et ils sont tout chauds quand je les enfile !

Je ne comprends pas comment mes lèvres sont encore sur mon visage, j'ai l'impression d'avoir deux croûtes à la place des lèvres (oui ben désolée pour l'image mais c'était vraiment pas agréable). Hormis cela, mes mains sont assez flippantes aussi, et mes yeux sont rouges H24. Bordel, comment font les gens qui vivent ici à l'année ? Ils sont un épiderme double et des muqueuses oculaires de compet' ?

Pendant ma petite grasse mat, j'allume ma radio à dynamo (au passage, super achat, il suffit que le soleil tape sur la tente et la recharge solaire se met en route ! Efficace !) et je ne capte que des radios italiennes avec beaucoup de grésillement. Le premier truc sur lequel je tombe est un genre de France Musique italien avec du Vivaldi. Première musique que j'écoute depuis 3 jours... Ça fait du bien ! Je change ensuite de canal et je tombe sur un groupe de pop / disco français, je me mets à rire en écoutant les paroles :




Ça reflète tellement mes vacances, ça me correspond totalement à l'heure actuelle !!

6h45 : le soleil arrive sur la tente !! Que j'aime le voir dans ces conditions...  Je décide de ne pas sortir de ma tente tant que j'ai pas trop chaud dedans ! Bon, ok, à ce rythme là je me lève à 15 heures... Je m'en fous aujourd'hui je suis clairement pas pressée, je prends mon temps ! J'attends un peu que le soleil réchauffe la tente avant de sortir. Je ne me lève qu'à 7h45 : wouhou, GRASSE MAT !!! Par contre, le vent est puissant, continu et glacial, comme toujours. Il n'y a absolument rien pour m'abriter et je passe le plus de temps possible dans la tente, jusqu'au moment où je dois aller faire bouillir de l'eau pour le petit déjeuner... Je sors de la tente et en allant à la rivière chercher de l'eau, je croise une pile ECO+. Tiens. C'était pas là hier ça. Je la ramasse, et en avançant un peu plus loin, je croise un sachet de thé. MAIS ! C'est à moi tout ça !?! Je crois comprendre ce qui se passe... Quand je retourne à ma tente, je cherche ma poubelle : elle a disparu. Evidemment, je ne mets pas ma poubelle DANS la tente, donc je la laisse dans l'abside, et vu le vent de la nuit, elle s'est envolée. Chiotte. Me voilà en train de traquer ma poubelle tout autour de mon campement tout en ramassant les quelques déchets que je trouve sur ma route.
Et tout à coup, que vois-je au loin entre deux cailloux ? UN PETIT POINT BLEU ! Yes ! Ma poubelle !! Je cours la ramasser avant qu'elle s'envole à nouveau et constate qu'en fait elle a pas beaucoup perdu de sa contenance, elle est surtout trouée. Ouf ! Du coup je remets un sac poubelle neuf par-dessus pour éviter toute perte. Je peux retourner à mon petit déjeuner dans le blizzard, et comme dirait Fauve : "comme les mystiques losers au grand coeur, il faut qu'on sonne l'alarme, qu'on se retrouve, qu'on se rejoigne, qu'on s'embrasse, qu'on soit des milliards de mains sur des milliards d'épaules, qu'on se répète encore une fois que l'ennui est un crime, que la vie est un casse du siècle, un putain de piment rouge."

Ça se voit pas mais il faisait très, très froid (je sais je me répète)

Allez zou, 9 heures, je range la tente. Je profite du vent pour la dresser comme une voile et la secouer pour évacuer toutes les petites crasses qu'y a dedans. Yahouuu ! Ça me fait vachement rire en tout cas de jouer au cerf-volant avec ma tente ! (Nini, 12 ans et demi)

Il est 9h45 quand je pars, fiou j'ai mis vraiment beaucoup de temps... Dire que je suis réveillée depuis plus de trois heures et demie...

Il y a peu de monde sur le GR57 ce matin. Je dois descendre dans la vallée, au dessus du lac Lavoir et des Lacs de la grande Tempête, je suis tout proche de mon premier bivouac au prat du plan ! J'ai l'impression de rester un peu toujours dans le même décor depuis 3 jours.




