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28 août 2019


7h. Putain j'ai eu froid toute la nuit ! C'est quoi ce bordel ? Vous me pardonnerez ce langage fort grossier mais c'était la canicule hier, la nuit précédente j'ai dormi en hauteur exposée au vent et j'ai pas eu froid, et là, je suis réveillée depuis 4 heures et je tourne en rond. Et évidemment, comme il a fait beau ces derniers jours, j'ai mis tous mes vêtements chauds dans le sakapu, et croyez moi que j'avais pas envie de les ressortir. Mon train est dans 3 heures, je prends mon temps, prends mon petit déj, vais faire la vaisselle. Et c'est en faisant la vaisselle que je me rends compte que depuis hier, je lave mes bails et bois de l'eau dans ce fameux ruisseau où flotte une carcasse d'oiseau mort. Bon ben si j'ai mal au bide, on saura pourquoi hein... Du coup je vide mes gourdes et vais les remplir un peu plus haut du ruisseau.

Je remballe ma tente et me dirige vers l'hôtel pour déposer le fond de gaz qu'il me reste pour de potentiels futurs voyageurs. A l'intérieur, j'aperçois la belge avec qui j'ai discuté au point de vue de Snohetta. On se salue, elle sort. Isabelle, de Dusseldörf. Wait, elle m'a pas dit qu'elle était belge ? Elle est marrante, en fait elle dit toujours aux gens qu'elle est belge parce qu'elle se rend compte qu'y a beaucoup d'allemands et elle veut pas parler allemand ou rencontrer des allemands quand elle voyage. Pas con ! De toute manière, elle parle tellement bien français que même en tant que belge, ça passe crème ! Je lui parle un peu de mon ressenti, elle partage exactement le même. Sa rando au Snohetta était chouette, je lui raconte ma journée un peu down d'hier. Ça fait du bien de parler à quelqu'un, n'empêche. Surtout une nana sympa avec qui on peut partager des choses aussi profondes sans filtre. Elle prend mon numéro et m'assure qu'elle m'enverra un message pour me tenir au courant de ses péripéties. Je l'attends toujours.

Je file prendre mon train. Il était temps de trouver du courant, toutes mes batteries sont à plat. Je me colle de la musique dans les oreilles. Mon lecteur MP3 arrête pas de me passer la BO d'Interstellar en boucle depuis hier, je sais pas pourquoi. Du coup j'ai juste envie de chialer de plus belle. Je sais que ça sera dur, ce soir. Je le sais. J'y pense pas trop. Ça marche pas trop.




Me revoilà à l'aéroport à 14h30, presque une semaine heure pour heure après mon arrivée. Fiou, ça fout une claque... Je prends le temps d'acheter quelques souvenirs et me revoilà en salle d'embarquement, pas du tout prête à rentrer.



La Norvège, ce pays où même dans les aéroports, la nature est omniprésente.



Oooooh des morues séchées des Lofoten... Ça me rappelle de beaux souvenirs.




19h45. Me revoilà à Charles de Gaulle. Je vais prendre le RER B. Une panne, du retard. Quai bondé. Bon sang. Je me mets en mode pilote automatique pour que les émotions glissent sur moi. Ça marche pas trop. Assise dans le RER, une masse de gens autour de moi, j'ai un nœud infernal dans le bide. Au secours, qu'on me sorte de là. Le trajet est interminable, mais je me sens déjà un peu mieux une fois dans la « campagne » du 78. Demain, il faudra déjà mettre des oeillères sur tout ça et se reformater. Ranger les cours, aller chercher les clefs des salles, faire connaissance. C'est un comble pour moi de devoir me montrer aussi sociable après la semaine que je viens de vivre. Mais je mettrai mon joli masque de prof sympathique, bien que rousse. C'est pour la bonne cause.




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