Presque au but, loin des
cages et leur filet.
La vache, c'est toujours
un sacré bon bordel de faire le sac. J'avais dit que je me rachetais
des chaussures cette année et un sac l'an prochain... Les deux datent
de 2013 et commencent à avoir de l'âge. Cela dit, ils tiennent
vachement bien le coup et j'en suis vraiment contente. Mon sac est
solide, ergonomique et me convient bien, mais autant pour de petites
randos (moins d'une semaine) ou sans autonomie, il fait clairement
l'affaire, autant en Laponie j'ai vu ses limites... Pas au niveau de
la qualité, mais juste de la contenance. Il fera l'affaire en Ecosse
fin juillet puisqu'on sera pas en bivouac, mais à prévoir pour un
trek plus dense. Quant aux chaussures, elles ont vu les 4 coins des
Alpes, les Pyrénées, la Laponie désertique, les canyons catalans,
les volcans siciliens, et pour le moment rien ne les a arrêté. Leur
seul défaut c'est qu'elles ne sont plus très étanches. Elles
feront aussi l'affaire en Ecosse parce que j'ai clairement pas le
temps d'en acheter d'ici là, mais j'avoue qu'il faudra investir
aussi de ce côté là. Dans tous les cas, au diable ceux qui ne
jurent que par l'expertise et crachent sur Decathlon : mon sac
et mes chaussures sont les premiers prix Quechua et m'ont coûté 50
balles chacun. 5 ans qu'ils partent avec moi 3 à 4 fois par an, dans
toutes les conditions, et ils sont loin d'être en bout de vie.
Bref, je divague je
divague, encore. Tout ça pour dire que, heureusement, je commence à
avoir des automatismes de rangement et des listes toutes prêtes de
matériel à emporter, mais il n'empêche que c'est. Toujours. un.
Sacré. BORDEL.
Une fois le bordel rangé
et le sac fermé à la sueur de mes poings, je rejoins Arnaud, mon copain, et Camille, mon amie de la vie et de l'aventure. C'est devant
le match de demi-finale France-Belgique que je vis mes derniers
instants parisiens, en terrasse d'un bar à Austerlitz.
22h00. La France est en
finale. Le chef de gare l'annonce au micro. Je suis pas sûre que je
verrai la finale, je sais pas encore où je serai, mais probablement
loin de l'effervescence citadine. Je monte dans le train, sereine,
prête à vivre.
Je suis dans un
compartiment avec 4 enfants et leur mamie. Ils sont tout gentils.
Chacun gagne sa couchette comme il peut. Je prends mon appareil
compact pour le vider des photos de la Laponie qui doivent encore y
traîner. FUCK. La carte SD n'est pas dedans. Ce qui veut dire que
j'ai pour simple mémoire de stockage celle de l'appareil en
lui-même, soit 4 photos. Chiotte. J'ai toujours mon portable, mais
j'aurai pas assez de batterie. Bon, ça va m'apprendre à régler un
de mes gros défauts : prendre 1500 photos la semaine pour n'en
conserver que 100. Eh ben là, j'en prendrai 100, pas le choix. Je
m'endors, bercée par le train. Voilà aussi pourquoi j'aime le train
de nuit : on est bercé et on dort bien. Je me sens bien, partir
loin. Tu t'endors à Paris, tu te réveilles dans la montagne, plus
qu'à prendre ton sac et le rêve a commencé, sans prémisce, sans
galère. C'est doux et simple. Les nuits en bus, merci je connais.


C'est marrant moi aussi j'avais que quatre photos pour mon festival parce que j'avais pas de carte SD.
RépondreSupprimerOn ey connectey dey cartes Sdey
SupprimerUne bombe imperméable sur les chaussures j'crois que c'est pas mal (mais j'suis plus sûr). Faut tester. En fait j'en sais rien.
RépondreSupprimerOuais, ça marche vite fait mais sur les chaussures de rando bof. Je l'ai fait un temps, mais ça marche pas très longtemps et pas pour les conditions de rando où tu as vraiment les pieds dans l'eau... Après j'ai jamais acheté de bombe pro, juste des trucs de supermarchés... donc peut-être.
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