Ça m'ennuie un peu de descendre presque 200 mètres pour en remonter 400 jusqu'au col des Muandes MAIS BON, c'est pas comme si je faisais que ça depuis 3 jours :-)
Du coup, Nini ouvre la route !






Encore une fois et presque jusqu'au col, le sentier n'est pas tracé et il faut scruter les cailloux à la recherche de balises. Evidemment, très vite, je sors du sentier et ne le retrouve pas. Pas très grave, avec la carte, je sais me repérer et savoir où je vais, c'est juste que le terrain dans lequel j'évolue, des espèces de gros cailloux avec des grosses plantes avec des grosses feuilles, en dehors du sentier, c'est pas très très pratique pour avancer.




Une dizaine de minutes plus tard, je retrouve le sentier. Je passe le lac du Chardonnet et fais une pause pour manger un snicker.

Le lac du Chardonnet

J'ai tellement froid avec ce vent, et je finis par avoir l'idée brillante de sortir mon KAWAY pour la première fois... Quelle patate je suis, franchement. Ah, franchement, on est tellement mieux avec ça !!
Le sentier redevient très flou dans la montée et je me retrouve dans un pierrier à chasser les cairns. Je suis toujours toute seule depuis ce matin, c'est hyper agréable...




Je redécouvre le Thabor, ça me fait drôle de voir là où j'étais hier. Et puis le col des Muandes, plus très loin... Mais la montée est quand même ardue, bien que magnifique.





Arrivée au col,  la vue du côté massif des Cerces est magnifique certes, mais quel vent !!! Je me cache derrière un énorme rocher pour m'abriter, le temps de boire un coup, car la montée m'a un peu défoncée.


Le massif des Cerces, et derrière, on voit jusqu'à la barre des écrins.


Le ciel est d'un bleu magnifique et sans le vent, je crois qu'il ferait presque trop chaud :D

Par contre, j'ai retrouvé la populace ! Beaucoup de monde grimpe au col. Je pense que certains font seulement l'aller / retour, mais beaucoup vont aussi au Thabor depuis le refuge des Drayères : ils ne passent pas par le même chemin que moi, mais bifurque à gauche au col des Muandes pour rejoindre le sommet via la crête de la roche du Chardonnet. Ça a l'air très sympa aussi comme sentier, surtout avec un beau temps comme ça !

Le vent est tellement glacial que je me casse après deux-trois photos et très vite, dans la descente, le vent se calme... Fiou, ça fait du bien...  Je croise beaucoup de gens qui montent mais très peu descendent, je suis la seule à m'engouffrer dans cette plaine magnifique.


Le lac des Muandes

La descente du col des Muandes jusqu'au refuge des Drayères est très douce, magnifique, mais très longue ! Cela fait plusieurs heures que je n'ai pas lâché mon sac de mes épaules, et je commence à avoir mal (moins que le premier jour malgré tout !) J'aimerais me poser pour pique-niquer, mais j'attends un endroit précis. Il est 13 heures quand j'arrive au lac des Muandes, mais je pousse jusqu'au Lac Rond pour une raison précise.

Une demie heure plus tard, me voici au lac Rond, où je me pose sur les cailloux, les pieds dans l'eau, pour déballer mon pique-nique.




FIOU, deux heures que je descends et cela fait plusieurs heures que j'avais pas retiré mon sac. Une bonne pause va me faire le plus grand bien.

Pourquoi m'arrêter ici ? Parce qu'il y a 4 ans, presque jour pour jour (à 5 jours près en fait), j'étais ici pour pique-niquer avec mon frère. C'est rigolo, j'ai revu les photos de nos randonnées à Névache, il y avait beaucoup de neige cette année-là : mi-juillet, le Thabor était encore recouvert de neige !


A droite, le Thabor encore enneigé, en 2013 (depuis le col des Thures)

Il y a un petit vent mais franchement au soleil et à l'abri derrière les rochers, on est pas mal du tout. Le ciel est d'un bleu parfait, pas comme la dernière fois que je suis venue. Avec Seb, il y a 4 ans, on caillait sévèrement et on s'était cachés derrière les mêmes rochers pour faire cuire nos repas lyophilisés.

