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13 avril 2017

Départ 9h30 en direction des Pyrénées !!! Yahouuuuu, je vais enfin prendre ma dose de montagne jusqu'à la prochaine fois. #drogue Nous payons Carmen qui nous donne des Chuppa Chups (?) et traversons le désert jusqu'à Valareña. Une demie heure plus tard, nous quittons Navarre pour l'Aragon. Des champs de blé se découvrent à perte de vue, ce qui impressionne considérablement ma mère ! Blé qui nourrit des dizaines de baraquements de vaches... Beaucoup d'élevage intensif on dirait. 


Nous arrêtons donner à boire à Kihui et traversons la Porte des Pyrénées et les Mallos de Riglos... Des paysages qu'on devrait bientôt retrouver dans quelques jours en revenant vers la Sierra de Guara. 


 Mallos de Riglos




Nous arrivons très vite aux montagnes qui sont encore enneigées en cette mi-avril et ça me file une boule dans le ventre (j'ai vraiment un gros problème avec les montagnes). C'est dingue d'avoir le désert à deux heures des montagnes enneigées quand même. 




12h30, nous arrivons à Hecho, petite ville de montagne où nous logerons pour deux nuits.



Après avoir déposé nos affaires à l'hôtel, on se met en route en direction de la Valle de Anso. L'idée c'est de faire une boucle de 5 ou 6 km (à vue d'oeil) depuis le refuge de Linza au fin fond de la vallée. Mais l'idée c'est aussi de manger, alors nous nous arrêtons au camping de Zuriza vers 13h15 pour manger une omelette dans du pain (sérieux j'en peux plus le seul truc végétarien à la montagne c'est des omelettes quoi) puis un beignet au chocolat enrobé de chocolat et de sucre... Étant donné qu'on a passé un bon moment au soleil, je vais éviter les descriptions mais ne vous épargnerai pas une photo très explicite. 



Par contre, j'en profite pour acheter ma bière des Pyrénées espagnoles. Je suis pas fan fan de bière, mais comme c'est le seul truc qu'on trouve à peu près partout, et facilement, et de manière assez locale, j'en ramène toujours une. Nous rejoignons Linza, son refuge et vers 14 heures, nous partons pour ma petite boucle. 




Je me fie à la rivière qu'on est censées suivre pendant un moment avant de grimper sur une montagne. Le sentier se dessine de manière assez floue malgré tout. Après une demie heure et deux kilomètres parcourus, il n'y a plus de sentier... On arrive dans une espèce de clairière et d'après mon instinct, il faut continuer encore tout droit avant de trouver un sentier sur la gauche. Mais on ne trouve aucun sentier et on reste là une demie-heure à tourner en rond en se demandant si on est au bon endroit. Mais je ne vois aucune autre possibilité. On demande à 3 ou 4 personnes différentes qui ne savent pas bien nous expliquer ni d'où elles viennent ni où on est. Plusieurs personnes nous disent de monter un sentier abrupt sur la gauche mais j'y crois pas une seconde, on dirait même pas un sentier, pour moi il faut continuer plus loin.


 Les gens nous disaient de monter dans les buissons verts à gauche... 


Je m'aventure un peu plus en hauteur pour y voir quelque chose et je vois un petit sentier en terre qui s'enfonce dans les bois, mais je sais pas du tout où il pourrait déboucher. Ça me fait péter un plomb, je prévois des trucs et ça fait deux jours qu'on piétine et qu'on finit par faire demi-tour parce qu'on sait pas où on va, je déteste ça. A fleur de peau, on s'engueule un peu et faisons demi-tour. Il est 15 heures quand on se retrouve à nouveau au refuge... Super. On va quand même pas rentrer maintenant alors qu'on a mis une heure à venir ici pour longer une rivière sur deux kilomètres ??? Ma mère me propose de prendre la boucle dans l'autre sens et de monter un peu via un sentier très lisible. Je loue l'idée, nous revenons donc au point de départ et montons les 200m de dénivelé...




Finalement, on surplombe le sentier d'où on vient, ce qui me permet d'y voir plus clair. On se retrouve au dessus de la fameuse clairière où on est restées bloquées une demie heure, et effectivement, maintenant que je vois tout ça d'en haut, il fallait bien prendre le petit sentier de terre que j'avais repéré. En revanche, tout ce que nous ont dit les gens qu'on a arrêté était totalement faux et on a clairement bien fait de pas les écouter. Ça me rassure un peu, mon sens de l'orientation est pas si pourri quand même, merde !! 

Vous voyez en bas le petit sentier qui traverse la petite clairière et qui CONTINUE ?

Nous atteignons la neige et aaaahhhhhhh on se sent bien ici. Nous voici enfin plongée au cœur de la montagne, c'est ça qui m'anime. Nous traversons une rivière et contournons une colline à la face enneigée pour trouver la cabane de Linza. On est encore une fois toutes seules et c'est juste hyper agréable... 



Nous faisons demi-tour à la cabane de Linza et c'est sans regret car je vois à peu près où on aurait du descendre (ou monter dans le cas inverse) pour faire notre boucle et ça l'aurait pas fait, c'était beaucoup trop loin et trop abrupt. Du coup on retourne à la voiture, cette fois je passe par-dessus la colline, fiou qu'est ce que je me sens bien ici... Je vois des montagnes partout et j'aimerais bien aller grimper tout là-haut (je sais je radote). 




Nous reprenons la route, moins frustrées que prévu, et retournons à Hecho pour quelques courses et une balade dans le village. 

Vers 20 heures, nous allons prendre un verre au resto de l'hôtel pour savoir s'ils peuvent nourrir des herbivores (on s'est déjà fait refouler d'un bar-restau) mais ils ne servent qu'à partir de 21 heures... Nous nous posons en terrasse le temps de patienter (sympa le verre à moutarde) et finalement décidons de rentrer sans dîner, on grignotera dans la chambre. De toute façon le restau ne nous inspire pas et on a juste envie de dormir.

La classe. 



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