Sale temps pour une
valse
Bon. Il pleut. Mais genre
il pleut bien. Il a plu toute la nuit, et il pleut encore... Ça pue
cette histoire... Tout est humide ou mouillé dans la tente, même
des trucs qui étaient secs hier, je comprends pas. 7H30, je me lève
pour aller aux toilettes, enfile mes chaussures trempées et me
dirige vers les sanitaires sous la pluie, oh le rêve quoi. Et je
vois le temps... Okaaaaay, donc je vais pas aller randonner
aujourd'hui !! C'est totalement couvert, le temps est très bas,
et il pleut des cordes. D'après miss météo (c'est ma mère, en
fait je lui demandais de regarder la météo tous les jours pour voir
les mises à jour récentes et m'adapter un minimum), ça va durer
toute la journée...
Bon, j'en profite pour
faire ma vaisselle, utiliser le sèche linge du camping et faire
sécher la moitié de mes affaires mouillées... Même si j'ai pas le
droit d'y mettre mes chaussures et que je me demande si elles vont
sécher un jour. Je me recouche vers 10 heures pour une petite heure
de dodo... Bon allez, merde, tant pis, je viens pas en vacances pour
rester sous ma tente. Je vais manger au camping et aller me balader à
Beaufort, histoire de faire un truc déjà, et puis pour repérer les
arrêts de bus pour les jours suivants.
Je me prépare donc une
tenue de combat pour pas être de nouveau trempée. En plus du kaway
et surpantalon, la stratégie chaussettes-sacs-poubelle s'avère pas
trop mauvaise.
Après un bon petit repas
de riz au curry (uhuhu), je pars pour Beaufort par le sentier de
randonnée, en tenue de combat imperméable.
Je fais une halte à la
musette du montagnard, première boutique sur mon passage, où je
trouve : de la bière du mont blanc au génepi (elle est verte
!!), de l'antidote de marmotte, du nougat, un magnet pour mon
frigo... et des cartes postales que je vais écrire en terrasse d'un
bar où je prends un bon chocolat chaud.
16 heures, me voilà de
retour dans ma tente.
Ma journée.
Voilà pourquoi
j'aimerais vivre ici : quand t'as envie, tu vois qu'il fait
beau, hop tu prends ta caisse et tu te fais 1, 2, 3 jours de rando...
Sans claquer de thunes, sans être obligé d'organiser le truc jour
par jour des semaines à l'avance, et surtout sans avoir l'impression
de subir la météo et de perdre du temps sous une toile de tente.
C'est quand même bien frustrant. Et puis, bon, c'est pas comme si je
partais un mois et que je pouvais me permettre de voir au jour le
jour, d'attendre 2 nuits quelque part le temps qu'il fasse beau... Il
paraît qu'il fait beau lundi et mardi... J'espère bien, déjà
parce que lundi je me casse de Beaufort et je veux pas replier la
tente mouillée sous la pluie, et ensuite parce que mardi je me tape
17 km à 1800m pour rentrer jusqu'au col du Joly...
J'arrête pas de
fredonner Sale temps pour une valse de Mickey 3D, ça tombe
bien (comme la pluie sur ma tente). Il caille. C'est marrant la
tente, quand y a du soleil on cuit dedans c'est intenable, et quand
il pleut c'est mouillé dedans, ahah. Pas bipolaire le truc.
J'étais plutôt de
mauvais poil aujourd'hui... disons frustrée, moi qui étais en forme
pour monter voir le lac de la Girotte. Bon, allez ça sert à rien de
pester, ça changera rien, c'est pas la mort et puis, y aura bien un
brin de soleil à un moment ! Je vais pas rester deux jours sous
ma tente, hein, au pire je serai mouillée et puis voilà ! Ma
bonne humeur est de retour, finalement cette journée m'aura permis
de me reposer les mollets et les genoux et de faire ce que j'aurais
peut-être pas eu le temps ou la flemme de faire les autres jours, à
savoir achats et cartes. N'empêche, je m'en tire pas trop mal avec
toute cette flotte, l'intérieur de ma tente est plutôt sec, les
affaires aussi... Reste les chaussures. Je profite de mon temps pour
charger mon portable puis je me bouge pour aller me faire cuire
des nouilles asiatiques. La vache, j'en ai marre de la sauce tomate
quand même. Tout ça a quand même pas beaucoup de goût. Je finirai
encore pas mon repas, d'ailleurs, comme hier.




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