Le lac Rond, en 2013, des névés un peu partout encore..

Evidemment, comme l'eau n'était pas assez chaude, nos lyo étaient à moitié crus  et tièdes, bref, dégueulasses. C'est drôle comme la nature ne change pas, elle est immuable et éternelle, elle. C'était nos premières randonnées et la première fois qu'on découvrait vraiment les montagnes. Depuis, c'est devenu une vraie drogue pour moi.
A l'époque, j'étais encore en licence et Seb vivait chez notre grand-mère, à Caen. Depuis, elle est décédée, et lui a une adorable petite fille. La vallée de la Clarée est paradisiaque. J'aurais aimé pouvoir y emmener ma grand-mère. J'espère qu'un jour  Seb y emmènera sa fille et lui racontera combien il avait eu mal au bassin dans la montée jusqu'au lac, et combien tata avait envie de vomir (peut-être qu'elle lui répondra : "de toute façon, tata elle a toujours envie de vomir.")

Ma petite larmichette de la semaine étant versée, je dois repartir, malgré le mal aux pieds et le froid.  C'est aussi un peu pour ça que j'ai appelé cet article Beirut : Ibrahim Maalouf a écrit cette mélodie en se promenant dans les rues de Beirut en 1993 quand il avait 13 ans, et il l'a reprise et en a fait un titre de son album 13 ans plus tard, en 2006.
Allez Nini, plus tu marches, moins tu souffres ! (C'est véridique.)
Même pas 5 minutes que je marche et ALERTE CALIN !! Un border collie s'avance sur le sentier, et je m'empresse de le caresser. 

Quand je cherche dans mes souvenirs de 4 ans en arrière, je me souviens que la descente longe un torrent et devient carrément abrupte.



Je me souviens même avoir dit à Seb "bah dis donc, ça se monte bien mais j'aimerais pas descendre ça avec un gros sac". BAH TIENS. Et je vais faire quoi là maintenant ??? Bon, on verra. En attendant, j'alterne entre kaway et pas kaway. Un coup j'ai trop chaud, un coup j'ai trop froid, tout dépend du vent et du soleil. Mbon, allez, je le reti... Bah !?? Qu'est-ce qui se passe ? Je vois un truc tomber au sol et je vois plus rien. Chiotte. Ce sont mes lunettes. Et si elles sont tombées, c'est pour une raison très précise...



Elles sont en deux morceaux. Graaaaah. Evidemment, la vis est enfouie dans la terre à mes pieds, impossible de la retrouver. Me reste plus qu'à les recoller, et la seule chose que j'ai qui colle, ce sont des pansements. LA CLASSE.
Après ma petite séance de bricolage, je repars en route vers le refuge des Drayères, et voici pas que je tombe, en route, sur ce panneau !




Yeah, je vais pas être obligée de me taper le chemin au bord du ravin en descendant ! Je prends donc le "chemin facile", qui est, il est vrai, facile et joli.






 En bas, le refuge des Drayères m'attend (ou pas)

15h30, j'arrive au refuge. Mbon. J'hésite beaucoup à continuer et bivouaquer au lac du Grand Ban, c'est ce que j'avais prévu à la base. Seulement voilà : j'ai mal aux pieds. Et puis je dois l'avouer, j'ai peur de passer encore une nuit à grelotter parce que les lacs que je vise (Lac de la Clarée, lac Rond et lac du grand ban) ont l'air vraiment dans une cuvette qui me coupera du soleil le soir et le matin.
Et puis je dois l'avouer, le confort du refuge est attirant... une douche... Argh, j'aime pas penser comme ça, c'est très matérialiste. En même temps, c'est censé être un test pré-Laponie, alors je devrais m'armer de courage et ne faire que du bivouac sauvage, même s'il y a du vent, même si l'eau est froide, même si je pue... Bon, je vais déjà prendre un diabolo fraise et on verra après. Pendant que je me prélasse sur une chaise longue, j'admire un border collie en train de rassembler un troupeau de moutons...


Bon, forcément une demie heure après, j'ai plus du tout envie de bouger. En plus y a un trou devant le refuge juste pour ma tente, et puis j'ai vu un panneau qui indique le lac à 2,2 km, sachant qu'y a 250 m de dénivelé, je sens que je vais m'énerver si j'ai pas un bon spot une fois en haut, ou pire, s'il y a déjà des gens d'installés... J'ai trop la flemme de monter, là. Du coup, refuge. Hop.
J'hésite d'abord à planter ma tente un peu loin du refuge, et puis je me dis que quitte à se mettre au refuge, autant se mettre à côté, hein. Sinon autant aller au lac. Au moins, je suis un peu en contrebas et face à la vallée, c'est assez cool.




Bon, demain ça me fera du coup 400m de montée pour 1200m de descente et 15 km au lieu de 12. Tant pis, j'arriverai plus tard mais on s'en fout, je serai au camping. Aujourd'hui du coup j'ai fait une étape bien courte ! 9 km, 500m de dénivelé pour 5 heures de marche, avec le vent dans la tronche toute la journée. J'ai vraiment la flemme. Je crois que c'est plus ça que le confort de la douche qui m'empêche de monter aux lacs. Si encore j'étais sûre d'être seule, mais on est samedi 15 juillet et j'ai entendu des gens parler d'aller aux lacs. Je sais pas si c'est pour camper ou pas mais dans le doute, restons ici. Difficile malgré tout de peser le pour et le contre.

Cela dit, mon regret s’intensifie quand un groupe de vieux arrive et commence à parler de leurs conneries d'humains. "Qu'est-ce que je fous là ?" que je me demande. J'aime bien les refuges, mais j'avoue que le petit bémol pour moi c'est l'excès de convivialité. Ooooookkkaaaaaay on va dire que je suis aigrie avant l'heure, que je suis exigeante et reloue, asociale, peut-être, oui. Mais j'avoue qu'un peu de vie en société ne me gêne pas, comme dans les Vosges, par contre quand je ressors de plus de 24 heures en solitaire et que la terrasse du refuge devient plus bruyante que la rivière qui coule à côté, ça me dérange un peu. Je viens pas en montagne pour retrouver des pies qui jacassent et rient aux éclats en appelant Robert. Les groupes peuvent vite se croire un peu tout seuls.

Bon. Arrête de critiquer, Nini, et va te laver, tu pues. Oui m'dame. Il est 17h30. Il commence à cailler un peu et à en croire tous les vieux qui en reviennent, c'est la queue pour les douches. Je pense à un truc, vu que je suis au refuge, autant en profiter : j'ai qu'à acheter une soupe pour remplacer celle que j'ai fait tomber par terre (et qui de toute façon était dégueulasse), et prendre ma douche pendant que les demi-pensionnaires mangent !

Il est 18 heures et des poussières, je suis dans la salle à manger du refuge, le gardien met la table, et tout le monde me dévisage en train de bouffer mon potage. Par contre, il est vraiment TRÈS TRÈS BON, je dois dire.



En plus, j'ai évité le flux du repas du soir pendant lequel les gardiens sont overbookés.
18h40 : pour compléter, je me fais quelques cuillères de coquillettes au sel (ah ben oui hein). Ben vous savez quoi ? On a tellement toujours l'habitude de manger des pâtes avec autre chose qu'on en oublie leur goût original et franchement, c'est très bon des pâtes natures ! Et non, je ne dis pas ça pour justifier ma connerie :|




19h. Tout le monde rentre bouffer, j'en profite pour aller me doucher, y a PERSONNE, héhéhé. 2€, 5 min d'eau chaude, et me voilà toute propre et détendue : ça fait du bien ! Je regrette plus mon bivouac au lac là... :D

Allez zou, dans la tente. J'écoute la radio, je capte très peu de stations, encore des trucs italiens.  Je capte d'ailleurs très mal, il y a beaucoup de grain... Je reconnais malgré tout la Truite de Schubert ! Putain, je suis là dans ma tente en train d'écouter ma petite radio qui grésille avec son antenne dépliée, j'ai l'impression d'être soit une résistante pendant la guerre, soit Ron dans Les reliques de la mort o_o .

Bon, stop. Il est 20 heures, je suis couchée. Je crois que je me couche de plus en plus tôt tous les soirs... Espérons qu'il ne fasse pas trop froid, je suis 500m plus bas qu'hier, quand même...




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